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Critique du Film : The Four Skulls of Jonathan Drake
The Four Skulls of Jonathan Drake >

Critique du Film : The Four Skulls of Jonathan Drake

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 21 mars 2009 à 1507

Zombies et curare...

Une malédiction semble frapper l’estimée famille Drake. En effet, à l’aube de leur soixantième anniversaire, tous les représentants mâles se voient décéder de manière mystérieuse. Encore plus terrible, et macabre, les jours suivant leur mort, leur tête se retrouve séparée de leur corps et étrangement subtilisée…

Bien qu'il soit peu connu en Europe, Edward L Cahn compte parmi les cinéastes les plus productifs (en matière de réalisations,) des années 50 - et sa carrière a même largement débordée sur les sixties. Ses spécialités ? La série B de science-fiction et le western. En fait, Edward L. Cahn est surtout connu des cinéphiles pour avoir mis en forme quelques nanars désopilants qui sont restés gravés dans les mémoires, comme Invasion of the Saucer Men ou The She Creature. Hors, cet homme a pourtant réalisé quelques films intéressants. Dans le genre fantastique, je pourrai citer IT! The Terror from Beyond Space ou The Four Skulls of Jonathan Drake, le film qui nous intéresse plus particulièrement.

The Four Skulls of Jonathan Drake tourne autour d’une sombre malédiction ayant été jetée par un sorcier Jivaro sur la descendance d’un explorateur. Le film mêle en fait des éléments propres aux films de zombies vaudous et aux pratiques rituelles de la tribu Jivaro, comme la conception des tsantas, des têtes humaines embaumées et réduites. Il faut dire que le scénario ne s’encombre guère de détails, faisant parfois fi de la logique (jusqu’alors, personne dans l’entourage de la famille Drake ne s’était étonné de la mort étrange du grand-père et de l’arrière-grand-père de Jonathan). Le but de Edward L. Cahn étant de nous montrer l’acharnement de créatures mortes vivantes à accomplir leur vengeance à travers des cérémoniaux vaudous et des manipulations de têtes humaines, il simplifie au maximum la trâme de son intrigue.

Le film débute avec la mort du frère aîné de Jonathan Drake. Ce dernier, arrivé sur lieux lors de la veillée funèbre, fait ouvrir le cercueil et découvre le cadavre de son frère privé de sa tête. A partir de ce moment, il est persuadé que sa fin est proche. Il n’a pas tort car, non loin, l’énigmatique docteur Emil Zurich et son domestique muet lui préparent un mauvais sort. Entre alors en jeu un brave inspecteur de police, appelé par la fille de Jonathan, la jolie Alison.

Filmé de manière très classique et élégante, doté d’un noir et blanc parfaitement adapté à ce type de récit, The Four Skulls of Jonathan Drake est une œuvre vraiment agréable à suivre, même un demi-siècle après sa sortie dans les salles américaines. Organisé durant sa première heure à la manière d’une enquête policière – dans le pur style Le Chien des Baskervilles -, le métrage bascule dans sa dernière partie dans le film d’épouvante. En effet, sachant son identité dévoilée, Emil Zurich laisse alors libre cour à ses tendances maléfiques - n’hésitant pas une seconde à éliminer un brave médecin de famille un peu trop curieux.

Dans ces moments, on est invité à visiter le lieu où le démoniaque docteur Zurich éxécute ses horribles besognes. On assiste au processus de création d’un tsantas (comme quoi, le fantastique a également une fonction pédagogique) avant d’apprendre la véritable nature de ce personnage plein de haine (on s’en doutait quand même un peu). Evidemment, en ce 21ème siècle, ces séquences horrifiques ont perdu de leur efficacité, néanmoins, elles restent agréables à visionner.

The Four Skulls of Jonathan Drake présente quelques effets visuels sympathiques. On retient surtout les hallucinations de Jonathan Drake, qui, dans son délire provoqué par une injection de curare, voit flotter devant lui quatre crânes qui sont le sien et ceux de ses proches parents. Puis il y aussi ces apparitions d’empreintes digitales bien particulières sur les crânes des membres de la famille Drake, à l’occasion de leur examen par les forces de police. Par contre, les maquillages sont assez rudimentaires  et il faut bien avoué que Zutai, le zombie serviteur de Zurich, n’est guère impressionnant.

Du coté de la distribution des rôles, pas de grands noms mais des comédiens confirmés comme Eduard Franz – qui interprète Jonathan Drake -, et Henry Daniell, qui incarne le vil docteur Zurich. Quand au rôle féminin, il échoie à l’élégante Valerie French, une actrice britannique ayant eu une très brève carrière hollywoodienne.

La conclusion de

Sympathique série B réalisée de manière très conventionnelle, The Four Skulls of Jonathan Drake est l’une des meilleurs oeuvres fantastiques inscrites dans la filmographie de Edward L. Cahn. L’histoire, même cinquante ans après la sortie du film, reste divertissante et l’on prend plaisir à découvrir quelques petits effets visuels à base de transparences qui, à l’époque, ont du faire leur petit effet.

Que faut-il en retenir ?

  • Récit divertissant
  • Réalisation classique et élégante
  • Quelques amusants effets visuels

Que faut-il oublier ?

  • Scénario assez basique
  • Maquillages peu convaincants

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