75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°6 : Vador nous consulte sans Adblock alors pourquoi pas vous ?
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film (Direct to Vidéo) : Barricade
Barricade >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Barricade

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 31 août 2009 à 1814

Les cannibales de la Forêt Noire

Avec Barricade, Timo Rose, dés les premières minutes, annonce la couleur: rouge... mais rouge sale, souillé, le rouge du splatter. Le film s'ouvre en effet sur une séquence très violente, au cours de laquelle une bande de sauvages s'acharne sur de pauvres pique-niqueurs innocents. Eviscérations, castrations, arrachages de membres, mutilations diverses, tortures et jets d'acide, le spectacle est à la fois graphiquement très poussé et plutôt réussi dans ses effets chocs. Durant dix minutes, Timo Rose nous offre ainsi une entame prometteuse, qui lorgne à la fois du coté de La colline a des yeux (pour le thème) et vers les Z trashs teutons des années 90 (pour le style de traitement).

Malheureusement, après cette mise en bouche bien juteuse, durant près d'une heure, l'amateur de gore (et de cinéma tout court) n'aura plus grand-chose à se mettre sous la dent à part le massacre vite expédié (mais sympa) d’un couple de campeurs. Encore plus gênant: étant donné que l'intrigue qui est développée durant cette période (une très fade romance narrant les vacances champêtres d'un trio d'amis) est à la fois banale, mal interprétée et pas trop bien mise en valeur par une mise en scène apathique et très sage, Barricade finit par devenir totalement ennuyeux. Il en est ainsi jusqu'à ce que les personnages voient leur véhicule tomber en panne au coeur de la Forêt Noire et qu'ils vont avoir la malchance de tomber sur une famille de dégénérés cannibales.

A partir de ce moment, Timo Rose parvient à compenser l'absence totale d'originalité de SON film (il a en effet tout signé sur Barricade, de la réalisation au montage, en passant par la musique - un rap guère en phase avec le thème - et la production) par des effets de caméra, une photographie soignée (image granuleuse et vieillie), un montage « clippesque » et, surtout, un gros défoulement gore. Ainsi, si les choix narratifs restent plus que discutables (on se croirait parfois devant un véritable fourre-tout artistique, sans véritable style), force est d'avouer que, graphiquement, Barricade pousse assez loin le bouchon du craspec, tout en présentant des effets gores d'un niveau qualitatif bien supérieur aux Z d'Andreas Bethmann et d'Andreas Schnaas - pour ne citer qu'eux. Avec ce film, Timo Rose (aidé de Olaf Ittenbach pour les effets spéciaux) s'éloigne enfin de ce cinéma amateur où il évoluait jusqu’alors et il devient plus ambitieux, tout en conservant cet enthousiasme qui fait le succès du cinéma Z.

Pendant une bonne demi-heure, donc, l'amateur de gore se voir offrir bon nombres de plans très violents illustrant des scènes de torture et de cannibalisme. Certains passages, même s'il apparaissent comme stupides, sont assez saisissants, comme lorsque l'un de ces rednecks teutons, farfouille lentement, couvert de sang et de matières organiques, dans une plaie béante qui n’est rien d’autre que le sein d'une victime féminine. C'est d'ailleurs bien dans ce goût pour l’excès que se situe le seul intérêt du film... à la condition d'aimer la barbaque bien saignante, bien entendu.

Au niveau de l'interprétation, étant donné que le casting n'est presque composé que de semi-amateurs, le bilan s'avère comme bien peu brillant. De plus, la post-synchronisation, totalement ratée, n'arrange rien (le début, avec la séquence des cinq pique-niqueurs, est calamiteux). Seuls surnagent dans cet océan de médiocrité un Joe Zaso bodybuildé qui nous offre - bizarrement - le seul plan de nu du film et qui, au final, ne s'en sort pas trop mal, et la starlette de la série B Raine Brown, qui fournit une prestation honorable eu égard à la médiocrité de son personnage.

La conclusion de

Oeuvre très généreuse, véritable réalisation de fan, Barricade marque aussi la volonté de Timo Rose de s'orienter vers un cinéma plus professionnel malgré un budget très restreint (moins de $100,000). Assez barbant dans sa partie centrale, le film compense en offrant à l'amateur de gore et de craspec de belles scènes extrêmes, vraiment généreuses en viscères, flots d'hémoglobines et membres arrachés. Pour amateurs de viande fraîche (et moins fraîche) uniquement.

Que faut-il en retenir ?

  • Un Timo Rose qui fait preuve d'ambition
  • Des passages gore efficaces
  • Du Z supérieur à la moyenne

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans originalité
  • Des longueurs, des longueurs
  • Un niveau d'interprétation médiocre
  • Un manque de budget évident

Acheter Barricade en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Barricade sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+