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Critique du Film : Lesbian Vampire Killers
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Critique du Film : Lesbian Vampire Killers

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 30 juillet 2009 à 0100

Pieu mieux faire

Depuis le succès (mérité) de Shaun of the Dead, la comédie gore et potache, quelque peu reléguée dans les tréfonds de la série Z durant les années 90, s'est récemment vu accorder un retour en grâce par les producteurs de séries B.  Ainsi, comme Brian Yuzna, Stuart Gordon, Peter Jackson et autres Tony Randel furent les héritiers de Dan O'Bannon durant la grande époque du film gore, nombreux sont les jeunes réalisateurs à suivre aujourd’hui les traces de ces sympathiques dingues que sont Edgar Wright et Simon Pegg. Et parmi eux, il faudra désormais compter sur Phil Claydon, le réalisateur britannique de Lesbian Vampire Killers.

Premier long métrage du cinéaste, Lesbian Vampire Killers, présente un script à la fois peu original – puisqu’il évoque les parodies « horrifiques » produites dans les années 60 par l’Universal -  et très attractif par le mélange de ses divers éléments érotiques, horrifiques et comiques. Dans ce film, les Abbott et Costello des années 2000 se nomment Fletch et Jimmy (interprété par deux célébrités de la TV britannique), deux losers qui se retrouvent, bien malgré eux, avec le destin de l’humanité entre les mains. Fletch cherchait des filles, il va en trouver des tas. Malheureusement pour lui, non seulement ce sont des vampires mais, de plus, elles sont lesbiennes. Jimmy cherchait le calme. Il va découvrir à ses dépends qu’il est le dernier descendant des McLaren, une dynastie de chevaliers qui parvint, il y a longtemps, à neutraliser Carmilla, la Reine Vampire.
Une Carmilla qui n’a pas dit son dernier mot.

Le film accumule donc, comme on l’espérait, des brouettes de gags potaches - parfois accompagnés de séquences horrifiques - et de nombreux plans voluptueux où l’amateur peut admirer de très jolies femmes vampires en déshabillés vaporeux bien mises en valeur par une froide photographie bleutée et des décors gothiques. D’ailleurs, en ce qui concerne la présence féminine, ce film regorge de jeunes beautés, étant donné que nos deux compères sont cernés dans un cottage en compagnie de jeune étudiantes scandinaves un peu écervelées mais, évidemment, très jolies. En fait, dans ce lot de « ravissantes idiotes », seule Lotte (interprétée par MyAnne Buring, la Cally de Doomsday), qui incarne alter ego féminin de Jimmy, a le cerveau plus développé que son tour de poitrine. Hein ? Quoi ? Qui a dit que c’était le personnage féminin le moins intéressant ?

Pourtant, malgré la présence de tous ces éléments loufoques et fripons, indispensables à la construction d’une parodie efficace, la sauce ne prend pas toujours. Les raisons sont faciles à identifier. Tout d’abord, j’ai été très surpris par l’absence totale de gore. Phil Claydon a même choisi de remplacer le sang des vampires – qui explosent quand ils expirent – par un liquide laiteux peu convaincant. Contrairement à Shaun of the Dead, les affrontements entre les héros et les « monstres » ne sont donc pas impressionnants dans le registre graphique, et assez rarement dans le registre « gaguesque ». Tout bien réfléchi, le seul passage très drôle mettant en scène vampires et héros est celui où l’ex-petite amie de Jimmy, transformée en créature de la nuit, se voit planter une hache sur le dessus du crâne. Dans le combat qui se poursuit, à chaque mouvement, elle envoie involontairement le manche de la hache dans la figure de Fletch, ce qui n’a pas manqué de me faire rire. De l’humour slapstick efficace, hélas bien trop rarement vu dans ce film.

En fait, l’efficacité comique du film repose essentiellement sur les agissements potaches et les propos de Fletch, un gros rigolo obsédé, ivrogne et un peu froussard. Le second niveau de lecture, plus sérieux, présent dans Shaun of the Dead, est ici totalement absent et on évolue plus dans le registre des frères Wayans (en moins trash). Hors, si l’acteur (James Corben) se débrouille très bien, ses crétineries très basiques ne suffisent cependant pas à fournir suffisamment de matériaux comiques pour agrémenter la narration dans son intégralité. Conséquence : en manque de gags et de renouvellement, Lesbian Vampire Killers finit par voir son impact comique s’épuiser. Pourtant, il était possible de palier à ce problème : en développant le personnage du Vicaire, par exemple (pour construire une sorte d’équipe de chasseurs de vampire crétins dans le pur style Vampires,vous avez dit vampires?, pourquoi pas ?), où en faisant plus intervenir les villageois. Phil Claydon, lui, a décidé de compenser cette pénurie d’idées en augmentant le nombre de séquences mettant en scène des vampires lesbiennes en chaleur. Une erreur, à mon avis.

Une erreur, oui, car si la référence à la Carmilla de J. Shéridan Le Fanu et aux fiancées de Dracula de Bram Stoker est vraiment bienvenue et plutôt bien filmée, la pudeur du réalisateur empêche un véritable érotisme de s’installer. Ho, rassurez-vous, l’on assiste bien à quelques baisers lesbiens et l’on aperçoit aussi quelques poitrines trop parfaites pour être vraies (amusant, d’ailleurs, le gag de la prothèse mammaire en silicone), mais cela s’arrête là, et la répétition de ces passages timidement filmés finit par devenir lassante, même si cela s’accélère un peu après la résurrection de Carmilla.

En fait, s’il y a un domaine dans lequel Lesbian Vampire Killers ne déçoit pas, c’est celui de la technique. Ainsi, on ne peut nier que la réalisation de Phil Claydon est bien travaillée (on peut cependant détester ce montage très tendance, bourré d’accélérés) et que la photographie est vraiment très réussie. Mention bien également aux effets spéciaux, qu’ils soient numériques ou traditionnels, et aux maquillages spéciaux.

 

La conclusion de

Avec Lesbien Vampire Killers, ne vous attendez pas à retrouver une comédie aussi efficace que Shaun of the Dead. Au niveau comique, le film n’arrive même pas au niveau du récent Dance of the Dead. Par contre, pour ce qui est de la maîtrise technique, il n’y a pas grand-chose à reprocher. En fait, ce qui me gène le plus dans le film de Phil Claydon (qui mérite cependant une nouvelle chance), c’est sa pudeur, tant dans le domaine horrifique et trash que dans le domaine érotique. Edulcorer un produit de ses aspects extrêmes pour éviter les foudres de la censure est une chose, ne pas compenser cette absence par l’introduction d’éléments compensateurs en est une autre…

Que faut-il en retenir ?

  • Bonne maîtrise technique
  • Belle photographie
  • Quelques bons gags
  • De très jolies filles

Que faut-il oublier ?

  • Un comique qui s’essouffle vite
  • Un seul niveau de lecture
  • Un film très sage, sous tous ses aspects

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