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Ginger dead Man 2 >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Ginger dead Man 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 29 septembre 2009 à 17:41

Un nanar biscuité peu croustillant

Gingerdead Man 2 débute par un bon quart d'heure durant lequel, extraits à l'appui, l'on nous résume le premier volet datant de 2005. Et un quart d'heure de réchauffé, c'est long...et, contrairement à ce que stipule le dicton, pas forcément bon. Remarquez, en même temps, cela m'a toutefois rappelé que, dans ce nanar où sévit un succédané pâtissier de la poupée Good Guy (Brave Gars en v.f.), l'on pouvait trouver un sacré panel de "gueules" de séries B, comme Gary Busey, Robin Sydney, Larry Cedar et Debra Mayer. Cela m'a aussi rappelé aussi que ce serial killer biscuité en slow motion est capable de prendre possession de l'âme de ceux qui se nourriraient de sa chair (beurk!). J'avais oublié ce détail.

Puis, sans transition, l'on passe au coeur du sujet de ce nouvel épisode dont le sous-titre Passion of the Crust (hilarant, n'est-il pas?) donne de suite le ton. On peut alors se poser la question suivante (ou pas): maintenant que le tueur en pain d'épice s'est vengé de celle qui l'a envoyé à la chaise électrique, à quoi va-t-il occuper ses moments de loisir? Et bien, William Butler, scénariste récidiviste et potache incurable oeuvrant pour cette bande de dingos fumistes que sont les responsables de la Full Moon, l'envoie oeuvrer dans un récit plein de dérision ayant pour décors les plateaux d'une compagnie spécialisée dans les séries Z - dont le fonctionnement évoque quelque peu celle de Charles Band. Sacré farceur, ce Willy!

Ainsi, livré au studio par une Michelle Bauer gonflée comme une baudruche et maquillée comme pour une bacchanale baroque, le Gingerdead Man s'échappe de sa boîte à gâteaux et commence à massacrer, au hasard, tous ceux qui croisent sa route dans des séquences de meurtres parfois assez craspec et souvent de très mauvais goût (comme une très électrisante sodomie au fer à friser sur un costumier gay). C'est parfois gore et provocant à souhait. Cependant, même si certaines scènes sont absolument délirantes, le film est quand même bien plombé par son script totalement stupide et ses dialogues bêtifiants, et il finit par ne retenir l'attention que pour ces multiples regards malicieux et autocritiques, baignant dans l'ironie, portés sur l'industrie du Z, avec ses fausses stars prétentieuses, ses investisseurs incompétents, ses spécialistes aux FX farfelus, ses fans débiles et ses bimbos lobotomisés, et pour ses nombreux caméos. Ainsi, les cinéphiles reconnaîtront dans les rangs des techniciens au rabais Gregory Nicotero, Michael Deak, John Carl Buechler, John Vulich, et parmi les autres rôles Kenneth J. Hall, Adam Green, Ricardo Gil et David Decoteau (dans son propre rôle).

Il faut avouer aussi que, nettement moins réussi (techniquement et esthétiquement) que le personnage de Chucky, le Gingerdead Man peine à séduire, et cela malgré tous les efforts de Sylvia St Croix (un pseudonyme sous lequel se cache William Butler en personne) et des puppeteers de la Full Moon - qui vont d'ailleurs se déchaîner au cours d'un final absolument absurde et bien gore mettant en scène quelques poupées animées comme aiment tant à le faire les films Full Moon depuis le début des années 80 (leur technique n'a hélas guère évoluée depuis). En fait, très moche, pataud, la réincarnation de Millard Findlemeyer ne marque les esprits (pervers) que par sa vulgarité dans le langage et son goût pour les coups en dessous de la ceinture (il marie d'ailleurs souvent ces deux aspects dans le même plan). Heureusement que le reste du casting accomplit à peu près correctement sa tâche. J'ai surtout retenu la performance de K-Von (un spécialiste de la stand-up comedy) dans la peau d'un jeune directeur de studio dépassé par les évènements et le charme de Kelsey Sanders, qui incarne l'héroïne du film. Mais il est indéniable que ce film se situe très loin du niveau d'un Chucky, disons qu'il évolue dans les mêmes eaux qu'un Mister Frost.

35

L'idée de départ apparaît comme bien sympa, propice à un spectacle fun et délirant. Seulement, un bon concept ne fait pas forcément un bon film et la Full Moon, qui a souvent des intuitions assez géniales, continue à nous les emballer dans des réalisations médiocres matérialisant des scénarios au rabais. Si cela passait encore assez bien dans les années 80, cela n'est plus vraiment le cas aujourd'hui et Gingerdead Man 2 apparaît donc comme un film ringard et mal foutu, à peine sauvé par quelques séquences complètement déjantées et son festival de clins d'oeil et de cameo.

Critique de publiée le 29 septembre 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • • Quelques séquences bien délirantes
  • • L'aspect craspec et un brin provoc
  • • Le final, débile mais bien fun
  • • Les références, les cameo

Que faut-il oublier ?

  • • Scénario et dialogues stupides
  • • FX médiocres
  • • Un aspect kitsch peu convaincant
  • • Le Gingerdead Man, moche et mal animé

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