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Critique du Film : La Sentinelle des maudits
La Sentinelle des maudits >

Critique du Film : La Sentinelle des maudits

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 17 mars 2009 à 1205

Monstrueuse et infernale Parade.

Alison est un top model à l'équilibre psychologique fragile et aux tendances suicidaires. Décidant de faire le point sur sa vie, elle s'éloigne un peu de son petit ami, un avocat à la réputation un peu salie par la mort - en des circonstances suspectes - de son épouse, pour aménager dans un bel appartement situé dans Brooklyn.
Elle va alors faire la connaissance des étranges locataires de l'immeuble. Des voisins très excentriques, aux attitudes étranges et parfois obscènes, qu'elle est apparemment la seule à connaitre. Alison devient-elle folle? Victimes d'hallucinations? Et qui est vraiment ce mystérieux prêtre prostré en permanence devant la fenêtre de son appartement du dernier étage?

En cette deuxième partie des années 70, les films "sataniques" mettant en opposition des forces démoniaques et les "soldats de l'Eglise sont à la mode. Initiée par L'Exorciste (qui plaça la barre très haut en matière de qualité, il faut bien l'avouer), cette tendance va amener une série de bons films -avec leur lot de séquelles -, mais aussi pas mal de navets. La Sentinelle des Maudits, adapté d'un roman de Jeffrey Konvitz, fait assurément partie de la première catégorie.

Réalisé par Michael Winner, un cinéaste surtout spécialisé dans les films d'action (La série des justicier dans la ville, avec Charles Bronson), La Sentinelle des Maudits est un thriller horrifique mettant en scène un casting de luxe interprétant une galerie de personnages hauts en couleur. Doté d'une trame narrative très forte, d'une grande quantité de lignes de dialogues et d'un scénario cultivant le mystère, le film aurait pu apparaître comme une sorte de film d'angoisse très convenu, sans grande originalité, s'il n'avait présenté un aspect horrifique si marqué. La Sentinelle des Maudits va en effet beaucoup plus loin dans le démonstratif que ses contemporains hollywoodiens (comme L'Exorciste, La Malédiction, Amityville, la maison du diable ou Le Fantome de Milburn) allant même jusqu'à employer des véritables "monstres de foire" au cours d'une sorte de remake satanique de La monstrueuse parade. Quand aux maquillages spéciaux, ils sont brillamment assurés par Dick Smith, le meilleur artiste de l'époque.

Le film, mis en forme via une réalisation très académique et presque classieuse, possède donc un double ton, une double "fragrance". On y trouve cette espèce de langueur feutrée propre aux classiques de l'épouvante atmosphérique (La Chute de la maison Usher et les autres adaptations d'Edgar Allan Poe, produites notamment par Roger Corman) et cet excès dans l'horreur graphique avec un goût fortement prononcé pour la laideur et la putréfaction - certaines séquences se placent clairement dans des univers glauques, gores et macabres, comme ceux de Lucio Fulci. Et c'est justement cette double appartenance qui fait, trente ans après sa sortie, une grande partie du charme de La Sentinelle des Maudits!

Du coté de la distribution, c'est la grande classe. Les rôles principaux sont tenus par deux comédiens presque débutants: Cristina Raines (une comédienne spécialisée dans les séries TV) et l'aujourd'hui bien connu Chris Sarandon - qui replongera dans l'horreur quelques années plus tard avec l'excellent Vampires,vous avez dit vampires?. Mais ce ne sont pas ces deux jeunes gens qui attirent le plus l'oeil tant est important le nombre de stars qui les entourent. John Carradine, Burgess Meredith (absolument génial dans la peau du démon), José Ferrer, Ava Gardner et Eli Walach; pfiu, quel casting! On retrouve même Christopher Walken et Jeff Goldblum dans des rôles secondaires! Bref, un véritable régal pour le cinéphile. Leurs personnages en sont d'autant plus intéressants et fascinants (le numéro de Beverly d'Angelo se masturbant est absolument troublant) et on regrette même de ne pas en connaître plus sur eux, certains étant vraiment peu présents à l'écran.

La conclusion de

La Sentinelle des Maudits peut être considéré aujourd'hui comme un grand classique du cinéma horrifique (si, si, j'insiste). Injustement oublié au profit de deux autres grandes oeuvres du fantastique (L'Exorciste et la Malédiction), le film possède de nombreuses qualités - même si, aujourd'hui, l'on peut trouver sa réalisation un peu trop classique - comme un casting prestigieux et des effets spéciaux saisissants. Un joyau à redécouvrir. Tiens, cela me fait penser que personne n'a encore songer à en tirer un remake.

Que faut-il en retenir ?

  • Mise en scène et interprétation de qualité
  • L'atmosphère générale
  • L'aspect horrifique
  • Scénario classique mais efficace

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation trop "classique"?

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