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Le secret du monde englouti >

Critique du Téléfilm : Le secret du monde englouti

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 17 août 2009 à 17:33

A la recherche du débouche-évier sacré

En 2048, les eaux, suite à la fonte des glaces, ont recouvert les 9/10 de la surface du globe terrestre. La population, réfugiée sur les hauteurs, croit vivre en ces difficiles moments les derniers sursauts de l'humanité. Mais, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, certains profitent de la situation, comme la famille Kubiak. Ce père et ses deux fils utilisent leurs aptitudes dans le domaine de la plongée sous-marine pour visiter les cités aujourd'hui englouties, et récupérer bon nombre de vestiges du passé à la bonne valeur marchande...

Réalisé par Jean de Segonzac, un téléaste de bonne réputation, Lost City Raiders présente un récit plutôt pulp qui peut être présenté comme une sorte de pot-pourri mélangeant les fragrances propres aux films catastrophes apocalyptiques, aux thrillers ésotériques et aux film d'aventure fantastique dans le style Indiana Jones (on a même droit à une touche de science-fiction spéculative dans le dénouement). Le tout étant bien entendu emballé, oeuvre télévisuelle oblige, dans un format économique peu propice aux démonstrations spectaculaires.

Dans ce film, on suit donc les aventures mouvementées de chasseurs de trésor, membres d'un ordre secret, qui vont se voir confier une délicate et importante mission par un haut fonctionnaire du Vatican. Ils sont chargés de retrouver un artefact qui, selon la légende, aurait la faculté de contrôler le niveau des eaux. Bien entendu, ils vont avoir de la concurrence - et pas des plus loyales -, avec une équipe de mercenaires soldés par un milliardaire aux buts non avouables, et dans laquelle oeuvre l'ancienne petite amie du fils aîné des Kubiak. Les héros vont alors devoir parcourir le monde pour retrouver et récupérer l'artefact, oublié dans la crypte d'une cité engloutie, avant que les méchants ne s'en emparent.

Comme d'habitude avec Jean de Segonzac, alors que l'on s'attend à s'ennuyer ferme devant un spectacle terne (ou à se marrer devant le ridicule des situations), l'on se surprend à trouver le métrage plutôt agréable à suivre. Malgré la présence de nombreux "oublis" dans la pose du background (le changement des niveaux marins n'a eu aucune influence sur le climat; les populations ne semblent pas à cours de matières premières; en 2048, on remarque que le niveau technologique n'a pas évolué) et des incohérences dans le déroulement des évènements (notamment au cours d'une séquence finale présentant des plans qui n'ont aucune justification logique vis à vis de la situation dans laquelle se déroule l'action), Lost City Raiders se laisse gentiment regarder... à la condition que vous acceptiez qu'il soit possible de vider les océans comme l'on peut évacuer l'eau d'un lavabo: en enlevant le bouchon!

Le film est assez bien fourni en plans numériques présentant des décors post-apocalyptiques. Ainsi, l'on aperçoit Rio de Janeiro, Paris, New-York, Hollywood, Dresde, toutes noyées sous des eaux sur lesquelles croisent des navires chargés de rouille. Mention spéciale à Rome, d'où, de la zone submergée, ne ressort qu'un Colisée en ruine (où sont donc passées les infrastructures romaines plus élevées?) alors que les habitants ont "construit" une New-Rome sur les collines environnantes. Bien entendu, ces effets sont perfectibles, mais étant donné que le budget de Lost City Raiders n'est pas, loin s'en faut, celui du Jour d'après, le rendu à l'écran est plus qu'honnête. Les autres décors sont principalement des cryptes médiévales dans lesquelles les aventuriers, respectant la tradition du serial d'aventure, s'essaient à éviter des mortels pièges ancestraux, pour parvenir à la salle au trésor.

Bien qu'il soit une production allemande, Lost City Raiders présente un casting international. Comédien le plus connu de cette production, James Brolin amène son nom en haut de l'affiche même s'il n'assure pas le premier rôle et qu'il disparaît prématurément du métrage. Les rôles principaux sont tenus, de manière plutôt convaincante, par le britannique Jamie Thomas King (qui s'est fait connaître du grand public avec son interprétation de Thomas Wyatt dans la série Les Tudors), l'américain Ian Somerhalder (Boone Carlisle dans Lost) et la star de la télévision allemande Bettina Zimmermann (Code Charlemagne, Impact Final). A noter la bonne performance de Jeremy Crutchley, en véritable sosie de Gary Oldman, dans la peau d'un fanatique religieux.

48

Avec Lost City Raiders, Jean de Segonzac, téléaste bien coté (il travaille régulièrement sur de nombreuses séries de renom, comme les franchises CSI et Law and Order) réitère ce qu'il avait déjà réussi à faire avec Ice et Mimic 2: offrir au public une oeuvre honnête et divertissante, propre à occuper de façon satisfaisante une soirée télévisuelle. Ce qui est déjà pas si mal au regard des moyens alloués à cette très modeste production.

Critique de publiée le 17 août 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation consciencieuse
  • Un scénario peu sérieux mais divertissant
  • Une interprétation satisfaisante

Que faut-il oublier ?

  • Scénario rempli d'incohérences
  • Un manque de moyens dans les effets spéciaux
  • Guère original

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