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Critique du Film : Trois jours à vivre 2
Trois jours à vivre 2 >

Critique du Film : Trois jours à vivre 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 2 décembre 2009 à 1602

Boucherie tyrollienne

Il y a trois ans, je découvrais avec le public du Fantastic Art de Gerardmer In 3 Tagen bist du tot, un slasher tout à fait ordinaire dont la seule particularité était d'être une pure production autrichienne. Alors que, méfiant et aveuglé par les préjugés, je m'attendais à m'ennuyer ferme devant une version "hard" d'un épisode de Tatort ou un krimi revisité par un artiste avant-gardiste goth, j'eu la surprise de découvrir un film présentant une structure narrative et une qualité technique plus que convenable... et moderne. En fait, la faiblesse de l'oeuvre se situait dans son scénario, lorgnant sans détour vers Souviens-toi... l'été dernier et autres séries B américaines du même tonneau, avec ses clichés, ses ados dévergondés, son manque de culot et sa fin prévisible. Bref, Andreas Prochaska semblait simplement vouloir démontrer que les européens, en manière de cinéma d'exploitation teenager, étaient capables de faire tout aussi bien que leurs confrères d'outre-atlantique. Pari réussi, donc, pour un niveau d'intérêt moyen.

En 2009, le cinéaste autrichien (qui a effectivement débuté sa carrière à la télévision allemande et qui notamment travaillé sur... Tatort!) réitère l'expérience. Cette fois-ci, il s'attaque au survival, un genre qui bénéficie actuellement d'un retour en grâce populaire. Intitulé tout simplement In 3 Tagen bist du tot 2, le film raconte l'histoire d'une famille de meurtriers qui protège les exactions du cadet, un simple d'esprit porté sur la bagatelle. En fait, pas grand chose de nouveau. Cependant, s'il est évident que le but du cinéaste n'est pas, encore une fois, de nous proposer une oeuvre mémorable (la preuve en est dans un scénario tout ce qu'il y a de peu original), j'ai trouvé la vision de cette séquelle plus sympathique. Cela pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, il faut bien dire que les paysages autrichiens, très cinégéniques, se prettent nettement mieux à la réalisation d'un survival que d'un slasher urbain. Et Andreas Prochaska en est bien conscient. Il s'applique donc à nous offrir des séquences exploitant pleinement la beauté des décors naturels qu'il a à sa disposition, à travers des superbes panoramiques et des vues aériennes sur des reliefs enneigés et des superbes lacs. Et comme il est très loin d'être un artiste médiocre, le résultat est très agréable à l'oeil. Ensuite, il est heureux qu'il ait choisi de fixer son récit sur le personnage de Nina. En effet, la narration se concentre sur les actes de la jeune fille, résidant désormais à Vienne et qui, pour exorciser ses cauchemars, se rend dans le Tyroll à la recherche de l'autre survivante du précédent opus (Mona). Ainsi, rares sont les plans où Nina ne figure pas. Le point fort de ce choix repose sur le fait que l'interprétation de Sabrina Reiter est très convaincante, la comédienne, au jeu très naturel, étant en parfaite harmonie avec son personnage.

Enfin, même si le script manque d'originalité, de surprises (on a même droit à une version autrichienne du flic sympa et maladroit interprété par David Arquette dans Scream) et surtout d'indentité, j'ai été heureux de constater que le réalisateur va un peu loin dans la provoc' graphique que lors du précédent opus. La séquence la plus craspec mettant en scène une fellation finissant par une castration et des comédiens rampant et glissant dans une mer de sang. Il est d'ailleur assez intéressant de remarquer que cette scène (évoquant bien entendu un certain passage de La Dernière maison sur la gauche) amenera les seuls plans de nu du film, montrant un dégénéré baveux et gras suintant d'excitation, le sexe fièrement exhibé et l'oeil lubrique. Nina, qui finit par endosser malgré elle la panoplie du héros (sauver Mona reste sa quête), va ainsi, pendant une grande partie du film (après une entâme un brin mollassonne), se balader couverte de sang et de matières humaines diverses, frappant ses adversaires avec tout ce qu'il lui tombe sous la main,. Il n'y a pas à dire, le sang sur la neige, ça fait toujours son effet.

La conclusion de

Honnête survival de construction classique, Trois jours à vivre 2 nous plonge, après une entâme un peu lente, dans un univers de violence mille fois exploité. Le résultat final est plus que convenable, avec une réalisation solide et une comédienne principale convaincante, mais il est vraiment dommage que Prochaska ne s'essaie pas à des construire des productions plus originales. Il en a certainement les capacités techniques.

Que faut-il en retenir ?

  • Superbes décors naturels
  • Une réalisation solide
  • Assez gore
  • Sabrina Reiter, convaincante

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans aucune originalité (twist final moisi)
  • Un manque de personnalité dans la construction

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