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Critique du Film (Direct to Vidéo) : High School Ghosthustlers
High School Ghosthustlers >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : High School Ghosthustlers

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 24 mars 2009 à 1544

Professeur lubrique et monstres phalliques

Des étranges manifestations, transformant parfois des timides jeunes filles en nymphomanes, sèment la panique dans un lycée. Trois étudiantes du SPRC (Surnatural Phenomena Research Club) décident alors de trouver et d'annihiler la source de ce déchaînement surnaturel...

Vous l'avez compris rien qu'à son titre anglo-saxon, High School Ghosthustlers s'inspire très librement de SOS Fantômes, la célèbre comédie SF d'Ivan Reitman. Le réalisateur de cette blague potache pelliculée a juste changé le décor et surtout les protagonistes puisque le fameux trio de "casseurs de fantômes" est remplacé ici par trois jolies lolitas. Ce qui n'est pas vraiment pour me déplaire.

Bien qu’étant très « tendance », Il faut savoir que High School Ghosthustlers date de 1996 et qu’il apparaît aujourd'hui comme en étant un représentant bien sage du V-Cinema. Yoshinori Nishikiori, le réalisateur de ce film, est en effet bien timide dans les démonstrations horrifiques comme dans les polissonneries. Hors, quand l'on sait que ces éléments représentent les principaux centres d'intérêt de ce type de métrages à petit budget flirtant avec le burlesque, l'on en vient à craindre qu'il n'y ait plus grand chose à voir. Ce qui est, hélas, souvent le cas.

De plus, l'aspect parodie est parfois poussé à l'extrême (donnant des résultats étonnants comme l'extravagant père de l'une des filles - un exorciste farfelu -qui semble sortir tout droit d'un jap’anim destiné aux gamins de 10 ans) pour, par moment, totalement s'effacer et laisser place à un humour plus second degré et plus adulte. Il en résulte une atmosphère instable, mal maîtrisée, qui fait que l'on rie très peu... voire pas du tout.

L'aspect érotique de High School Ghosthustlers se résume - en plus de moult plans en contre-plongée sous les jupes d'adolescentes - à quelques scènes durant lesquels les jeunes possédées ôtent leurs chemisiers pour dévoiler leurs poitrines (plutôt menues, on est au Japon, pas à Malibu) tout en proférant des propos obscènes devant des étudiants et des professeurs tétanisés. Les scènes de sexe sont, elles, totalement suggérées ou atténuées par des cadrages très pudiques. On est donc très loin de Attack Girls Swim Team vs the Unliving Dead (ma référence actuelle en la matière) et de ses séquences à la fois osées et franchement drôles. Prudent, Yoshinori Nishikiori préfère travailler le grivois par l'introduction de créatures aux formes "symboliques", comme ces larves phalliques qui se glissent sous les jupes des lycéennes et d'une jolie prof. Le monstre de fin, baveux et tentaculaire, adopte également des comportements libidineux très évocateurs, mais, là encore, rien de très excessif.

Au niveau des effets spéciaux, c'est un peu la catastrophe. Comme souvent dans le V-Cinema, les effets visuels sont absolument pourris (couvert sous le bien pratique alibi de la déconne) mais, ici, leur médiocrité n'est même pas compensée par les maquillages spéciaux, totalement absents durant les deux premiers tiers du métrage. Dans la dernière partie, survient une entité d'outre-monde assez sympathique, qui évoque un peu les créatures d'Aux portes de l'au-delà, le film trash de Stuart Gordon. Est-ce suffisant pour nous faire oublier une heure de néant horrifique? Je ne sais pas, mais, dans tous les cas, le combat entre ces minettes en sailor suit et ce gros monstre craspec se trouve être le moment le plus fun du film.

La conclusion de

High School Ghosthustlers est l'un des premiers films mêlant les éléments conceptuels du V-Cinema actuel (comédie, japanese schoolgirl et horreur) tout en apparaissant aujourd'hui comme bien dépassé. Nettement inférieur à Machine Girl ou Attack Swim Girls Team, il est trop avare en effet sanglants, en érotisme et en effets spéciaux pour être vraiment efficace. Il pourra cependant faire la joie d'un jeune public encore trop tendre pour se frotter aux films précités.

Que faut-il en retenir ?

  • Pour tout public (ou presque)
  • Une dernière partie sympa
  • Pour les amateurs du genre

Que faut-il oublier ?

  • Vraiment très sage
  • Effets visuels totalement moisis
  • Pas d'effets sanglants

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