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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Megasnake

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 24 septembre 2009 à 18:00

Attention au serpent Mogwai

Le sympathique mais un brin loser Les Daniels, employé dans une fourrière pour animaux en divagation, est un ophiophobe. Non, non, ce n'est pas une insulte, sous ce qualificatif barbare se cache simplement une peur maladive des serpents, un terreur qui le hante depuis que son père a succombé sous ses yeux, la bave aux lèvres et les membres raides, victime de la morsure empoisonnée de l'une de ses sales bêtes.

Inutile de préciser, donc, qu'il est très mécontent lorsqu’un jour Duff, son frangin (un crétin), qui utilise des reptiles pour agrémenter les messes dominicales, ramène à la maison un Untekla, un serpent très rare et extrêmement venimeux, doté de surprenantes facultés surnaturelles, comme celle de grossir démesurément une fois sorti de son espace de confinement....

Bon, depuis pas mal de temps déjà, la mode est au serpent ; King Cobra, Anaconda, Python, Boa Vs. Python, Constrictor, etc. On ne compte plus le nombre de films à petit budget mettant en scène les exactions de ces reptiles à la sinistre réputation. Ici encore, Nu Image, la compagnie de Boaz Davidson etAvi Lerner, nous ressert le concept du serpent géant pixellisé. Un gigantisme expliqué, cette fois-ci, non pas comme étant la conséquence de mutations génétiques suite à des expérimentations scientifiques, mais par un "pouvoir" mystique se déclenchant lorsque l'animal se retrouve  dans certaines conditions - bâties sur un fond de légende indienne - qui ne sont pas sans rappeler celles des gremlins de Joe Dante.

Evidemment, comme l'on peut s'en douter, le serpent Untekla (qui a décimé jadis une communauté cherokee sans que personne ne s'en souvienne) s'échappe de son bocal à poisson rouge, grossit, grossit encore, tue des poules, Duff, le frangin débile de Les, et sa mère, avant de filer dans la campagne bulgare continuer son repas. Il va d’ailleurs bouffer une famille de pique-niqueurs trop crétins pour fuir à bord de leur véhicule et un troupeau de brebis. Pendant ce temps, en compagnie de son ex-petite amie Erin (ranger de son métier), Les va alors tenter de retrouver le serpent et, par la même occasion, lever les soupçons de meurtres qui pèsent sur lui. En effet, le chef de la police, qui est également son rival amoureux, ne rêve que de le jeter en prison pour lui piquer sa belle.

Le seul intérêt de Megasnake, comme souvent dans ce type de productions aux scénarii serviles et politiquement corrects (la morale est omniprésente et l'aspect coquin propre au bis totalement absent), réside dans la nature même du monstre et dans la mise en forme de ses attaques meurtrières. Ici, le réalisateur vétéran Tibor Takács (qui, décidemment, est tombé bien bas) fait fi de toute logique et nous propose un reptile qui passe de l'état de serpent venimeux à celui de constrictor glouton dans des séquences présentant une assez médiocre qualité d'incrustation CGI (on a vu cependant bien pire et les modélisations sont, elles, plutôt sympas). Les personnages introduits par le script sont archi convenus, souvent piqués dans des classiques, et présentent des profils psychologiques grossièrement taillés; le maire obtus qui veut, comme d'habitude, organiser sa fête, le chef de la police con comme un manche, le héros gentil et courageux, et toute une galerie de rednecks destinés à servir d’en-cas au serpent géant.

En ce qui concerne l'aspect démonstratif, les amateurs d'horreur seront heureux d'apprendre que le film est assez gore. Seul problème: l'utilisation fréquente de très moyens effets numériques pour simuler les effusions de sang. On n'y croit pas une seconde. Sinon, à coté de cela, les attaques animales sont assez nombreuses et certains passages sont plutôt fun, notamment à partir du moment ou le serpent géant sème la panique en ville. On pourra noter aussi que l'Untekla se voit attribuer des étonnantes capacités de furtivité, notamment quand, tel un ninja, malgré sa taille, il parvient à se glisser dans la foule d'une fête foraine sans se faire remarquer. Donc, comme vous l'avez compris, c'est absolument débile, mais parfois divertissant.

Au niveau de l’interprétation, on retrouve dans Megasnake un assez sympathique casting mêlant des comédiens de séries TV populaires et des habitués des productions Nu Image. Le rôle principal est interprété par Michael Shanks (le docteur Jackson de les séries Stargate) alors que Siri Baruc, une habituée des films d’horreur low budget, endosse l’uniforme du ranger Erin. A noter la présence de Michal Yannai, une jolie actrice israelienne vue dans Kraken - Le monstre des profondeurs, un mémorable navet.

35

Si le scénario de Megasnake est à la fois complètement stupide et prévisible, si les personnages présentés manquent totalement d’originalité et si le film manque cruellement de folie et de culot, il ne touche cependant pas le fond. Cela en raison de la qualité de ses effets spéciaux (Nu Image a rarement fait mieux) et la présence d’un aspect horrifique peu efficace mais bien présent. Un produit cependant dispensable.

Critique de publiée le 24 septembre 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Des FX pas trop mauvais
  • Des effets gore
  • Quelques passages fun

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide
  • Manque d'originalité
  • Politiquement correct

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