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Critique de la Bande Dessinée : Eva Eva Vs The Darkness

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 30 janvier 2010 à 15:41

Fille ingrate en quête de parricide

Quand Eva apprend de la bouche d’une voyante qu’elle est la fille de Dracula, elle décide de vouer sa vie à combattre le mal. Dotée de capacités extraordinaires, cette belle brune est désormais la plaie des vampires, loups-garous et autres créatures démoniaques qui essaient de faire de l’humanité leur garde-manger. C’est alors que se présente devant elle une entité bien plus redoutable que tout ce qu’elle a déjà rencontré : le Darkness.

Premier opus français des aventures d’Eva, Eva vs The Darkness réunit en fait deux récits. Le premier, scénarisé par Brandon Jerwa et James Kuhoric, narre les origines du personnage, avec sa jeunesse parmi des moines, sa première confrontation avec son père et sa brève alliance avec la créature de Frankenstein. La seconde, plus longue et chapitrée, issue des plumes  de Leah Moore et John Reppion, raconte la rencontre entre Eva et le Darkness, une entité entropique et démoniaque qui fusionne avec un hôte  pour lui accorder des pouvoirs extraordinaires. Evoquant à la fois les créatures des univers lovecraftiens et ceux propre aux mangas « démoniaques », le Darkness peut changer d’hôte à volonté et, par sa faculté à créer des brèches dans les dimensions, générer quantité de petits démons serviteurs.

Si le deuxième script est bien plus riche, faisant intervenir une guerre du milieu et de nombreux personnages hauts en couleur, les deux histoires sont agréables à lire(même si les clichés ne sont pas évités). Structurellement, les scénaristes vont à l’essentiel sans que toutefois l’ensemble devienne boiteux.  Le but est de donner du rythme aux récits avec une grande quantité d’affrontements mettant en évidence la plastique irréprochable d’Eva et la monstruosité de ses adversaires. L’ensemble bénéficie d’un découpage cinématographique ultra travaillé collant parfaitement à l’ambiance.

Au dessin, on trouve Edgar Salazar. Le style du graphiste, avec des traits fins et précis, colle parfaitement au récit, qui exige de mettre souvent en cadres des scènes engageant une grande quantité de personnages dans des affrontements de masse.  Ainsi, la lecture est toujours fluide, avec des cadres d’une grande lisibilité et un niveau de qualité égal durant la totalité de l’ouvrage. Edgar Salazar s’est également attardé sur la plastique  des personnages masculins et féminins. Eva, par exemple, est absolument superbe ! A noter également une mise en couleur très appliquée, riche en contraste.

80

Ne vous fiez pas à la couverture d’Eva vs Darkness, assez moyenne; ce comic est de toute première qualité. Les deux récits proposés sont bien écrits et très rythmés. Si vous aimez le fantastique à la Underworld et les films de gangster, vous allez d'ailleurs surement fortement apprécier la deuxième histoire, qui occupe la plus grande place dans l’ouvrage. A ces deux scénarios intéressants s’ajoute la précision et l’élégance du trait d’Edgar Salazar. Du bon boulot !

Critique de publiée le 30 janvier 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Deux histoires accrocheuses
  • Le style d'Edgar Salazar
  • Des récits bien rythmés
  • Eva, superbe...

Que faut-il oublier ?

  • Les clichés
  • Cela va parfois un peu vite à l'essentiel

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