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Critique du Film : Dark Floors
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Critique du Film : Dark Floors

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 4 décembre 2009 à 1627

Silent (deb)Hill

Lordi,vous connaissez? Mais oui, c'est le fameux groupe de rock finlandais, aux panoplies monstrueuses, qui avait scandalisé il y a quelques temps la France de la beaufitude, représentée par Michel Drucker, à l'occasion d'un concours Eurovision de la chanson. Ça y est, vous vous en souvenez? Et bien sachez que Mr Lordi, leader du groupe, en plus d'être un disciple de Kiss, est un passionné de cinéma fantastique. La preuve, il a suivi, au cours de sa jeunesse, des cours de formation dans une école de cinéma.

Il était donc normal que le personnage, la notoriété et l'assise financière - conditions nécéssaires à l'ouverture de nombreuses portes - acquises, ait eu envie de concrétiser l'un de ses rèves: mettre en forme son propre film, à la gloire, pendant que l'on y est, de son groupe de rock. Son Kiss contre les fantômes, en quelque sorte. Donc Mr Lordi est l'auteur de l'histoire de Dark Floors et s'il n'en est pas le réalisateur ni le scénariste, il a pris bien soin de confier ces tâches à l'un de ses meilleurs potes; Pete Riski (qui est également le réalisateur des vidéo clips du groupe). 

 L'histoire de Dark Floors tourne autour d'une jeune autiste qui détient la faculté d'embarquer son entourage dans une dimension cauchemardesque au sein de laquelle évoluent pêle-mêle toutes sortes de monstres. Pris dans une boucle temporelle (seul élément intéressant du script) et les couloirs labyrinthiques d'un hopital désafecté, les pauvres personnages vont donc devoir faire face à un véritable bestiaire comprenant un spectre, des zombies et également des démons, lesquels n'étant pas moins que les membres du groupe Lordi .

Ainsi, on comprend rapidement que le seul but du film est de mettre en vedette les cinq musiciens aux grotesques déguisements. Aucune explication n'est donc donnée à cette véritable revue générale qui fait apparaitre, au détour de chaque couloir, une créature différente ou un cadavre aux sigmates divers et variés (énucléation, paralysie faciale, dissolution, etc.). Confrontés à ce tsunami d'incohérences, les spectateurs les plus indulgents vont se réfugier derrière l'alibi du cauchemar d'une enfant médium, alors que les autres (j'en fais partie) vont trouver la méthode un peu fort de café. Mais ce n'est pas tout!

En effet, en plus de nous proposer une sorte de mixage grotesque entre Alone in the dark et Silent Hill, ce scénario fourre-tout nous impose la vision de personnages si stéréotypés et crétins qu'ils en deviennent ridicules. Leurs comportements, à la fois si peu naturels et prévisibles, entrainent plus, de la part des spectateurs, moqueries que sentiments d'empathie. Pour faire court, l'on a donc le vigile (black, of course) rustre mais courageux, la jolie infirmière blonde qui va développer une idylle avec le père de la jeune autiste (sympathique lui aussi) et l'inétivable lâche, condensé d'égoïsme et de perfidie. Quand à la jeune Sarah, elle se contente de baver, vautrée sur son fauteuil roulant. Et comme, de plus, les comédiens ne sont guère brillants...

Le seul aspect qui surnage un peu dans cette mer de nullité est la réalisation qui, par son aspect technique et sa photographie, sauve un peu l'ensemble. En effet, et cela même si Pete Riski n'innove en rien. Il se contente d'exploiter les recettes bien connues en créant une atmosphère horrifique et dérangeante par la bonne utilisation d'une photographie froide désaturée au sein d'un décor clinique, mais il le fait bien et le résultat est assez souvent très convaincant (un gros travail a également été effectué sur le son). Malheureusement, ce bel effort est régulièrement mis à mal par les apparitions de Mr Lordi, Kita, Amen et Ox (seul Awa, représenté par un spectre réalisé en CGI, n'est pas ridicule). Leurs costumes, s'ils peuvent encore donner le change sur scène ou dans des vidéo clips affichant un esprit second degré,  placés dans un décorum cauchemardesque et une réalisation adoptant un traitement sérieux,  ils sont nettement moins convaincants. C'est d'autant plus dommage que, dans l'ensemble, les maquillages et les effets spéciaux sont plutôt réussis.

La conclusion de

Outil promotionnel pour un groupe de rock au leader un brin mégalo, Dark Floors est aussi un véritable navet. Un navet de luxe, certes, doté d'une bonne réalisation, d'effets spéciaux convenables et d'une excellente photograpie, mais un navet tout de même. La faute à un scénario fourre-tout sans aucun sens logique qui accumule les clichés, une sacrée brochette de personnages stéréotypés et crétins et, enfin, le grotesque des costumes de Mr Lordi et de ses potes.

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement réussi
  • Décors et effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Scénario alibi, bourré d'illogismes
  • Pas effrayant pour deux sous
  • Personnage stéréotypés et idiots
  • Les panoplies grotesques des membres du groupe

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