75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°6 : Vador nous consulte sans Adblock alors pourquoi pas vous ?
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : The Coffin
The Coffin >

Critique du Film : The Coffin

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 11 juillet 2009 à 1538

Comment faire simple quand l'on peut faire compliqué

The Coffin utilise comme base de départ à sa conception une véritable coutume thaïe qui est « la cérémonie des cercueils » (le Non Loeng Sadorcro).  Au cours de ce rituel de masse, qui se déroule en des lieux consacrés, chaque fidèle se couche dans un cercueil, une fleur à la main et un fil les reliant au monde des vivants, et l’on referme sur le eux le couvercle. Là, dans l’obscurité de ce rite funéraire, la croyance veut que le fidèle  parvienne à se purger de ses malheurs, quels qu’ils soient. Débarrassé de son mauvais karma, le fidèle renaît ensuite à la vie…

Hors, dans The Coffin, le cinéaste Ekachai Uekrongtham prend pour parti de penser que la Mort et le Malheur ne cèdent rien sans contrepartie. Et les héros du film, Sue (atteinte d’un cancer du poumon) et Chris (qui tentait d’oublier son existence passée) vont l’apprendre à leur dépend.  En effet, la jolie Sue va y perdre son fiancé et Chris va amener le malheur sur une ancienne relation amoureuse.

L’idée générale et l’intrigue est donc simple et facilite la mise en scène de séquences angoissantes lorsque les deux jeunes gens voient apparaître des fantômes menaçants (pourquoi menaçants, d’ailleurs, on se le demande parfois) dans leur univers. Car, oui, The Coffin est encore une histoire de spectres asiatiques, plein d’apparitions soudaines destinées à faire sursauter le spectateur. Hélas, le système est aujourd’hui tellement usé qu’il ne fonctionnera que sur les moins habitués à ce type de films.

 

Ekachai Uekrongtham essaie également de noyer cette histoire très simple dans une narration ambiguë et pleine de mystères, à la manière d’une enquête ésotérique (qui ne manquent pas de quelques incohérences). Nombreux sont les moments où, en cours de métrage, l’on ne sait plus trop comment appréhender les évènements. A ce moment, l’on peut se dire, avec raison, que c’est un critère de qualité, prompt à éveiller notre intérêt, à captiver l’attention. Oui, mais voilà, lorsque l’on assiste à la révélation finale (vite expédiée, d’ailleurs), qui débouche sur une explication d’une simplicité absolue, l’on a la désagréable sensation d’avoir été un peu baladé et trompé sur la valeur de la marchandise.

Au niveau technique, la réalisation, si elle est assez commune et sans grande personnalité, est très soignée et amène une lecture agréable. On retient notamment l’excellente qualité de la photographie, qui tire sur un très joli bleu velouté (qui fait ressortir l’écarlate dans les rares séquences sanglantes) et de très beaux décors naturels. La double trame est également assez bien gérée et l’on bascule sans trop d’efforts de l’histoire de Chris à celle de Sue. Deux fils narratifs qui, bien entendu, vont finir par se rejoindre et fusionner.

A niveau de l’interprétation, The Coffin réunit un casting de qualité avec la présence de deux starlettes asiatiques, la thaïlandaise Napakpapha Nakprasitte et la hongkongaise Karen Mok. Si la première ne joue qu’un rôle de soutien et apporte juste un nom pour attirer dans les salles le public thaïlandais, la seconde interprète de manière très convaincante le rôle de Sue, une jeune femme atteinte d’un cancer et qui juge injuste sa condition injuste et immorale (c’est d’ailleurs ce détail qui va attiser en elle un sentiment de culpabilité quand son fiancé va trouver la mort). Enfin, il est a noté aussi que c’est Ananda Everingham –un comédien d’excellente réputation (Shutter) – qui interprète Chris à travers une performance convaincante, tout en retenue.

La conclusion de

Avec The Coffin, Ekachai Uekrongtham part du principe du “pourquoi faire simple quand l’on peut faire compliqué?”. En effet, à partir d’une intrigue faussement complexe, le cinéaste construit un film de fantômes finalement assez banal. Reste que la réalisation est soignée, la photographie excellente et que l’interprétation est suffisamment de qualité pour que l’on s’intéresse au sort des personnages.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario faussement complexe
  • Toujours les mêmes artifices pour faire sursauter le spectateur
  • Peu sanglant

Que faut-il oublier ?

  • Une idée de départ originale
  • Une réalisation soignée
  • Un casting de qualité

Acheter The Coffin en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de The Coffin sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+