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Critique du Téléfilm : L'instinct du chasseur
L'instinct du chasseur >

Critique du Téléfilm : L'instinct du chasseur

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 12 avril 2009 à 0149

Tigre en cavale

Grady Barnes, le shérif ébouriffé d’une petite bourgade des Appalaches, est bien contrarié. En effet, la tranquillité de ses concitoyens est gâchée par la présence dans les bois environnant d’un tigre du Bengale en cavale, ce qui, il faut l’avouer est un peu plus embêtant que des clandestins chicanos. La bestiole a déjà bouffé trois bons américains et apparemment, elle ne compte pas en rester là. La situation est donc grave…

Assisté de son adjoint, une brune plutôt gironde, et d’un jeune débutant, Grady Barnes va devoir donc faire face à de nombreux défis : protéger la population, freiner l’arrivée de chasseurs de tous les horizons, affronter l’irresponsabilité du maire, materner un jeune enfant, composer avec les gardes nationaux, museler la presse, faire le café et cuire des cookies. Pfiuuu ! Avec tout ça, pas étonnant que ce brave quinquagénaire n’ait pas le temps de se recoiffer et soit sujet aux terreurs nocturnes…

Le script est pompé, comme beaucoup d’autres, sur celui des Dents de la Mer. Le shérif se retrouve en effet devant une situation compliquée, d’autant plus que le maire ne veut pas que la nouvelle s’ébruite car une foire – qui devrait attirer plein de touristes – est programmée pour se dérouler dans les jours qui viennent. Dans sa traque, Grady Barnes va alors se retrouver assisté par un spécialiste, pendant que des amateurs imprudents (et des gardes nationaux crétins), en quête de trophée, se font croquer par le tigre.

Pris dans son ensemble, et malgré son scénario ultra balisé, le récit n’est pas désagréable à suivre. Je trouve même que ce film est, pour le moment, le meilleur représentant du catalogue Maneater qui ne contient, il est vrai, presque que des daubes insipides (le dernier en date étant Instinct Primal). On peut regretter la présence d’une histoire parallèle presque totalement inutile mettant en scène un enfant, solitaire et somnambule, élevée par sa mère bigote mais, en dehors de cela, il n’y a pas grand chose à reprocher à ce scénario… hormis son manque d’originalité.

Maneater s’intitule en français L’instinct du chasseur. En fait, je ne sais pas si les distributeurs parlent là de l’instinct du tigre ou de celui du colonel Graham, un hilarant chasseur de fauves sorti tout droit de la période coloniale victorienne (ou de Jumanji). Le fait est que le film se consacre plus à nous montrer les différents personnages du film que le fauve, que l’on voit finalement peu. En effet, conscient de la faiblesse des moyens mis à sa disposition, le réalisateur Gary Yates joue la carte de la sobriété. La plupart des attaques se déroulent donc hors cadre. Le spectateur se contente donc de voir le résultat final, c'est-à-dire quelques restes humains et des flaques de sang. Il est vrai que c’est un peu frustrant mais cela permet au cinéaste d’intégrer dans le métrage des plans mettant en scène un vrai fauve et surtout éviter le ridicule avec des CGI moisis. Notons que le dernier quart d’heure est plus démonstratif car le tigre est nettement plus présent à l’écran. On se rend d’ailleurs compte, à ce moment, que Gary Yates n’est pas un cinéaste maladroit (même si je crois avoir remarqué une grosse faute de raccord dans la séquence finale).

Au niveau de l’interprétation, Gary Busey, qui interprète le shérif Barnes, tire sans nul doute le niveau de qualité du film vers le haut. Cet excellent acteur, au jeu naturel, parvient à rendre son personnage très sympathique et attachant. Ian D. Clark incarne, lui, le chasseur anglais. Habillé en tenue coloniale, short et chapeau à l’appui, la moustache en guidon de vélo, armé d’un gros fusil à éléphant, ce personnage cliché est l’élément comique du film. Et il est plutôt réussi.

Par contre, en ce qui concerne le gore, les amateurs de sensations fortes risquent d’être déçus. Tout d’abord, comme je l’ai dit plus haut, la plupart des agressions ne sont pas visibles ce qui, bien entendu, nous prive des plans les plus violents. Ensuite parce que le tigre (qui est un vrai, rappelons-le) ne parait guère menaçant lors de ses apparitions, ce qui crée un décalage vis-à-vis des dégâts qu’il occasionne. Pour que cela soit « crédible », il aurait fallu que Gary Yates nous montre au moins une attaque dans sa totalité. Mais bon, évidemment, sans user de CGI ou d’animatronique, c’était impossible à réaliser… à moins de ne pas tenir à la vie de ses techniciens et acteurs.

La conclusion de

L’instinct du chasseur est à mon avis le meilleur… euh… le moins mauvais film de la série Maneater. L’absence de CGI pourris, la performance de Gary Busey, l’humour occasionné par la présence du chasseur anglais, tous ces petits éléments contribuent à rendre le film de Gary Yates sympathique… à défaut d’être bon. Car le film est trop chiche en effets horrifiques et présente un scénario trop peu original pour mériter ce qualificatif.

Que faut-il en retenir ?

  • Récit divertissant
  • La présence de Gary Busey
  • Le chasseur anglais, assez pittoresque

Que faut-il oublier ?

  • Guère horrifique
  • Scénario vraiment pas original

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