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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Scarecrow Gone Wild
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Scarecrow Gone Wild

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 25 mars 2010 à 1323

The Scarecrow Goes to the Beach

Un bizutage qui tourne mal et voici l’Epouvantail revenu à la vie. Cette fois-ci, c’est l’esprit d’un étudiant plongé dans un coma diabétique qui anime le monstre à la serpe. La créature démoniaque va alors massacrer tous les jeunes imbéciles jugés responsables de l’état du jeune homme.

Edité dernièrement en DVD chez Opening, ce Scarecrow Gone Wild est le troisième - et le plus récent - volet de l’une des plus immondes franchises basées sur le concept de bogeyman movies. Ce film datant de 2004, on peut même raisonnablement penser qu’il est l’ultime opus d’une trilogie. Franchement, cela ne me pose aucun problème. D’ailleurs, à la vue de l’exécrable qualité de cet opus, on ne peut que remercier les producteurs d’avoir décidé d’arrêter les frais. Car Scarecrow Gone Wild est une immonde bouse.

L’intrigue du film de Brian Katkin se base sur les pouvoirs parapsychologiques d’un jeune homme plongé dans le coma, allongé dans le lit d’un hôpital ayant des bâches en guise de cloisons et un personnel limité à un médecin et une infirmière aux seins siliconés. Sam (c’est le nom du comateux) utilise alors l’Epouvantail pour se venger des étudiants qui ont, par pure ignorance, au cours d’un bizutage qui s’est déroulé dans un champ de maïs de sinistre réputation, mis sa vie en danger. L’Epouvantail va alors se rendre sur la plage pour massacrer à travers quelques effets gore une poignée de jeunes idiots interprétés par des comédiens peu doués.

Filmé avec les pieds, noyé dans une photographie hideuse, peuplé d’acteurs moches et incompétents (à une ou deux exceptions près), aussi rythmé qu’une course-poursuite entre gastéropodes, Scarecrow Gone Wild est un immondice qui n’est sauvé ni par un quelconque aspect trash… ni par le design de son bogeyman. En effet, si dans les précédents volets la créature n’était pas vraiment très réussie, ici, Brian Katkin repousse encore plus loin les limites de la nullité. Imaginez un figurant bedonnant portant un sac de pommes de terre et un masque de latex en guise de panoplie, courant sur la plage avec l’agilité d’un éléphant de mer, et vous aurez une image assez fidèle de ce pathétique tueur.

De plus, Scarecrow Gone Wild trahit la vague Z dans lequel il prétend s’inscrire en étant incroyablement sage dans le registre fripon et sexy. En tout et pour tout, le spectateur amateur de bimbos peu farouches et de scream queens dénudées n’aura droit qu’à la triste vision de deux paires de nichons, celle, siliconée, d’une infirmière nommée Lisa Robert (ça ne s’invente pas !) et celle de la comédienne Tara Platt (qui porte très bien son nom). Brian Katkin se révèle même comme étant très timoré dans le placement de ses caméras puisque, malgré la présence d’un casting de naïades californiennes, il n’offre aucun plan sur les avantages de ces demoiselles (ou de ces messieurs, d’ailleurs).

Le réalisateur essaie de rattraper le coup avec les effets gore. Mais bon, il n’en a ni les moyens, ni le talent, par conséquent rares sont ceux qui sont réussis (il y a même un particulièrement ridicule, lorsqu’une « victime » fait semblant d’être éventrée en tenant sur son ventre un dizaine de chipolatas rougies par un colorant) . De plus, il se montre parfois un peu fumiste, en déroulant hors cadre certains meurtres. Parmi les quelques passages amusants, on peut citer le meurtre sanglant et potache d’un agaçant guitariste de feu de camp qui finit empalé sur le montant d’un filet de volley-ball. Brian Katkin est d’ailleurs très fier de cette séquence, puisqu’il nous la remet plusieurs, filmée au ralenti et cadrée sous plusieurs angles. Malheureusement, il utilisé cette méthode assez souvent, et pour des scènes la méritant bien moins, comme cette interminable partie de beach volley.

Dans le casting, je n’ai reconnu personne mis à part Tara Platt, dont Scarecrow Gone Wild est l’un des premiers films. Cette jeune actrice, spécialisée dans le doublage de jeux vidéo et de films d’animation, mène aujourd’hui une honorable carrière. Elle sera d’ailleurs en haut de l’affiche de The Arcadian, un film post-apo prometteur, réalisé par Dekker Dreyer, un jeune cinéaste, et ayant pour stars Lance Henriksen, Bill Cobbs et Brian Thompson. Enfin, pour la petite histoire, signalons la présence du champion de boxe Ken Shamrock dans le rôle d’un professeur de baseball qui a un compte à régler avec l’Epouvantail.

 

 

La conclusion de

Beurk ! Une véritable bouse, voilà ce qu’est Scarecrow Gone Wild ! Je me demande même comment les responsables Opening ont pu décider (sans passer par l’usage de produits illicites) d’éditer cet étron cinématographique. Le film de Brian Katkin n’arrive même pas au niveau des précédents volets qui, s’ils étaient très mauvais, arrivaient à parfois nous arracher un sourire. Ici, mis à part une séquence, tout est à jeter.

Que faut-il en retenir ?

  • La séquence du guitariste

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste

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