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La dynastie des dragons >

Critique du Téléfilm : La dynastie des dragons

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 9 juin 2009 à 16:16

Marco Polo vs les dragons

Dans la Chine d'un XIIIème siècle uchronique (je pourrai dire bordélique, mais je préfère rester poli), Géronimo est le pote de l'empereur, un sosie de Fu-Manchu coiffé d'un barbecue. Mais ce grand amour, qui sème la joie dans les allées et la cour d'une Cité Interdite de polystyrène, ne va pas durer. En effet, cette idylle est brusquement gâchée par l'arrivée de Marco Polo et de ses amis, une bande de très bruyants et sympathiques occidentaux vêtus de costumes piqués dans la garde-robe d'un tournage peplum.

L'empereur Ming (il me semble que la dynastie régnante à l'époque de Marco Polo est celle des Yuan de Kubilaï, mais bon...) ne peut résister à ce bol d'air exotique, fait de sourires Pepsodent, de brushing impeccables et de propositions d'accord commerciaux alléchants (probablement de l'import de gel Studio Line vénitien et de brosses à dents électriques) et, de fait, attise la rancoeur d'un Geronimo fou de jalousie. C'est ainsi que, pendant que l'empereur et ses convives italiens admirent un très luxueux spectacle - pyrotechnie numérique cheap et dragon de papier dansant la carmagnole -, le pauvre conseiller éconduit se rend dans un temple, saisit un caillou en plastique translucide, fait semblant d'y répandre son sang en se tailladant la paume avec un couteau en plastique, et invoque... deux gigantesques dragons.

Bizarre, ces dragons, d'ailleurs. En place et lieu des vénérables dragons chinois auxquels l'on était en droit de s'attendre, ces deux créatures aux ailes mitées (ils devaient être remisés, sans naphtaline, dans un coin poussiéreux depuis vachement longtemps pour être dans un pareil état) évoquent plutôt nos bons vieux cracheurs de feu estampillés Donjons & Dragons. Bref, même si l'on ne comprend pas vraiment comment Geronimo a pu piquer une pierre magique dans le placard à artefacts du mage Elminster, les faits sont là: l'ancien ministre va pouvoir assouvir sa vengeance en tuant Marco Polo et ses amis!

S'en suit alors l'attaque des dragons. Des lézards volants déglingués mais finalement très précis (comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences) qui parviennent, par leurs souffles incandescents, à mettre feu à leurs cibles humaines, tout en évitant d'incendier des décors (loués à grands frais) au sol tapissé de paille. Avouez qu'il faut le faire! On se demande alors ce qu'il va advenir des explorateurs quand l'empereur, saisissant la pierre d'invocation, parvient à surmonter sa crise de rhumatisme et renvoie dans leur dimension les deux dragons.

Et c'est chargé de présents (en fait, non, il ne repart finalement qu'avec un tonneau de poudre qui se révèlera, nous le verrons, insubmersible), que Marco Polo entame la longue route qui va le ramener au pays, accompagné de ses amis et d'un Subotaï de circonstance, qui s'est mis en tête de protéger la vie du grand explorateur. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que Geronimo est parvenu à s'échapper, qu'il a récupéré la pierre et a lancé les deux dragons à leurs trousses (oui, oui, ses gardiens étaient de véritables crétins incompétents).

On va aussi se rendre compte que Marco Polo va passer par des routes improbables pour rentrer chez lui. Fi de la Route de la Soie, l'homme a décidé d'éviter les grands axes. Ses pas l'amènent donc à rencontrer les membres très querelleurs d'une tribu amazoniennes (ou bornéennes, je n'ai pas pu déchiffrer les symboles gravés sur leurs boucliers d'hoplites recouverts de crasse)  vivants dans une fidèle réplique du camp de Babaorum. Capturés par ces individus peu fréquentables - de véritables maniaques de l'empalement -, les gentils explorateurs (toujours aussi élégants, ahhh, ces italiens!) ne doivent leur survie qu'à l'attaque des deux dragons qui, cherchant à cramer Marco, font dans l'incinération de masse. Profitant de la confusion, Marco Polo et ses amis survivants fuient alors dans le jardin situé derrière la maison du producteur. Sans ressources, désarmés, les explorateurs, souffrant de la faim (malgré la présence d'arbres fruitiers en arrière plan), essayent de regagner leur patrie tout en fuyant l'ire des dragons et de Geronimo.

Des dragons qui en profitent pour semer la désolation sur leur route (dans l'esprit du spectateur, il a bien longtemps que c'est déjà fait). Ils rôtissent ainsi tous les habitants d'une petite communauté, sauf la fille d'un forgeron assez stupide pour attaquer armé d'une simple épée une créature en vol (à cette occasion, l'on a la joie d'assister à l'une des morts les plus cons, et les plus drôles, de l'histoire du cinéma). Au début un peu mutine, la fille, prénommée Ava, s'accroche alors aux basques de Marco Polo - qui a apparemment un sens de la séduction aussi aiguisé que celui de l'orientation -, de son frère Giovanni, de Subotaï et de quelques figurants destinés à finir en en-cas pour dragons.

Enfin, après avoir essuyé un naufrage (encore un coup des dragons!) qui a vu se produire la disparition des derniers seconds couteaux et l'explosion de navire la plus pixellisée du monde, Marco Polo arrive à Ithaque... euh... à Venise. Une Venise étrange, faite d'antique en toc, construite sur une colline. Ben, finalement, peut-être que cette ville n'est pas Venise, et que Marco n'est pas Polo. En fait, on n'est plus sûr de rien, sauf que ce film est une merde. Bref, Marco (pas)Polo prévient le roi Ménélas (ou Hérode, tout le monde s'en fout) qu'il est poursuivi par deux dragons et un apache. Bien entendu, on les prend pour des fous (seul passage crédible de tout le métrage), lui et le scénariste, et le roi s'en va vaquer à d'autres occupations plus utiles, comme une partie de baseball avec des Incas, par exemple. Pendant ce temps, Giovanni Polo se rend dans sa luxueuse propriété (une cabane pourrie sur la plage) pour y apprendre qu'il est cocu et que son fils est autiste (ou joue vraiment très mal).

Sale temps pour les Polo.

Comme on pouvait s'y attendre, les dragons prennent la population de (pas)Venise au dépourvu. tant mieux, la viande est plus délectable quand elle est bien saisie (même de surprise) doivent alors penser, en se léchant les babines, les reptiles géants. Ils commencent par brûler la femme adultère (bien fait, salope!) puis allument des petits feux un peu partout autour de la ville (sûrement une tactique indienne que leur a enseignée Geronimo). L'affrontement final entre Marco Polo, aidé de son frère et de Subotaï (tous deux perdront héroïquement la vie), est alors terrible. Heureusement que, dans le feu (c'est le cas de le dire) de l'action , l'un des dragons croque Geronimo - au cours d'une jolie séquence gore - et que la magie va finalement avoir raison des créatures.

The End.

Ouf.

10

Dire que cette Dynastie des Dragons est mauvais est un euphémisme. A part les dragons, convenablement modélisés et animés, et quelques effets gore (numérisés mais rigolos), il n'y a rien a sauvé de cette production fauchée dotée d'un scénario d'une rare stupidité et d'effets spéciaux ridicules. Même les comédiens, absolument insipides, respirent l'ennui et la médiocrité. Reste que, en faisant preuve d'une certaine distance, on peut éventuellement s'amuser de tant de bêtise.

Critique de publiée le 9 juin 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Drôle au dixième degré
  • Quelques effets gore amusants
  • La modélisation des dragons

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide
  • Interprétation insipide
  • Effets spéciaux ridicules

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