75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Robot War >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Robot War

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 25 mai 2010 à 19:06

Killer Bots from Outer Space

La Terre, dans un lointain et apocalyptique futur. Surgies des confins de la nébuleuse Amstrad CPC68, des hordes de mechas aliens en images CGI défaillantes se sont emparés de la surface de la planète, non sans avoir auparavant massacré des milliards d'êtres humains et vandalisé nos monuments. Que veulent-ils vraiment? On ne le saura jamais. Les derniers représentants de notre espèce, une maigre poignée de combattants composée de pétasses aux maquillages outranciers et de marines stupides (le nec plus ultra de l'humanité, quoi), se sont réfugiés dans la cave cosy du producteur de la compagnie Asylum, ruminant des plans de vengeance (longues et pénibles séquences de remplissages).

Après qu’une expédition en territoire ennemi ait tourné en déconfiture, le général Van Ryberg (Eliza Swenson), une lesbienne maquillée à la truelle, décide de décongeler l'un de ses meilleurs éléments, le capitaine Mitchell (Matthew Wolf), condamné jadis pour... euh, je ne m'en souviens plus, désolé (de toute façon, cela n'a aucune incidence dans le déroulement de l'intrigue). Cette décision ne va pas manquer de créer quelques problèmes puisque cet élément indiscipliné des forces humaines fut un temps l'amant de son épouse, le lieutenant Karina Nadir (Amy Weber, ex-star de films érotiques), belle brune qui marche donc à voile et à vapeur. Mais la raison d'état se situe bien au-dessus des préoccupations sentimentales, et voilà que le capitaine Mitchell se retrouve réhabilité et promus responsable de la contre-offensive.

Une attaque massive (une impressionnante armée de dix péquenots équipés de blousons en cuir et de lunettes de piscine, armés d'agrafeuses) est alors lancée contre les défenses extra-terrestres. Sous nos yeux, dans une débauche d'effets spéciaux vintage, se déroule alors un improbable combat entre des militaires aussi impressionnants que des Bisounours, abrités derrière des blocs de polystyrène expansé, et des robots-transformers en synthèse semblant sortir tout droit d'une séquence cinématique d'un jeu vidéo des années 90. Malheureusement, malgré la maladresse des mechas (soit ils ne tirent pas du tout, soit ils sont si nuls que l'on pourrait les croire myopes), les attaquants doivent admettre leur impuissance à les détruire (on en déduit donc que l'agrafeuse et le pistolet à colle customisés ne sont pas des armes très efficaces, pas plus que l'aspirateur improvisé lance-missile). Premier échec des humains qui se replient dans leur cave pour débattre (très très longuement - je pense même m'être assoupi durant un moment) d'une autre solution.

La générale aux yeux de lémurien décide alors de frapper directement au cœur de l'ennemi. En déconnectant leur système informatique. Pour ce faire, un robot capturé lors d'une embuscade est confié au docteur Alextzavich (Michael Tower), un scientifique un brin farfelu spécialisé en robotique (il a lui-même conçu une androïde de plaisir à l'air stupide - qui n'est cependant pas moins crétine que la plupart des bimbos militaires fréquentant les lieux). Le savant retire la pile du robot pour la placer dans le capitaine Mitchell, qui apprend ainsi avec stupéfaction qu'il est lui aussi un androïde (rêve-t-il de moutons électriques?). Ouah, ça, c'est du twist scénaristique! Pendant ce temps, les filles bidasses meublent leur temps libre et nous rejouent Top Gun dans les vestiaires, en se crêpant le chignon et en se roulant des pelles (et vice-versa) avec un enthousiasme assez étonnant mais hélas bien peu d’érotisme.

Deuxième offensive. Là, on ne plaisante plus. Du coté d’Asylum, on sort la grosse artillerie avec une débauche de séquences d’actions décousues, aux FX approximatifs, mais plutôt amusantes. Les troupes humaines doivent faire diversion pendant que le capitaine Mitchell tente de s'introduire dans la tour de contrôle extra-terrestre. La meuf de la générale se retrouve coincée derrière les lignes ennemies avec une autre fille, ce qui nous donne droit à la vision désopilante de deux bimbos (sautillant entre les impacts de laser) aussi convaincantes en combattantes aguerries qu'Arnold Schwarzenegger le serait habillé en petit rat de l'opéra. Dans le ciel, la chasse terrienne, pilotée par une belle brochette de pin-up roulant des mécaniques (mention spéciale à Xandria Lux (Shaley Scott), véritable pastiche involontaire de Kara Thrace, la tête brulée de Battlestar Galactica), se frotte à des nuées de mechas, bloqués en vol stationnaire, la faute à une animation défaillante. Le tout sur un ciel pluvieux en 32 bits. C'est magique. Le Nirvana des amateurs de nanars.

Finalement, Mitchell va parvenir à s'introduire dans la tour de contrôle (qui est en fait un très gros méchaméchant), par son sacrifice (séquence émotion), permettre la destruction de la force alien. Au même moment, montés sur des motos volantes, les compagnons de Mitchell (dont pas un cheveu ne bouge malgré qu'ils soient lancés à pleine vitesse!) s'attaquent aux robots qui ne cessent de se "transmorpher" inutilement. Le film s'achève sur une séquence mettant en vedette de braves soldat(e)s victorieux posant fièrement, le regard porté vers l'horizon, alors qu'en arrière plan  un "magnifique" feu d'artifice muet - matérialisé par trois minuscules explosions de pixels - illumine le ciel.

22

Avec son scénario débile mélangeant des éléments de Transformers, Matrix, Terminator, Gundam et Demolition Man, Transmorphers est une véritable perle, peut-être le film le plus débile d'Asylum à ce jour (c'est dire le niveau!). Doté d'un casting se vautrant dans le sur-jeu, présentant des comédiennes sensées interpréter des marines mais sapées et maquillées comme si elles étaient apprêtés pour une soirée club à Ibiza, le film de Leigh Scott propose de plus des effets visuels d’une grande médiocrité et ose même nous infliger plusieurs fois les mêmes plans CGI, pourtant calamiteux. Très bavard et ennuyeux durant sa première heure, le film se rattrape cependant un peu au cours du combat final, avec des séquences d'actions cartoonesques qui devraient plaire aux amateurs de nanars.

Critique de publiée le 25 mai 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Une absence de second degré qui force le respect
  • Des comédiens enthousiastes
  • Une dernière demi-heure nanardesque
  • Beaucoup de (mauvais) FX

Que faut-il oublier ?

  • Scénario et dialogues débiles
  • Beaucoup de mauvais FX
  • Jeu d’acteur décalé
  • Première heure souvent ennuyeuse

Acheter Robot War en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Robot War sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !