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Critique du Téléfilm : Warbirds
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Critique du Téléfilm : Warbirds

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 12 septembre 2009 à 1234

L'escadrille des jolies pépées face aux monstres ailés

Le W.A.S.P., c’est cinq jolies pépées aux chemisiers ceintrés, aux coiffures impeccables, aux rouges à lèvres Cherry Red et aux sourires de pin-up. Mais le W.A.S.P., c’est aussi cinq pilotes de chasse surdouées, des virtuoses du manche (hum, désolé, je n’ai pas pu m’empêcher), habiles à piloter aussi bien un bombardier B-17 que des chasseurs zero piqués à l’ennemi.

C’est fois-ci, les filles du W.A.S.P., ces drôles de dames des années 40, doivent prendre en charge, pour une mission classée top secret, le colonel Brian Krause et sa mystérieuse cargaison. Mais le voyage au-dessus du Pacifique ne se passe pas trop bien. Un terrible orage éclate et, malgré toute leur adresse, Betsy, Hoodsy, Vicky et Pepsy Max sont… euh, non, pas Pepsy Max, Max tout court, sont obligés de poser en catastrophe leur zinc numérique, un moteur crachant des pixels de feu, sur la piste d’atterrissage d’une île inconnue, non sans regretter la perte de Lana, la navigatrice.

L’île sur laquelle posent leurs jolis petons la bande de Max, accompagnée du colonel et de quelques figurants bidasses aux tenues dépareillées (dont un hilarant GI avec un casque trop grand pour lui), est sous le contrôle des troupes impériales japonaises.
En principe.
Car sachez que ces crétins, victimes de leur curiosité et de leur passion pour les trous (vous ne l'avez jamais remarqué? Dans les films de guerre, les japonais creusent, en permanence, des trous), ont tous, pour la plupart, terminé en sushi, bouffés par les créatures qu’ils ont eu l’imprudence de réveiller. Restent trois survivants, sous le commandement du capitaine Ozu. Américains et japonais vont devoir alors s’assister pour résister aux attaques de ces créatures, ressemblant vaguement (mais alors très vaguement) à des ptéranodons.

Il est des fois où la nullité, par on sait quelle magie, conduit au sublime. A partir de ce moment, toutes les situations qui se présentent à nos yeux, aussi stupides soient-elles, apparaissent comme de délicieuses et légères friandises intellectuelles. On ne s’étonne plus, par exemple, de voir des nanas jolies comme des cœurs piloter des zero au milieu d’une nuée de ptéranodons-like aux gueules de T-Rex. On ne s’étonne pas plus de voir un colonel transportant, accompagné seulement par trois pauvres soldats mal équipés, la bombe atomique destinée à mettre un terme à la guerre. C’est exactement ce qui se produit avec Warbirds, une production Sci Fi absolument débile, mais aussi excitante qu’une bonne vieille BD d’aventure.

Sorti de l’esprit potache de Kevin Gendreau, un spécialiste des effets spéciaux low-budget, le scénario de Warbirds est un délire pulp destiné à frotter dans le sens du poil le spectateur geek et fan de science fantasy. Par conséquent, son efficacité ne repose que sur l’atmosphère fun dégagée à la fois par ces héros de bandes dessinées empêtrés dans des situations ubuesques et par les séquences d’action, qui mêlent avec humour éléments imaginaires marquants (ici, des dinosaures volants), positionnements historiques (la deuxième guerre mondiale) et personnages décalés (des jolies filles as de l’aviation). Autant vous le dire de suite, si vous désirez apprécier ce petit spectacle, n’allez pas chercher plus loin.

En effet, avec Warbirds, si vous avez envie de revivre, pendant quelques quatre-vingt-dix minutes, le plaisir simple que, alors adolescents, vous ressentiez en lisant Les aventures de Blake et Mortimer, du Fantôme ou de Mandrake, et à la condition que vous oubliez les chutes de rythme créées par cette inutile intrigue construite sur l’adversité entre japonais et américains, vous allez passer un sympathique moment de détente. D’autant plus que, au niveau technique, la réalisation est correcte au regard des moyens investis, notamment dans les séquences d’effets spéciaux consacrés aux dodfight entre ptéranodons et zéro. Bien entendu, le rendu fait un peu jeu vidéo cheap, mais étant donné le contexte potache dans lequel baigne l’entreprise, cette perfectibilité passe plutôt sans anicroche.

La conclusion de

Juger Warbirds sur sa valeur intrinsèque emporterait sûrement l’œuvre de Kevin Gendreau dans les tréfonds de la série Z débile. Je pense que la plupart des spectateurs auront ce reflexe, et c’est bien normal. Par contre, pour l’amateur de nanar pulp innocent et un brin farfelu, le film peut atteindre une tout autre valeur. Personnellement, j’ai trouvé le spectacle, stupide, puéril, mais divertissant.

Que faut-il en retenir ?

  • De la SF pulp divertissante
  • Les dogfight, pas si mauvais que l’on aurait pu le craindre

Que faut-il oublier ?

  • Intrinsèquement désappointant
  • Scénario débile Réalisation cheap
  • Situations et personnages absolument pas crédibles

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