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Critique du Film : Le monde des morts-vivants
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Critique du Film : Le monde des morts-vivants

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 24 août 2009 à 1923

Méfiez-vous du Portugais Volant

Lorena et Kathy sont dans un bateau. Dérivant en haute mer dans le cadre d’une opération promotionnelle dont je n'ai pas compris l'utilité.

- Mais, elle sont seules, c'est dangereux", déclare Noemi, la copine de Kathy, vêtue d'une jupe découpée dans une nappe de cuisine, au patron moustachu des magasins Tucker Sporting Goods.

"Non, elles ne risquent rien, elle sont dans un bateau ultra-moderne. Un  prototype carrément insubmersible", réplique le boss, sûr de lui. Mmouais, personnellement, je n'y ai vu qu'un quelconque hors bord, et même plutôt usagé.

Fait curieux, malgré que l'on nous annonce qu'elles dérivent au fin fond de l'Atlantique, les deux nanas sont en contact radio avec leurs employeurs (le moustachu, son homme de main - qu'il les a, comme on va pouvoir le voir, très baladeuses - et Lillian, une directrice d'agence de mannequins baptisée... les studios Barbie!). C'est cool. Même leur transistor marche. C'est dingue comme au début des années 70, les ondes circulaient mieux qu'aujourd'hui, même en pleine mer. Bref, les filles paraissent en sécurité. Le seul problème, c'est ces sacrés fumigè... euh, ce sacré brouillard.

Un brouillard maléfique...

La porte sur une autre dimension...

Et pas n'importe laquelle: celle d'Amando de Ossorio et de ses templiers morts vivants!

Je sais, si vous êtes un amateur de zombie movies, et que vous avez vu le cultissime premier volet de la quadrilogie d’Amando de Ossorio (La révolte des morts-vivants), vous allez peut-être vous demander comment ces templiers maudits, adeptes de sciences occultes, peuvent bien intervenir dans ce métrage. Eh bien, en bateau, pardi! Et sur un galion, qui plus est.

Bon, le galion, il est complètement miteux, avec ses voiles qui tombent, son bois qui grince et tout, et tout, le vrai Portugais Volant. D'ailleurs, je vais vous dire un secret: ce galion n'est pas un vrai galion. C'est une vulgaire maquette en bois flottant dans une bassine. C'est ça, la magie du cinéma. Mais bon, ça reste entre nous, hein?

Bref, le galion surgit des fumig... du brouillard, et fait peur au deux filles. "Ohé, du bateau," crie l'une d'elle. Pas de réponse. La plus courageuse décide de monter à bord, l'autre s'allonge pour faire une sieste et, malgré l'inconfort de son installation, s'endort illico. De l'autre coté de la radio, à terre, on demande des nouvelles "H.T. appelle Atlantico, répondez!". "Rrron zzzz", répond la jeune fille.

On se retrouve donc à bord, à accompagner la jeune fille téméraire dans sa reconnaissance des lieux. Cela nous donne l'occasion de profiter du seul attrait des films d'Ossorio: sa photographie gothique-féodale. En effet, le cinéaste s'est contenté de transposer son univers habituel sur un bateau. Les cales poussiéreuses remplacent les cryptes centenaires, les vieux cordages se substituent aux toiles d'araignées, les grincements du bois au courants d'air vicié. Avouez qu'ils fallaient y penser.

Soudain, c'est l'horreur à 2 de tension! Les templiers maudits, qui compensent leur lenteur par une diabolique science de l'encerclement (malgré qu'ils se traînent comme des limaces, ils parviennent toujours à coincer leur proie comme un arbre, un mur, une porte fermée...), sortent de leurs cercueils et, accompagnés de l'habituel chant liturgique déprimant, s'emparent de la jeune fille avec leurs sales doigts pourris. C'est alors que l'on remarque, un peu déçu, que ces adorateurs du démon ont perdu toute leur lubricité des précédents volets - ou ils sont désormais gays (avec tous ces siècles en mer, entre hommes, ils ont peut-être viré leur cuti).

Les cris de Lorena réveillent un peu Kathy, qui se rendort aussitôt. Quelques heures plus tard, elle se réveille pour de bon et, ne voyant pas sa copine de retour, décide de monter sur le navire. Et vous savez quoi? Après avoir visité durant cinq minutes ce vieux rafiot, elle trouve moyen de se rendormir, assise sur une chaise! (Le spectateur attentif notera également que le transistor marche même sur ce bateau fantôme).

Pendant ce temps, à terre, c'est le branle bas de combat! Le chef moustachu, son associé, Lillian, Noemi et un scientifique embarquent pour filer à la recherche des deux filles, dans la plus totale discrétion. Comme l'océan est très petit (de plus, il suffit de chercher une nappe de brouillard sur la mer) ils ne tardent pas à retrouver le galion. Après être monter à son bord, alors que l'on croit qu'ils vont engager des recherches, le groupe prend ses aises sur le navire. Les deux filles prennent une cabine (il y a même une qui, après avoir ôtée ses chaussures, se couche dans un vieux lit poussiéreux et pour s'assoupir aussitôt), le scientifique part à la recherche du journal de bord alors que, dans une autre cabine, le chef et son associé discute business.

On continue dans les comportements débiles quand Noemi se réveillant d'un rêve agité, part visiter, seule, le galion. Arrivée dans la cale, elle découvre et réveille les zombies. Et, comme tout le monde le sait : on ne réveille pas un zombi templier qui dort. Noemi crie, Noemi fuit, Noemi trébuche, Noemi rampe, Noemi est décapitée (petit effet gore), Noemi est bouffée (deuxième petit effet gore).

Un peu plus tard, s’apercevant de la disparition de Noemi, les quatre survivants décident d’explorer (enfin !) le navire. Leurs investigations les mènent dans la cale où ils découvrent, caché derrière un panneau de bois vermoulu, le trésor des templiers ! L’associé, qui depuis l’entame du film, l’on a deviné cupide et rotors, ramasse un max de bijoux et fuit sur le pont, laissant ses amis dans la cale, composer avec le réveil des zombies qui ne comptent pas perdre leurs économies. Heureusement, le scientifique a l’idée de repousser les créatures avec une croix artisanale enflammée. Puis, une fois les zombies retournés dans leurs cercueils, ils sont jetés à la mer.


Les survivants décident alors de quitter le navire. Pour une raison étrange, le scientifique décide de rester à bord et meurt comme un débile (il faut le voir suffoquer sur le pont au lieu de se jeter à l’eau !) dans l’incendie de la maquette, qui coule lentement dans sa bassine. On se rend aussi compte que, très cons, les trois fuyards n’ont même pas pensé à construire un radeau ou un truc du genre. Ils se disputent donc la propriété d’une planche pourrie. Le plus agressif est bien entendu l’associé qui ne veut pas, de plus, lâcher le sac qui contient les bijoux et qui entraîne une peu crédible surcharge de poids. Un combat acharné s’engage avec, d’un coté, l’associé cupide, et de l’autre, Lillian et monsieur Moustache. Au final, seul ces derniers parviennent jusqu’à la plage (toute proche).


Mais une surprise les attend.

La conclusion de

Volet absolument débile de la quadrilogie des morts-vivants templiers d’Amando de Ossorio, Le monde des morts-vivants ne vaut que par le design de ses zombies et la photographie, toujours aussi bien travaillée, et qui crée une ambiance horrifique assez réussie. L’amateur de nanars sera, c’est certains, ravi par ce film amusant qui accumule les comportements illogiques et les incohérences.

Que faut-il en retenir ?

  • L’ambiance des films d’Ossorio est toujours là
  • Le design des zombies

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide bourré d’incohérences
  • Comportement des personnages absolument pas crédible
  • Peu gore

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