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Critique du film : Alien vs. Alien [2009], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 24 juin 2009 à 23h12

Duel à Roswell

Après un combat aérien entre deux vaisseaux spatiaux en CGI sortis tout droit d’un jeu vidéo des années 90, l’un d’entre eux s’écrasent mollement dans la forêt proche de la zone 51. S’en suit alors une poursuite dans les bois entre un gentil extraterrestre - revêtu d’une combi de moto et casqué d’un aquarium - et un méchant, équipé d’une salopette invulnérable, d’un œil électronique probablement piqué à un borg de Star Trek et une armure en latex deux fois trop larges pour lui.

Tout en fuyant le méchant alien, le gentil alien (tous deux sont évidemment des comédiens cachés sous des panoplies cheap) arrive à son lieu de destination : la base 51. Là, il va mettre hors d’état de nuire une poignée de militaires en uniformes de gardes forestier et pénétrer dans la base ultrasecrète pour y récupérer un ancien artefact (récupéré lors du crash de Roswell). C’est alors que surgit le méchant alien qui, à travers le seul effet gore du film, réduit la faible résistance humaine à néant et tente, en vain, de s’emparer, lui aussi de l’artefact. On se doute alors que l’objet entreposé ici depuis 60 ans revêt une grande importance…

Dans sa fuite, le gentil alien va rencontrer Jake, un ancien scientifique militaire qui, comme par hasard, travaillait sur l’analyse de l’artefact avant de se faire virer. Après les présentations d’usage, le gentil alien, nommé Kronnan, ôte son casque (ben vi, l’on a beau être extra-terrestre, l'on n’en respecte pas moins l’étiquette) pour dévoiler son visage… carrément humain – seuls ses yeux sont équipés de lentilles, afin de rendre le personnage exotique.

Kronnan explique alors à Jake que l’artefact est un système de codage pour contrôler une bombe de conception alien extrêmement puissante, entreposée non loin d’ici. Mais Kronnan est un crétin de l’espace, il ne sait pas comment utiliser l’artefact et il a besoin de l’aide de Jake et de son ancienne assistante, la blonde Monica, tous deux spécialistes en la matière. Tous les trois, ils vont essayer d’atteindre la planque où est dissimulée la bombe, afin de la désactiver avant qu’il ne soit trop tard.

Mais le méchant alien, un bioméca nommé 12OP1 – de suite, c’est moins glamour -, se trouve des alliés dans les forces armées qui ne pigent rien à la situation et qui tirent dans le tas (comme d’habitude). Le passage le plus « musclé » du film se produit lorsque Kronnan affronte en duel 12OP1 dans la rue principale de Roswell, tous deux complètement indifférents aux tirs des militaires. Si Kronnan ne parvient pas à mettre hors d’état de nuire le cruel 12OP1, il parvient cependant à lui échapper.

C’est alors que Jake fait montre de la plus totale stupidité. Alors qu’il a vu 12OP1 massacrer soldats et passants, le jeune scientifique se laisse embobiner par le mercenaire. L’esprit probablement embué par les excès alcoolisés, Jake accepte de conduire le méchant alien vers Kronnan. Quand il réalise son erreur, il est trop tard : Kronnan est grièvement blessé et Jake doit, aidé par Monica, prendre alors les choses en main, c'est-à-dire désamorcer la bombe !

Bourré d’incohérences, le film de C. Roma pèche également par la présence de  créatures aliens vraiment pas crédibles. A croire que l’univers n’est peuplé que d’espèces « intelligentes » humanoïdes et c’est dans le design de ces extra-terrestres que se trouve l’aspect le plus décevant du film. Les effets CGI sont également très cheap - parfois à la limite du ridicule - et l’absence presque totale d’effets sanglants achève de donner à cette oeuvre une allure de production télévisuelle fauchée. Derrière la caméra, le réalisateur C. Roma se contente de faire le minimum syndical. Apparemment conscient de la médiocrité du script, il enchaîne les plans sans génie, entraînant souvent son métrage dans le registre de la série Z.

Noyés dans cet océan de médiocrité, les comédiens sont soit complètement à la ramasse, soit absolument indifférents. Jason London, qui s’est vu confier le rôle principal, est d’une fadeur affligeante et continue son lente descente dans les enfers du DTV. Gigi Edley, qui interprète Monica, n’est guère plus à son avantage, en raison d’un personnage au profil psychologique rachitique. Quand à Jahidi White, qui incarne Kronnan, il est aussi expressif (et impressionnant) qu’un vieux grille-pain débranché.

 

La conclusion de à propos du Film : Alien vs. Alien [2009]

Nicolas L.
15

Alien vs. Alien est un DTV fauché qui, pris au dixième degré, peut apparaître comme amusant. Il est donc conseiller de le consommer lors de soirées entre potes, accompagné de quelques bières et de pizzas. En dehors de cela, il n’y a pas grand-chose à en tirer.

Que faut-il en retenir ?

  • Marrant au dixième degré

Que faut-il oublier ?

  • Scénario idiot
  • Réalisation sans relief
  • CGI médiocre
  • Interprétation insipide

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