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Critique du Film : Killer Hacker
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Critique du Film : Killer Hacker

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 27 mai 2009 à 1652

Sexy Girl vs les Tripoteurs d'ADN

Michelle vit dans l'exigu appartement d'un univers de jeu vidéo vintage désigné sous le nom d'Olympia. Michelle est une superbe asiatique, au corps sculptural et fashion victime à l'extrême. Quand Michelle marche, elle se déhanche comme un modèle sur un podium. Et quand Michelle se baisse, elle ne plie pas les genoux comme un fille bien. Non, Michelle écarte les cuisses de manière à ce que l'on puisse bien admirer ses formes moulées par une très sexy tenue de cuir.

Mais contrairement à ce que l'on pourrait logiquement penser, Michelle n'est pas la showgirl d'un Las Vegas cyberpunk. Michelle est une redoutable exécutrice, une tueuse sans pitié (mais à la mèche impeccable) habile dans l'usage des armes à feu comme dans les disciplines de corps à corps qu'elle exécute à travers de magnifiques séquences en bullet time. Sa tache est d'éliminer les shylocks, des criminels qui suppriment leurs victimes en les transformant en plats de spaghettis à la Bolognaise façon CGI pourrie.

Michelle a deux gros pistolets mais aussi un frère: Jackie. Un véritable boulet, celui-là. Un loser qui dilapide l'argent honnêtement gagné par sa soeur dans des parties de poker organisées par les fameux shylocks (qui, comme on va le voir sont aussi des urophiles). Evidemment, il va trouver moyen d'accumuler des dettes. Alors, afin de trouver un peu de liquidité, il cambriole l'appartement de leur voisin, un "bogosse" un peu zarbi qui utilise comme ordinateur un vieil Atari ST plein de crasse. Mais, sous son apparence anodine, ce voisin, nommé Christian, cache un secret: il est l'inventeur du Transcodeur, un gant de cuir tout moisi, garni de petits bouts de ferraille, capable de recoder instantanément l'ADN de son porteur. Aujourd'hui, Christian se cache dans ce quartier populaire, fuyant de vilains mégalomanes mutants qui veulent utiliser ce gant afin de dominer ce monde grand comme mon placard.

Donc, en volant le Transcodeur, Jackie la loose se retrouve avec le gentil scientifique et les psychopathes aux fesses, sans compter que les truands - qui ne désespèrent pas de se venger à défaut de récupérer leur argent - s'acharnent à le poursuivre. Il va donc se réfugier dans les jupes de sa soeur qui, à grand coup de savates dans la tronche et de balle dum-dum dans le buffet (le tout bien entendu, filmé en bullet time), va se pencher à régler le problème. Mais l'on a beau être tueuse, l'on en est pas moins une femme sensible... et l'amour va s'en mêler.

Accouché par un créateur de comics, librement adapté de l'une de ses oeuvres, Killer Hacker est un film d'action SF qui, par sa thématique et son atmosphère, nous ramène une génération en arrière, à l'époque le genre cyberpunk mettait en avant des sociétés sombres et anarchiques, ou l'homme, asservi par la machine, esclave des réseaux d'informations câblés, étaient en lutte continuelle pour assurer sa survie. Avec l'évolution technologique, et notamment le développement des réseaux cellulaires et l'accélération de processus de miniaturisation informatique, cette vision est devenu quelque peu obsolète. Les réalisateurs, au fait de cette évolution, ont suivi le mouvement... Sauf Pearry Reginald Teo.

Fier de son sujet, ce dessinateur improvisé (et c'est vraiment le mot juste) réalisateur essaye de faire revivre à travers son Killer Hacker les émotions de Blade Runner, oubliant que depuis, dans le genre, il y a eu Matrix et Equilibrium. De plus, non seulement il ne réalise pas que tout ce qu'il veut nous montrer fait office aujourd'hui de vieux cliché, mais il s'obstine à appliquer à son métrage une ridicule esthétique "cuir et latex" à la limite du fétichisme. Le tout à travers une photographie terne, aux couleurs baveuses.

Si encore le scénario relevait le niveau! Mais non, même pas. L'histoire est très basique, bourrée de poncifs et habitée par des personnages stéréotypés (mention spéciale au chef des truands, aussi stupide que vulgaire) absolument pas attachants. Oh, bien sûr, régulièrement, Pearry Reginald Teo tente de nous séduire avec des séquences mettant en avant les quelques atouts du film; la plastique d'une Bai Ling quadragénaire mais toujours aussi belle qu'il cadre sous tous les angles (on même droit à l'inévitable scène de la douche filmée au ralenti) et quelques jolies cinématiques matérialisant la ville en plan d'ensemble. Il ose parfois les comportements choquants; Michelle abat sans remords des adversaires neutralisés, le chef des Shylocks urine sur les mauvais payeurs en proférant des tirades mémorables ("Tu boufferas la merde qui sort de mes fesses jusqu’à en étouffer et en crever").

 

Mais tout cela est bien maigre en regard de la laideur et de la crétinerie du reste! Il faut bien signaler que Pearry Reginald Teo n'a pas les moyens de ses ambitions. Ni artistiquement (les lignes de dialogue ne sont même pas dignes du pire nanar de Steven Seagal), et encore moins techniquement puisque avec seulement un budget de trois millions de dollars, il n'a pu convenablement finaliser ce film conçu presque totalement sur fond vert. Avec ses nombreux inserts numériques calamiteux (et hideux!), Killer Hacker souffre de la comparaison avec Sin City ou 300, c'est certain. Il atteint à peine le niveau de qualité d'un luxueux téléfilm.

La conclusion de

Killer Hacker est le premier long métrage de Pearry Reginald Teo qui a apparemment décidé d’épouser la carrière de cinéaste. Pour réussir cette entreprise, il va falloir qu'il fasse preuve d'un plus d'humilité et de mesure, et surtout d'inventivité. Sinon, il risque fort de retomber dans les travers qui font de Killer Hacker un nanar peu réjouissant, un film raté mis en forme par un cinéaste qui se prend vraiment trop au sérieux.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques belles cinématiques
  • Une volonté de bien faire

Que faut-il oublier ?

  • Scénario simpliste et brouillon
  • Esthétique ridicule
  • Effets visuels perfectibles
  • Interprétation médiocre

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