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Art of the Devil 2 >

Critique du Film : Art of the Devil 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 27 octobre 2009 à 00:34

La vengeance est un plat qui se mange saignant

On reproche souvent au cinéma thaïlandais de faire dans le succédané hollywoodien et indien, c'est-à-dire des films aux intrigues et aux artifices récupérés sur des œuvres plus fortunées pour aboutir à une cinématographie touffue mais souvent insipide, bancale ou ridicule.

J’ai fait du combat contre cette idée reçue mon cheval de bataille. Certes, de nombreux films thaïlandais, notamment dans le domaine de l’horreur, ne sont que des remakes folklorisés de séries B américaines ou japonaises, mais, au détour des sorties, l’on peut tomber sur des films vraiment intéressants, et parfois même géniaux.

Long Khong (baptisé pour sa sortie internationale Art of the Devil 2 bien qu’il n’ait pas de réel rapport avec le film de Tanit Jitnukul) ne fait certainement pas partie de la catégorie des films inoubliables mais il peut, sans nul doute, tenir la comparaison avec la masse des shockers fantastiques américains. Tout d’abord, le film du collectif de la Ronin Team (composé de sept réalisateurs thaïs) a l’avantage d’être armé d’un scénario assez malin jouant de fashback pour raconter la plongée d’une jeune femme humiliée dans la plus terrible des magies vaudou. Une magie qu’elle va utilisée pour se venger des lycéens qui l’ont surprise en plein adultère et qui ont déclenchée, malgré eux, une succession d’horribles évènements.

Le film démarre assez violemment, avec la mort atroce d’un personnage que l’on identifiera plus tard comme l’amant de la future sorcière démente et, surtout, un homme violent, lubrique, qui ne va pas hésiter à abuser sexuellement de lycéens en les menaçant de son arme. Puis le film va nous amener de nombreuses années plus tard, dans la maison de cette ancienne enseignante bannie vivant désormais chichement de la vente de ses confitures. On sent bien entendu le piège à plein nez quand arrivent sur les lieux les lycéens, appelés par Ta, le beau-fils de Panor. Débute alors une intrigue (artificiellement) complexe contenant quelques incohérences, mais l’ensemble est suffisamment bien ciselé pour que l’on accroche à l’histoire.

Parmi les plus grosses incohérences figurent certainement cette manière soudaine avec laquelle Panor, l’ex-enseignante, plonge dans la magie noire et la cannibalisme. Cela, il est vrai, n’est guère crédible. Heureusement, le rôle est interprété par la magnifique Napakpapha Nakprasitte qui, en plus d’être d’une incroyable beauté, est une excellente actrice. Elle nous offre ici la vision d’une furie possédée par le démon tout à fait convaincante. A noter également que le reste du casting produit un ensemble de performances tout a fait honorables.

C’est dans son dernier tiers, quand Panor commence à régler ses comptes avec les étudiants et leur arrache (dans le sens littéral du terme) des confidences qui sont autant d’indices à la bonne compréhension de l’intrigue, que les séquences gore vont commencer à se multiplier. Arrachage d’ongles, de dents, torture au chalumeau, rien de bien original ni d’insupportable, mais des passages qui épousent bien l’ambiance maléfique de ce film se déroulant dans un décor sauvage superbement photographié. Personnellement, j’ai plutôt été séduit, même si j’ai parfois souri devant quelques plans gratuits et que le film, graphiquement parlant, ne peut tenir la comparaison avec Hostel, Reeker ou Saw.

Par contre, j’ai détesté le twist final. Posé comme une mouche sur une tartine de confiture, absolument inutile, il n’est que pour la forme, pour amener un dénouement surprenant et inattendu. A vouloir nous surprendre et nous faire sursauter à tout prix, la Ronin Team a été ici un peu trop loin dans le registre de l’artificialité.

 

 

 

60

Art of the Devil 2 est une sympathique série B, peut-être moins horrible que la campagne promotionnelle nous l’avait promise, mais assez intéressante à suivre, avec un scénario plutôt accrocheur (en partie grâce à des artifices narratifs, il est vrai). En fait, l’élément principal qui nous accroche à l’intrigue est son actrice principale, éblouissante, et qui incarne de manière convaincante un personnage dément.

Critique de publiée le 27 octobre 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario accrocheur
  • Une actrice principale magnifique
  • Des effets gore
  • Une ambiance réussie

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue faussement complexe
  • Pas aussi horrible que la promo nous l'avait annoncé
  • Un twist final minable

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