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Critique du Film : La possession de Paul Twist
La possession de Paul Twist >

Critique du Film : La possession de Paul Twist

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 1 février 2010 à 2351

Drame de la page blanche

Jadis auteur d'un script qui entraina la mise en production d'une série B à succès, Paul Twist se retrouve aujourd'hui privé d'inspiration. Abandonnée par sa petite amie qui a pris la poudre escampette au bras de son meilleur ami, le pauvre écrivain, privé de sa muse, se morfond devant son clavier. Nuits blanches ou agitées de cauchemars et triste moments de blues dans un appartement sinistre meublent désormais le quotidien de Paul Twist. Quand son ami David lui lance un défi: l'écriture d'un script de film d'horreur en moins de 15 jours...

Parce qu'il s'est vu attribué un peu « hâtivement » par les distributeurs français une étiquette horrifique et un titre français racoleur, La possession de Paul Twist va probablement décevoir les amateurs de sensations fortes qui se sentiront forcément trompés sur la marchandise. En fait, il faut savoir que le film du canadien Jonathan Dueck est un drame psychologique exploitant des thèmes propices à l'introspection, tels la solitude et la difficulté d'écrire. Bien entendu, les mêmes distributeurs argumenteront que le style de traitement choisi par le cinéaste entre parfaitement dans les canons fixant le genre horrifique avec une bonne dose de gore et une force graphique assez poussée dans la matérialisation des hallucinations. Admettons. Dans un sens, tant mieux car cela me permet de vous parler de ce film.

La possession de Paul Twist (Final Draft en version originale) raconte donc l'histoire d'un jeune auteur qui finit par succomber à ses démons - nés de ses déboires sentimentaux, de ses fantasmes et de ses traumatismes d'enfance. Des démons que dans un premier temps il utilise comme personnages pour construire son histoire mais qui vont finir par le submerger pour le conduire à la folie et au suicide. Film intimiste au budget étriqué et au rythme très posé, La possession de Paul Twist est un huis clos réunissant un nombre minimum de protagonistes, avec une efficacité reposant essentiellement sur la performance de l'acteur principal (James Van Der Beek, vu dans Le Fléau selon Clive Barker) et l'atmosphère voulue par une réalisation qui s'inspire, en toute modestie, de grands classiques comme L'Echelle de Jacob.

Et heureusement que van der Beek se débrouille bien (sans être toutefois bouleversant) car force est de constater le manque de matériau de La possession de Paul Twist, film à sens unique qui aurait pu sans mal se réduire à un court métrage. L'intrigue principale tourne en effet rapidement à vide par la faute d'un personnage principal dont on ne sait finalement rien (à part que sa femme l'a largué) et l'on a l'impression que les hallucinations, qui apparaissent dans la deuxième partie du récit à un rythme métronomique, ne sont là que pour rallonger la sauce. Même constat pour ce qui est des quelques séquences qui nous montrent les difficultés professionnelles de David et qui apparaissent rapidement comme hors sujet. Certes, la mise en forme d'une sorte de "règlement de compte" onirique (Twist utilise son croque-mitaine personnel, un clown défiguré, pour éliminer tous ceux qui hantent sa mélancolie) peut faire sourire par l'introduction d'un agréable humour noir mais cela a aussi pour conséquence de dédramatiser la situation. Et au final, on ne sait plus trop où le réalisateur veut en venir, ces "gags" ne collant pas du tout à l'ambiance désespérée et sombre générée par la mise en scène et la photographie.

Ainsi, quand arrive le générique de fin, l’on a la désagréable sensation d’avoir assisté à un spectacle indolent et dénué de saveur sans vraiment arriver à le détester. En fait, cinq minutes plus tard, on l’a déjà oublié.

 

La conclusion de

La possession de Paul Twist n'est pas vraiment un mauvais film car aucun de ses aspects ne peut être considéré comme honteux. Non, le film de Jonathan Dueck manque tout simplement de puissance pour exploiter un sujet aussi dur et il finit par devenir lassant. La faute à un scénario trop léger, une réalisation bien trop atone et un interprète principal manquant un peu d'envergure. Une œuvre médiocre.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario pas vraiment désagréable
  • Une interprétation correcte
  • Une ambiance parfois réussie

Que faut-il oublier ?

  • Un manque de force dans la réalisation
  • Un récit, finalement banal, qui s'éternise
  • Des meurtres pas réellement en accord avec l'ambiance
  • Van der Beek est bon, il aurait fallu qu'il soit génial

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