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La fureur des gargouilles >

Critique du Téléfilm : La fureur des gargouilles

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 14 janvier 2010 à 19:03

La critique du staff

Un coup de pioche. Quelques briques tombent. Deux ouvriers s’introduisent dans ce qui ressemble à une cave à vin mais qui s’avère finalement être une vieille crypte. Sur un autel, des crottes de rat géant, à moins qu’il ne s’agisse d’un artefact vieux de plusieurs millénaires… ou d’une vieille patate. Difficile à dire. Soudain, derrière eux, un bruit. L’un des ouvriers se retourne et son visage exprime la plus forte des terreurs. Le malheureux n’a pas le temps d’achever son hurlement qu’il s’écroule, horriblement mutilé. L’autre tente de fuir. Il n’y parviendra pas… Fondu au noir.

La fureur des gargouilles, c'est l'histoire de Jack, un historien américain spécialisé dans l'architecture médiévale. Un homme si passionné par les gargouilles (à chacun ses vices) qu'il en a négligé sa famille pour se retrouver au final sevré de papouilles. Désormais divorcé, Jack vit à Paris, un lieu chargé d'histoire où il est plus facile, c'est vrai, de trouver les objets de sa passion que dans le Colorado ou le Wisconsin. Voilà pour la mise en situation.

Un soir, Jack se voit invité par une amie à visiter une église avant qu'elle ne soit rasée (l'église, hein, pour la fille, on ne le saura pas). Elle recèle, parait-il, des merveilles architecturales, notamment dans le domaine de la gargouille. Et c’est ainsi que l’on accompagne le couple dans leur visite des lieux tout en tremblant pour eux - et en pensant que, finalement, ce spécialiste connait quelques lacunes puisqu'il n'avait même pas connaissance de l'existence de ce fameux monument. Oui, nous tremblons pour eux car, petits spectateurs privilégiés, nous sommes au courant que quelque chose de monstrueux se terre ici (cf. la séquence d’introduction). Soudain, en fouillant le sous-sol, Jack aperçoit une ombre. Il ne peut l’identifier mais cela ne l'empêche pas, tel Sammy dans le cartoon Scoubidou, de détaler comme un lapin. L’audience, elle, qui a connaissance du titre du film, sait pertinemment qu'il ne s'agit pas d'une taupe, d'un rat ni d’un troll de maison, mais bel et bien d’une créature surnaturelle : une gargouille !.

Ainsi, libérée par les travaux de terrassement, la créature venue du fond des âges (sic) s'élance dans les cieux des nuits parisiennes à la recherche de victimes et de l'un de ses œufs en mousse, récupéré par nos amis. Pourquoi tue-t-elle des innocents? Ben, parce qu'elle est méchante et ancestrale, pardi! D'ailleurs, son modus operandi est particulièrement cruel puisqu'elle enlève, prisonnier de ses serres, sa victime dans les airs avant de la relâcher afin qu'elle aille s'écraser sur la voiture de location du héros (de la même manière que la mouette de Gaston Lafatte quand elle désire ouvrir une boite de sardines). De plus, souvent, elle prend bien soin de la décapiter au préalable, faisant naitre de superbes geysers de sang numérique très rigolos. C'est d'ailleurs comme cela que Jack va perdre sa copine qui, à ma grande surprise, est éjecté rapidement du métrage, étêtée sur un toit parisien.

Se pointe alors la police française, représentée par un vieil inspecteur bedonnant pouvant faire passer le look de Navarro pour le nec plus ultra en matière de tendance. Que voulez-vous, les américains ont les Experts et NCIS et nous, nous devons nous contenter d'un copycat bouffi de l'inspecteur Clouseau. Evidemment, un brin procédurier, l'inspecteur suspecte tout d'abord Jack avant de comprendre que les meurtres sont bien trop étranges pour être l'œuvre d'un type normalement constitué. Par contre, il ne prend pas la peine de remonter la piste, et ainsi omet de faire fouiller la fameuse crypte. De son coté, Jack, après avoir chaudement pleuré sa copine pendant plus de cinq minutes fortes d’une poignante intensité dramatique, en trouve une autre en la personne de Nicole, une journaliste spécialisée dans les émissions racoleuses. Ensembles, ils vont traquer la bête, comprendre que celle-ci, tel Dracula, est plus faible le jour (où elle se transforme en une pierre aussi friable que mes biscottes du matin, celles qui partent en miettes quand je les beurre) que la nuit… Et finir par la coincer dans son antre...

Meaneater est une série de téléfilms americano-canadiens mettant en vedette des grosses bêtes mangeuses d'hommes. Le bestiaire apparaissant dans ces films est très varié - cela va du fauve lambda un peu énervé aux créatures mythologiques, en passant par les animaux génétiquement modifiés et les aberrations naturelles - et la marge de manœuvre laissée aux scénaristes est assez large puisque que la seule obligation qui leur est imposée est que la créature se doit de présenter un sale caractère et des crocs (et/ou des griffes) acérés. Ici, en l’occurrence, il s’agit d’une gargouille.

Bill Corcoran, après Vipers, nous offre avec Rise of the Gargoyles (le s étant de trop car il n'y a en fait qu'une seule créature… et ses œufs) son deuxième "maneater movie", un film qui colle parfaitement au cahier des charges de la série qui met en avant mollesse de la réalisation, festival d'incohérences, personnages lobotomisés et orgie de clichés. Cependant, au-delà du réjouissant aspect comique involontaire développé par une succession de situations débiles, le visionnage de ce métrage ne m'a pas été trop pénible. En effet, grâce à une réalisation ne présentant guère de temps morts, des effets numériques perfectibles mais convenables (surtout la modélisation de la créature) et quelques plans gores amusant, le téléfilm de Bill Corcoran n'est pas aussi mauvais que l'on aurait pu le craindre au premier abord.

Enfin, un mot sur la distribution. En général, les téléfilms inscrits dans le catalogue maneater mettent toujours en vedette un comédien (ou une comédienne) ayant une certaine notoriété aux cotés de seconds couteaux roumains, thaïs ou canadiens. Par exemple, dans Vipers, le rôle principal avait été confié à Tara Reid. Par contre, dans La fureur des gargouilles, on trouve Eric Balfour dans le rôle principal. Sans vouloir dénigrer la carrière de l’auteur, force est de dire que la présence de ce comédien peu connu n’est pas vraiment un argument de vente. Même constat pour le reste du casting, totalement anonyme, hormis Nick Mancuso, qui incarne un prêtre. Petit détail amusant : l’acteur qui interprète l’inspecteur Gilbert est le gallois Ifan Huw Davydd (qui pour l’occasion, s’est vu affublé d’une moustache), doublé en anglais par un québécois, Benoît Rousseau.

30

La fureur des gargouilles est un téléfilm qui se laisse voir sans peine… à condition de ne pas être trop exigeant sur la qualité. La créature est assez bien modélisée, la réalisation est correcte et assez rythmée (plus que beaucoup d’autres films de la série Maneater) et, parfois, la présence d’un humour involontaire va forcément plaire aux amateurs de nanars. A coté de ça, c’est certain, l’on a encore affaire à un métrage au scénario crétin, habité par des personnages vides débitant des dialogues d’une platitude absolue. Pour meubler les soirées d’hiver.

Critique de publiée le 14 janvier 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Parfois involontairement drôle
  • La créature, finalement pas si moche

Que faut-il oublier ?

  • Scénario crétin
  • Personnages creux et dialogues vides

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