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Critique du Film : Ink
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Critique du Film : Ink

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 26 janvier 2010 à 1852

Regard de geek sur l'univers de frères Grimm

Vous ne saviez peut-être pas, mais le monde des songes est un univers difficile où Conteurs et Incubus se livrent un combat sans merci. Rendant visite aux dormeurs, ces entités, issues d'une dimension intermédiaire où errent également les âmes perdues de quelques défunts, leur amènent, en fonction de leur nature profonde, rêves agréables ou horribles cauchemars. Aujourd'hui, les Conteurs sont sur le pied de guerre, car Ink, un horrible être mystérieux, a kidnappé l'âme d'une enfant, Emma, en s'introduisant dans ses rêves. La créature a pour but d'offrir l'enfant aux Incubus. En contrepartie, le maitre de ces créatures de cauchemar lui offrirait une place parmi eux.

Œuvre désormais culte en raison d’un bouche-à-oreilles dithyrambique, Ink est un petit drame fantastique brassant avec élégance éléments oniriques et philosophiques, à la manière d'un conte, le tout sous une cosmétique et une atmosphère évoquant un peu le travail des frères Wachowski dans Matrix. Mais il ne faut pas se fier, du moins ici, à sa première impression car cet esthétisme chiadé est bien le seul aspect que le film de Jamin Winans a en commun avec Matrix. En effet, avec Ink, l’on quitte le domaine de la dissertation bouddhiste new age pour entrer dans le domaine de la fable, avec une sorte de conte des frères Grimm revu à la sauce SF, où une enfant, orpheline de mère et abandonnée par un père trop préoccupé par son travail pour la prendre en charge, se retrouve en déficit affectif.

Ink est donc un film avec des gentils et des méchants, un univers manichéen construit par la psyché de la petite héroïne. Les cruels Incubus sont représentés par des êtres laids et photoniques alors que les Conteurs sont tout en grâce et en chair. Un choix plutôt pertinent, quand l’on connaît l’importance du toucher dans le processus de développement social d’un enfant. Quand à Ink, il apparait comme un vilain sorcier essayant vainement de cacher sa laideur et son grand nez crochu sous une miteuse robe de bure à capuche (le spectateur avisé devinera cependant assez rapidement sa véritable identité). Ainsi, un peu comme le fit Alice traversant Wonderland ou Dorothy le pays d’Oz, Emma va rencontrer en cours de route d'étranges personnages un brin excentriques et parfois terrifiants alors que les Conteurs, aidés par l'Eclaireur (un aveugle cynique et énigmatique, à la fois métaphore de la conscience et de la destinée), tente de ranimer l'amour paternel du courtier en utilisant des moyens peu orthodoxes.

Coté réalisation, en accord avec son temps, Ink résout les affrontements entre Conteurs et Incubus à grand renforts de nombreuses démonstrations martiales. Des chorégraphies de combats à mains nues plutôt bien mises en boîte, d’ailleurs, mais dont la redondance finit par lasser un peu. Néanmoins, il serait injuste de s’arrêter à ce détail tant le résultat global est harmonieux. La morale est un brin naïve, certes, mais Jamin Winans, qui met sa réalisation au service de sa jolie histoire – et non l’inverse - amène un traitement honnête, sans exagération dans les effets de style (juste quelques petits flashback et flash forward, décidemment très en vogue), pour un résultat finalement très accrocheur, tant du point de vue graphique (la photographie est superbe) que narratif.

Le succès de Ink, qui démontre (si cela était encore nécessaire) qu’une bonne dose d’application et d’imagination peuvent compenser les inconvénients d’un budget serré, est donc pleinement mérité. Un succès inattendu qui va peut-être porter ses fruits, car si le DVD est pour le moment uniquement disponible en PVC et en streaming, une distribution dans les salles américaines est désormais envisagée.

La conclusion de

Bien réalisé, doté d’une jolie photographie, Ink nous raconte de manière originale et moderne une histoire toute simple, un joli conte de fée mis aux gouts du jour. Grace à un imposant buzz sur le web, Ink est même aujourd’hui considéré comme un film culte. On peut juger, à raison, ce statut un peu démesuré mais cela n’enlève pas que le film de Jamin Winans est une œuvre de qualité.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario bien écrit
  • Une réalisation élégante, une belle photographie
  • Une atmosphère onirique bien ressentie

Que faut-il oublier ?

  • Le dénouement est assez facile à anticiper
  • La répétition des combats

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