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Critique du Film : The League of Gentlemen's Apocalypse
The League of Gentlemen's Apocalypse >

Critique du Film : The League of Gentlemen's Apocalypse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 5 février 2010 à 1620

Il faut sauver Royston Casey. Ou pas.

On ne compte plus, aujourd'hui, les œuvres cinématographiques ayant pour thème le croissement entre univers fictifs (série télévisée, jeu vidéo, films) et monde réel. Même les plus grands réalisateurs, comme Woody Allen avec son magnifique La Rose pourpre du Caire, se sont prêtés à ce jeu qui consiste à plonger dans un univers imaginaire des personnages issus de notre réalité (et vice-versa). Ce n'est donc pas par son sujet que The League of Gentlemen's Apocalypse est apte à nous surprendre, mais plutôt par la méthode... sauf si l'on connait la série télévisée sur laquelle s'appuie le script.

Ce film est en effet une sorte de spin-off tardif du show TV Le club des gentlemen, dont les trois saisons furent diffusées il y a quelques années sur la chaine Comédie. Ecrite et interprétée par un quatuor de trublions qui y interprètent de nombreux rôles, cette série britannique suivaient presque à la lettre les préceptes érigés par leurs maîtres, les Monty Python, avec un traitement mêlant situations absurdes, personnages délirants et humour (très) noir. On y suivait donc les aventures loufoques des habitants du petit village fictif de Royston Vasey, à travers une trame générale composée de maillons en forme de sketches rappelant ceux des Monty Python, bien sûr, mais aussi ceux de Benny Hill, mister Bean et même Mel Brooks.

Dans The League of Gentlemen's Apocalypse, Royston Vasey connait des jours sombres. Les catastrophes semblent s'accumuler sur le dos de la population du village. C'est alors que l'on découvre, dans la crypte de l'église, un passage menant à une autre dimension... qui n'est autre que la réalité, celle où vivent leur créateurs! Après avoir réalisés qu'ils ne sont en fait que des personnages de fiction, dépossédés de leur libre-arbitre, les "héros" vont devoir réagir, car il semblerait que la série soit sur le point d'être stoppée. Ce qui signerait, purement et simplement, leur annihilation.

Dans ce film réalisé par Steve Bendelak, donc, en plus d'interpréter l'habituelle galerie de personnage, Jeremy Dyson, Mark Gatiss, Steve Pemberton et Reece Shearsmith sont amenés à endosser leurs propres rôles. Avec pour conséquences, évidemment, la naissance de séquences propices aux quiproquos et aux situations tordues. Un fait d'autant plus appuyé qu'il est introduit dans le récit d'autres personnages, issus de la série en cours d'écriture et devant remplacer celle de Royston Vasey. Des personnages arrivant tout droit de la cour du roi Guillaume III, où l'ambition se traduit par magie noire (un brin foireuse) et conspiration. Tous ces personnages vont, au final, se retrouver dans un village de Royston Vasey plongé en pleine apocalypse.

Si vous avez suivi la série et apprécié son humour absurde, vous allez vous sentir ici en terrain familier. The League of Gentlemen's Apocalypse est bel et bien un enchainement de gags - souvent très gras, toujours méchants - propices à diverses exclamations de la part des spectateurs dont la principale reste "Ohhh, noooon, pas çaaa!". Le métrage est donc un méli-mélo de n'importe quoi visuel et narratif, avec des personnages disgracieux, vulgaires et foncièrement antipathiques... et même les personnages "réels" épousent ce profil. Hélas, force est de reconnaitre, encore une fois, que ce qui marche dans le cadre d'un format court ne fonctionne pas pareillement lorsqu'on le transpose dans un long métrage.

The League of Gentlemen's Apocalypse n'est certes pas un mauvais film. Il est même riche en moment très drôles mais il est indéniable que la force comique s'y montre moins efficace que dans les épisodes de la série. Un peu trop de gags graveleux lors de son entame, qui finissent par devenir lassant, une étonnante grosse chute de rythme en son milieu, quand les roystonians rencontrent leurs créateurs, sont les principaux défauts à relever dans le métrage. Par contre, la dernière demi-heure, nettement plus enlevée, plus riche en comique de situation et faisant intervenir de nouveaux protagonistes aux looks désopilants (plus un humonculus myope!), est nettement meilleure, ce qui fait que l'on reste, après le générique de fin, sur une bonne impression (le gag final est d'ailleurs génial).

Qui dit long métrage, dit également réalisation plus ambitieuse. Ainsi, on trouve dans The League of Gentlemen's Apocalypse beaucoup d'effets spéciaux au look (volontairement?) vintage, comme cet humonculus qui prend deux formes au cours du récit; celle d'une gargouille potache et d'un hydre à l'animation évoquant un brin le style de Tim Burton. La vision générale du petit village de Royston Casey bombardée par une pluie de météorites incandescents vaut également le coup d'œil, de par les choix artistiques, qui penchent du coté du dessin animé. Autre conséquence d'un budget plus confortable: la présence au casting de comédiens ayant une bonne réputation. Certains ne jouent qu'un rôle de caméo (comme Simon Pegg et Bernard Hill), d'autres interprètent des personnages d'importance, comme Liam Cunningham, Michael Sheen et surtout David Warner, absolument irrésistible en nécromancien mégalomane.

La conclusion de

Au final, The League of Gentlemen's Apocalypse apparait comme un film bancal, alternant le médiocre, le moyen et le très bon, avec une dernière demi-heure, très mouvementée et riche en péripéties, qui s'avère être la meilleure. Il est probable que les fans de la série télé vont apprécier, tous comme les amateurs de cet humour absurde et sadique évoquant le style des Monty Python, mais pour les autres, c'est une autre histoire..

Que faut-il en retenir ?

  • On retrouve avec plaisir Le club des gentlemen
  • Une excellente dernière demi-heure
  • Une extravagante galerie de personnages
  • Quelques gags désopilants

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario inégal
  • Un humour qui ne fonctionne pas toujours
  • Des chutes de rythme

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