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Critique du film : Psychose Phase 3 [1980], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 7 mai 2009 à 16h27

Un lourd et sulfureux héritage

Margaret Walsh et Pete Danner, un couple de jeunes américains, sont les victimes d'un accident de la circulation lors d'un séjour en Angleterre. Leur moto étant temporairement inutilisable, ils acceptent l'invitation de lord Jason Mountolive, un hobereau local; celui-ci leur propose de les héberger dans son manoir, le temps que leur engin soit réparé.

Une fois arrivés sur les lieux, Margaret et Pete s'aperçoivent qu'ils ne sont pas les seuls invités quand, soudain, lord Mountolive s'éclipse mystérieusement. Des accidents mortels commencent alors à se produire parmi les convives, et le couple en arrive à se demander si leur présence en cet étrange demeure est vraiment le fruit du hasard...

Nous sommes dans la deuxième moitié des années 70. La mode est au thriller sulfureux, au film d'atmosphère satanique, à L'Exorciste et à La Malédiction. Et comme d'habitude, à chaque fois qu'un genre devient industrie de grande consommation, l'on assiste à l'apparition d'une multitude d'oeuvres dédiées, d'un niveau de qualité très variable, et surtout,  de la part des grands studios qui y voient là une garantie de rentabilité, à sa neutralisation par phagocytose et à sa vulgarisation.

The Legacy (oubliez le titre débile français Psychose Phase 3, qui n'a aucun sens logique) se situe en plein dans cette mouvance filmique mettant en scène évènements paranormaux et occultes. Avec son casting de grand luxe (Sam Elliott, Katharine Ross, la rock star Roger Daltrey, Charles Gray), son réalisateur expérimenté (Richard Marquand), ses valeurs sûres (Jimmy Sangster au scénario, Alan Hume à la photographie), le film - produit par l'Universal - nous propose une histoire tordue construite à partir d'une mystérieuse série de meurtres semblant directement inspirée des Dix Petits Nègres... dans laquelle sont glissés de nombreux éléments propres aux films d'épouvante sataniques.

La structure est donc classique et commercialement très calculée, ce qui pourrait sembler complètement obsolète et ultra-prévisible, et donc entraîner le film dans la redite sans intérêt et le spectateur dans les tréfonds de l'ennui. D'ailleurs, le début du film tente à nous conforter dans cette crainte, avec une mise en place absolument kitch appuyée par une musique pop insupportable. La tentation de changer de chaîne ou d'ôter le DVD du lecteur se fait alors si forte qu'il devient, au bout de dix minutes de visionnage, très difficile d'y résister. Heureusement, les plus tenaces (ou les plus masochistes) seront récompensés...

Car The Legacy, malgré son scénario à l'intrigue un peu tirée par les cheveux, n'est pas vraiment mauvais. En fait, le film commence réellement à décoller, et devenir intéressant, lorsque Margaret et Pete arrivent au manoir, c'est à dire au bout de 15 minutes de métrage. On assiste alors à la mise en place d'une atmosphère étrange et presque angoissante, mariage entre la classique épouvante feutrée de la Ghost Story britannique et la rudesse de traitement des films d'horreur américains au concept hérité de Rosemary's Baby. De plus, le mystère est assez bien entretenu, les meurtres sont graphiquement intéressants, et la curiosité du spectateur est bien attisée par quelques séquences assez intrigantes comme celle où le couple tente en vain de fuir le domaine de lord Jason Mountolive (il semble tourner en rond dans un univers magiquement clos). Bref, c'est à la fois étrange et assez accrocheur.

Le film n'est cependant pas exempt de défauts. Tout d'abord: la musique. Omniprésente, agaçante, elle pourrit l'ambiance du film et brise l'impact de bon nombre de séquences se voulant inquiétantes. Ensuite, le script peine à convaincre dans le domaine de la crédibilité, notamment dans la justification du modus operanti satanique. Le principe de désignation des victimes de ces sacrifices sanglants - construit sur le principe de l'expiation - apparaît comme un peu forcé, d'autres solutions, nettement plus aisées, nous sautant aux yeux. A cela, il convient d'ajouter la présence d'éléments occultes un peu trop extravagants et qui finissent par devenir un peu ridicules. Par contre, la fin, totalement amorale et surprenante, met un terme au métrage de la meilleure des façons.

La conclusion de à propos du Film : Psychose Phase 3 [1980]

Nicolas L.
47

Avec son atmosphère étrange, fruit de plusieurs influences (ghost story britannique, film satanique américain, drama télévisé, krimi), The Legacy, malgré de nombreux défauts structurels et une bande originale horripilante, est un film plutôt intéressant à visionner. On évolue certes loin des grands standards comme Rosemary's Baby, L'Exorciste, la Malédiction ou Le Fantôme de Milburn, mais il est certains que le film de Richard Marquand se doit d'être vu au moins une fois.

Que faut-il en retenir ?

  • Une atmosphère étrange
  • Un mystère assez bien entretenu
  • Des meurtres intéressants
  • Un dénouement surprenant

Que faut-il oublier ?

  • Techniquement assez neutre
  • Musique horripilante
  • De nombreux incohérences et questionnements insatisfaits

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