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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Instinct Primal

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 3 avril 2009 à 11:02

Bouse primale dans la jungle

Si l’on considère comme acquis que King Kong joue hors catégorie, ces dernières années, les films construits autour des agissements de grands singes se sont faits plutôt rares. On trouve ainsi - pour ne citer que les deux plus connus - : Congo, un film d’aventure un peu raté de Frank Marshall et le remake de Mon ami Joe, dont le thème se rapproche d’ailleurs de celui du roi Kong. Pas terrible, donc, le bilan cinématographique de nos cousins primates. Il faut même attendre 2008 pour que – dans le cadre de la collection Maneater distribuée par Sci Fi - RHI récupère le thème du singe tueur avec BloodMonkey (Instinct Primal en France), un film de jungle réalisé en Thaïlande par le vétéran Robert Young.

Le script tourne autour de six étudiants qui se rendent dans la forêt tropicale pour y retrouver l’expédition du professeur Harrison, un éminent anthropologue. Dés l’ouverture, où l’une des filles filme bêtement des bagages tournant sur un tapis roulant, l’on est fixé sur la nature du groupe et sur les profils psychologiques de ses membres. On a en effet encore affaire à une sacrée brochette d’attardés congénitaux. Entre le copain rigolard, musclé et potache, et la jolie brune réfléchie et distante, cette équipée réunit sans nuance tous les archétypes trouvés habituellement dans les films d’horreur pour adolescents.

Ces six étudiants en fin d’étude arrivent donc au camp de base, que l’on nous dit perdu au fin fond de la jungle, mais qui se trouve (si l’on se fit au déroulement du film) à moins d’une journée de marche d’une piste roulante. On est alors aussi surpris par la froideur (et même la violence !) du professeur Harrison et de son amie autochtone que par le manque de réaction de ces adultes qui se laissent traiter comme des enfants de dix ans. Comme l’on a vu la séquence d’introduction, l’on sait qu’il s’est passé quelque chose de grave sur les lieux, mais cela ne suffit pas à expliquer l’agressivité de Chenne (la « rambo » thaïlandaise) et le mépris d’Harrison. Bref…

Consciencieusement et avec une extrême mollesse, Robert Young continue de mettre en forme ce script qui enchaîne les banalités et les incohérences. Il commence par nous amener dans une vallée soi-disant inexplorée, mais qui se trouve, là encore, bien trop près des zones reconnues pour que cela soit crédible. Puis, après une descente en cordée où Chenne maltraite, à grands coups de rangers dans la tronche (sans aucune réaction du groupe d’étudiants), un jeune garçon victime de vertiges, l’expédition s’installe pour la nuit dans un camp « abandonné ». La nuit tombe, avec ces bruits d’animaux exotiques bien connus depuis les Tarzan de Johnny Weissmuller, auquel s’ajoutent tiens… ?.. Quelques growls..… Y aurait-il une convention de chanteurs de musique métal non loin ? A moins que cela ne soit ces fameux singes…

Diantre ! Cela fait « déjà » une bonne demi-heure que le film est commencé, on voudrait bien que cela bouge… et voir enfin ces bloodmonkey !

Heureusement, alors que jusqu’à maintenant, l’on avait eu droit qu’au spectacle d’étudiants dégonflés maltraités par un professeur tyrannique et une garde-chiourme de camp vietminh, le film commence à décoller.

Un peu.


En fait, l’on avait compris depuis le début (contrairement aux premiers concernés qui, eux, continuent à afficher des attitudes absolument naïves) que les étudiants devaient servir d’appât. Oui, de chèvre quoi ! Le professeur Harrison veut en effet capturer – mort ou vif - l’un de ces grands primates qui sévit dans cette jungle. Mais ces « singes » très intelligents (plus que ces étudiants lobotomisés, en tout cas) ne vont pas se laisser faire et ils vont traquer sans pitié appâts et chasseurs, sans faire de distinction. A ce moment, pour faire montrer la pression chez le spectateur, Robert Young joue la carte du hors-cadre lors des attaques de primates.  Il utilise cette technique (bien pratique pour économiser les frais consacrés à de coûteux effets spéciaux) avec un tel zèle que l’on se croirait revenu dans les années 60… pour clore son film sur une révélation finale à la projet Blair Witch, qui nous laisse à peine entrevoir les formes de l’une des créatures.

Le film se résume donc à des étudiants (interprété par un casting americano-thaïlandais au rabais) qui courent dans les bois et se cachent sous des vieilles souches pour essayer d’échapper à un enseignant psychopathe - interprété par un F. Murray Abraham en total free style -, une tueuse sadique et des singes tueurs dont on ne connaît que les grognements. Inutile de rajouter que cela est absolument nul et chiant, d’autant plus que Robert Young se moque de nous en utilisant comme décors une forêt «vierge » sillonnée de sentiers. Heureusement, et cela va contenter un peu l’amateur de nanards, certains passages, de par leur connerie affichée, finissent par être drôles. On se rend ainsi compte que si le bloodmonkey est discret, il n’en est pas moins taquin. Ainsi, les créatures ont usé de malice et ramassé tous les petits bouts de chemise semés derrière lui par un étudiant jouant les Petits Poucets, pour les réunir devant des grottes qui se trouvent être leur repaire. Sacrés primates !

Au niveau graphique, le film se veut être un peu gore. Les meurtres sont donc assez sanglants et l’amateur aura droit à quelques démembrements et même à un très bel empalement. Ici et là, au gré de leurs errances, les explorateurs tomberont aussi sur des charniers et quelques morceaux de corps humains.  Mais cet aspect reste quand même assez secondaire et Instinct Primal ne peut pas vraiment être considéré comme un film gore. Non, Instinct Primal, c’est tout simplement une merde.

10

Pour avoir visionné quelques uns de ses représentants, je savais que la série Maneater ne brillait pas par l’originalité de sa collection, ni, d’ailleurs, par sa qualité technique. Mais je ne m’attendais cependant pas, avec BloodMonkey, à voir une telle bouse. Avec son scénario débile et absolument pas fun, son interprétation fade et ses monstres invisibles, le film de Robert Young est peut-être même le plus mauvais de tous. Ce qui, finalement, si l’on y réfléchit, est presque un exploit.

Critique de publiée le 3 avril 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Euh... un peu de gore?

Que faut-il oublier ?

  • Absolument tout le reste

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