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Critique du Téléfilm : Kraken - Le monstre des profondeurs
Kraken - Le monstre des profondeurs >

Critique du Téléfilm : Kraken - Le monstre des profondeurs

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 22 avril 2009 à 1839

Encornet géant et trésor en toc

Dans une région que je ne suis pas parvenu à situer - mais qui n’a pas vraiment l’air très reculée –, au sein des eaux d’un détroit exigu, sévit une créature gigantesque: un Kraken. Ce monstre mythologique, que les autochtones et les aventuriers s'obstinent à nommer calamar (vive les doublages français, qui font la joie des amateurs de nanars!), sème, depuis des lustres, la terreur. Et cela dans la plus totale indifférence des autorités et de la communauté scientifique. Surprenant. En effet, on a bien du mal à comprendre comment il soit possible que cet incroyable animal, en chassant dans une zone si limitée, puisse être encore en vie!

Selon la légende, ce kraken, monstre de ces profondeurs pas si profondes que ça, garde un trésor légendaire. Là encore, distrait par mes très dissipés voisins de canapé, je n'ai pas vraiment compris grand-chose aux explications « scientifiques » délivrées par quelques protagonistes avisés au fil du métrage, hormis que ce masque de cérémonie en latex et ce gros joyau en plastique bleu étaient tous deux d'origine troyenne. Bref, pour faire court, sachez que nombreux sont ceux qui l'ont cherché (le trésor, hein, pas le kraken, il faut suivre, les gars!) et les rares qui ont survécu aux attaques du monstres sont revenus bredouilles.

Pourtant, Nicole, une jeune et jolie (oui, comme le magazine) blonde en bikini, docteur en archéologie et plongeuse émérite, n'a aucun mal à le trouver, ce fameux trésor perdu, avec l'aide de deux post-ados en pleine poussée hormonale et d’un GPS grand public. Malheureusement, ils vont tomber aussi sur le gardien, ce gigantesque calmar géant qui, après avoir décapité un captain Igloo imberbe (si, si !), va les empêcher, de ses terribles tentacules en CGI, de récupérer les bijoux d’Hélène et Paris (pas Hilton, mais le prince troyen).

Penauds, orphelins d'un commandant de bord, leur bateau immobilisé suite à une très grosse avarie (une durite bouchée), les trois jeunes gens, désabusés, se retrouvent alors oisifs dans un port situé à deux encablures des lieux d'exploration. Là, ils vont rencontrer Ray, l'archétype (presque) parfait du héros avide de vengeance. En effet, Ray est cet enfant qui, dans la séquence d'ouverture, a vu ses parents dévorés par la créature et qui, devenu adulte, est bien décidé à la transformer en chair pour beignets. Notre héros (incarné par un Charlie O'Connell plus fade que jamais) a d’ailleurs fait des plats à base d’encornets son ordinaire, ce qui nous donne l’occasion de voir une très amusante séquence où il dévore avec hargne ce qu’il considère peut-être comme l’engeance de son ennemi mortel. Ha ! Ha ! Ha ! Quel con ! Bref, tout ça pour dire que, tel Achab traquant Moby Dick, Ray, voyant là l’occasion d’affronter sa Némésis, leur propose ses services… qu'ils ne peuvent refuser car sinon il n’y a plus de film.

C'est alors que surgit le grand méchant! Un milliardaire grec discret (son navire est une véritable poubelle flottante) interprété par un Jack Scalia en total free style. Accompagné de ses deux body guards - un monsieur muscle complètement idiot et une athlétique brune muette qui tente en vain de lancer des regards méchants (le mythe de la dominatrice n'est pas loin) -, ce monsieur Rastapoloulos, cigare au bec, se pose comme un très sérieux (sic) concurrent dans cette périlleuse course au trésor. On devine bien entendu de suite que ces débiles aux comportements absolument incohérents vont finir dans l'estomac de l'octopus longilus (cherchez pas, j’ai inventé le terme).

On s'oriente alors vers un récit très prévisible calqué sur celui de Alerte aux requins (les grecs remplaçant les russes et le calmar les requins ; il faut quand même oser!) où deux équipes de plongeurs s'affrontent devant l'arbitrage du kraken goulu qui, bien entendu, ne fait aucune distinction entre les gentils et les méchants. Evidemment, comme c'est toujours aussi incohérent, c'est toujours aussi drôle. La séquence la plus débile est peut-être celle où les héros naufragés attendent dans les eaux l'arrivée d'un hélicoptère de secours alors que l’on voit nettement derrière eux la côte, qui se trouve à une distance suffisamment raisonnable pour être franchie à la nage. Même constat lorsque le navire des méchants est attaqué par le kraken. Il suffirait que l’un de ces crétins pense à aller faire échouer l’embarcation sur la plage toute proche pour que tout le monde sauve sa peau (à moins que l’animal mute et, équipé de pattes, ne les poursuive à terre ; ce qui aurait d’ailleurs été amusant). Et bien non, ils décident d’essayer de tuer le monstre comme s’il cela était leur seule chance de salut.

Au niveau technique, les effets spéciaux, essentiellement à base de CGI, sont de qualité moyenne. La créature est souvent présente à l’écran (ce qui est déjà pas mal), en plan d’ensemble comme en plan serré, au cours de séquences sous-marines guère spectaculaires mais pas si mal foutues que ça, ainsi que dans quelques scènes où elle émerge de l’eau pour attraper ses proies directement sur les navires. Le gore, hélas, est quasiment absent, ce qui prive le film d’une étiquette bis qui lui aurait fait pourtant le plus grand bien (à noter que le métrage n’est, de plus, pas polisson du tout,Victoria Pratt et Kristi Angus adoptant des attitudes très respectables, même si elle sont presque tout le temps en maillot de bain). La réalisation de Tibor Takács est, elle, vraiment trop molle. Le rythme se traîne, les séquences d’action manquent de nervosité et les mises en situation ne sont que des passages dialogués d’une totale platitude. Bref, c’est du travail de commande, réalisé sans passion par un cinéaste qui, autrefois, nous amusait vraiment avec ses b-movies fauchés mais fun (chez Charles Band, notamment).

La conclusion de

Produit par Avi Lerner, mogul de Nu Image, et réalisé par Tibor Takacs, un faiseur servile, Kraken est un navet. Il est juste sauvé du pilori par un humour involontaire, conséquence directe d’un scénario bâclé, et des effets spéciaux acceptables mettant en scène un calmar géant. Et comme j’aime bien les calmars géants... En fait, j’aime bien tous les animaux géants… Surtout quand ils sont mal faits.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences involontairement drôles
  • Le calmar géant

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans originalité, bourré de poncifs
  • Réalisation insipide
  • Interprétation terne

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