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Critique du Film : Universal Soldier: Regeneration

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 20 janvier 2010 à 19:12

Universal Papi

Dans le domaine du cinéma d'action, écumer les centres gériatriques pour en sortir les vieilles gloires et les re-balancer devant les caméras ne donne en général rien de très réjouissant. Au mieux peux-t-on s'amuser en observant les stars d'hier tenter de ranimer leur musculature avachie (Rambo) ou leur charme fané (Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal), ces deux stigmates étant souvent vainement masqués par de gros efforts de maquillages ou l'abus de cadres avantageux. Et le constat est encore plus cruel quand l'original est un véritable classique du genre. Que voulez-vous, même dans le cinéma, on ne peut être et avoir été.

Avec Universal Soldier 3, l'on n'échappe à cette règle. Jean-Claude Van Damme et, surtout, Dolph Lundgren ont en effet pris un sacré coup de vieux. A en frôler parfois le pathétique, surtout que la caméra de John Hyams (fils de Peter Hyams), avide de gros plans, ne les épargne guère. Enfin, ceci dit, reste à définir si l'intérêt global du film atteint celui des précédents volets qui, il faut bien le dire, n'étaient pas des œuvres irréprochables. Et là, force est d'admettre que j'ai été surpris à apprécier modérément le métrage, voire... à le trouver même de temps à autre assez accrocheur.

En fait, je l'avoue, je m'attendais à une bouse. Un plat réchauffé retraitant avec la subtilité d'un grizzly des matériaux déjà peu délectables à l'origine. Au mieux, je pensais avoir affaire à un amusant nanar mettant en scène des papis en arriérés d'impôts. Bref, je m'apprêtais à verser avec délectation ma bile de critique sadique. Je jubilais presque à l'idée. Quelle fut donc ma surprise! Car j'ai finalement visionné un film de guerre moderne et hargneux, utilisant de manière efficace des moyens modestes. Dés l'entame, avec cette opération coup de poing menée par un commando appartenant à un groupe séparatiste, John Hyams donne le ton et il m'a cloué le bec avec cette violence attaque destinée à s'emparer des enfants du président de la république de Russie, effectuée sous un déluge de plomb et les hurlements de victimes innocentes. Ainsi, dés les premières minutes, John Hyams met les points sur les i: son film sera un actionner moderne, direct et sans concession.

D'ailleurs, pour ce faire, le réalisateur ne s'encombre pas d'une intrigue très sophistiquée. En effet, une fois leur opération achevée, les enfants sont dirigés vers le fief du général Boris, situé sur l'ancien site de la centrale de Tchernobyl. Là, on apprend que le chef des terroristes fait équipe avec un scientifique américain ayant travaillé sur les Universal Soldiers et qui grossit les rangs de cette petite armée avec quelques soldats d'élite ressuscités.

En réaction, l'attitude du gouvernement russe et de son allié américain suit l'adage "aux grands maux, les grands remèdes". Ainsi, bien que le projet White Tower ait été abandonné car trop risqué, les autorités n'hésitent pas à relancer la conception d'UniSols. Mais lorsque ces nouveaux modèles se révèlent trop tendres face à la machine de guerre devenue psychopathe qu'est Andrew Scott (une sorte de réplique de l’androïde de Mondwest) et un autre modèle surpuissant (le NGU), les américains décident de renvoyer sur le terrain le vétéran Luc Deveraux, le plus puissant de tous les Universal Soldiers.

Ainsi, après avoir assisté à une sorte de film de guerre mêlant combats urbains et affrontements à mains nues, le métrage tourne en un duel entre Luc, un preux chevalier au regard inexpressif, protégeant les enfants, et deux Universal Soldiers impitoyables à travers des séquences d'actions dont certaines évoquent Terminator 2.

Le plus surprenant est que, malgré un scénario linéaire et sans surprise, John Hyams parvient à intéresser l'amateur de cinéma d'action par un pertinent choix de traitement, utilisant une réalisation hyper musclée - plus proche de celle de La Chute du Faucon Noir que des films de Roland Emmerich et de Mic Rodgers - bien mise en valeur par un montage très serré. Les scènes de combat, vraiment violentes (c'est bien simple, on visite la centrale de Tchernobyl sans passer par les portes mais en explosant les murs!), dotées d'une cosmétique évoquant les jeux vidéo FSP à la mode (vu les lieux, on pense aussitôt à S.T.A.L.K.E.R.), se succèdent donc sans répit, dans un récit économe en passages dialogués mais laissant parfois transpirer un humour noir malicieux (comme quand Scott, en pleine crise existentielle, se souvient soudainement ce qu'il voulait annoncer à Luc Deveraux et que ce dernier lui fait sauter la tête avant qu'il n'ait pu s'exprimer). Bref, les fans d'actionner bien bourrins devraient apprécier ce troisième volet, peut-être même plus que les précédents. A noter également que le film offre quelques plans gore assez réussis.

50

Le premier Universal Soldier n'était rien de plus qu'un nanar sympa et riche en testostérone, le deuxième était une bouse infâme (et je ne vous parle même pas des deux téléfilms), il était donc normal que je n'attendais guère de miracle avec ce troisième essai, réalisé plus de 10 ans après la sortie de l'unique (et on comprend pourquoi) film de Mic Rodgers. Quel fut donc ma surprise quand j'ai découvert un actionner finalement assez réussi. Le scénario, aussi vide que les poches d'un enfant de Bombay, et la présence parfois ridicule des deux papis se voient en effet compensés par une réalisation hargneuse et un rythme soutenu qui rend presque jubilatoire cet assez crétin enchainement d'affrontements très violents.

Critique de publiée le 20 janvier 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne réalisation
  • Un film d'action rythmé et hargneux

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario alibi
  • Des comédiens vieillissant

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