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Critique du Téléfilm : Morphman
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Critique du Téléfilm : Morphman

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 avril 2009 à 1430

L'attaque des douves mutantes

Un jeune vétérinaire s'installe dans une petite bourgade dont l'économie est bâtie sur l'élevage de bovins. Lors de ses premières consultations, il est alerté par la présence de parasites inconnus dans le bétail. Mais les agriculteurs et le propriétaire de l'abattoir voisin ne tiennent pas compte de ses avertissements, pensant plus à leurs éventuels profits qu'à la santé de leurs concitoyens...

OGM, manipulations génétiques, farines animales, toutes ces techniques destinées à augmenter la production agricole - et la rentabilité de cette activité - sont aujourd'hui au coeur de bon nombre de films de science-fiction.  Reflet d'une évidente inquiétude exprimée par l'opinion publique, ces oeuvres travaillent le subconscient des spectateurs de la même manière que le faisaient, dans les décennies précédentes, les films construit à base de catastrophes nucléaires ou d'invasions de diverses forces rouges, venues de Mars ou d'ailleurs. Morphman fait donc partie, avec ses clichés et son scénario prévisible, volontairement alarmiste et moralisateur, de cette catégorie de b-movies très en vogue; du pur cinéma d'exploitation à la limite de la redite (le script fait d'ailleurs énormément penser à celui d'Isolation).

Produit par Nu Image, Morphman fait aussi partie d'une collection que je baptiserai "machinman... ou choseman... ou biduleman"; une série de films direct-to-video de piètre qualité mais - pour peu qu'on les aborde au dixième degré - assez souvent divertissants comme Mosquitoman, Snakeman, Sharkman, etc.  Leurs scripts s'attardent en général à nous narrer l'histoire improbable d'un homme ayant subi une manipulation génétique qui l'a transformé en homme-bête. Evidemment, cette créature monstrueuse finit toujours par échapper au contrôle de ses créateurs (qui seront d'ailleurs souvent ses premières victimes), pour filer dans la nature et y semer terreur et atrocités.
Tous... sauf Morphman...

Car, en fait, le film de Tim Cox, malgré son titre trompeur (on lui préférera ainsi Larva, son autre intitulé, nettement plus évocateur), ne parle pas du tout d'hommes mutants. L'intervention scientifique sur un organisme vivant est bien présente mais elle se situe au niveau de l'alimentation animale. Un  nutriment modifié qui, une fois ingéré par les bovins, donne naissance à des douves du foie mutantes. Les parasites se mettent alors à croître très vite pour, telles des larves aliens, s'extraire violemment du corps de leur hôte sous la forme de créatures ressemblant à un mélange entre une énorme chauve-souris et une toile goudronnée . Notons également que tous ceux qui mangent la viande de ces animaux malades (d'où la présence d'une très bien vue séquence de barbecue géant) se voient également infectés par ces parasites. Voilà pour le pitch, reste à voir comment Tim Cox a traité le sujet.

Après une mise en place très classique - un jeune étranger arrive en un lieu reculé et y découvre un terrible secret - destinée à nous présenter les différents protagonistes de l"histoire, Tim Cox passe aux choses "sérieuses" et nous offre, à travers une réalisation efficace et bien rythmée, une pure série B de divertissement. Je dois avouer que j'ai été heureusement surpris par ce récit peu crédible mais bien mis en forme, riche en effets gore avec ses explosions de bétail et de corps humains (la séquence de l'hôpital étant la plus réussie) et des inserts CGI plutôt corrects car assez discrets. Le film ne comporte en fait que peu de temps morts et la montée en puissance est assez bien gérée;  la ville finissant par être envahie par ces espèces de chauve-souris pataudes et voraces, scènes de panique en sus.

J'ai été également surpris par la qualité de l'interprétation. En effet, hormis la prestation totalement atone de la blondasse permanentée Rachel Hunter, Morphman est servi par un casting plutôt convaincant. Dans le rôle principal, Vincent Ventresca est très à l'aise dans la peau d'un jeune médecin consciencieux  et sympathique.  Dans sa lutte contre les monstres, il est aidé par une sacrée figure de la série B, William Forsythe, qui incarne ici l'homme fort du duo de manière impeccable et qui est, une fois n'est pas coutume, un gentil. Enfin, dans le rôle du chef d'entreprise vil et cupide, on trouve un David Selby (qui ressemble, je trouve, de plus en plus à Jeremy Irons... à moins que cela ne soit l'inverse) en grande forme, qui, sans forcer, parvient à rendre son personnage à la fois détestable et charismatique.

La conclusion de

Morphman, ou Larva, c'est comme vous voulez, est sans nul doute le meilleur film de cette série de "machinman", même si son script peut être justement considéré comme hors sujet. Il s'agit en effet d'une sympathique petite série B de science-fiction horrifique sans grande originalité mais plutôt bien réalisée et interprétée. Bref, de quoi passer une divertissante soirée télé... et c'est bien là l'essentiel quand on se penche sur ces produits.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation efficace
  • Effets spéciaux convenables
  • Interprétation - en général - de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans originalité et riche en clichés
  • Un produit sans autre ambition que de nous faire passer un moment

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