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Critique du Film : Dunes de Sangs

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 12 mars 2009 à 00:08

Engagez-vous, rengagez-vous, qu'ils disaient!..

Une escouade de GI est envoyée sur un poste avancé, perdu au milieu du désert afghan. Leur mission semble bien farfelue : prendre position dans une vieille bâtisse en ruine pour surveiller une route qu’ils ne discernent même pas.
Le temps passe. Au fil des heures, entre ces soldats rongés par leur culpabilité, la tension monte. Leurs rapports deviennent houleux, les réflexions racistes fusent. Le fruit de l’oisiveté ? Peut-être.
A moins que cette ambiance délétère ait un lien avec cette idole antique, que le détachement a découvert - et profané - la vieille de son arrivée.

Quatre ans après Dead Birds, Red Sands marque le retour d'Alex Turner derrière les caméras. Je ne vous cache pas que cette nouvelle m’a tout d’abord ravi, car Dead Birds est une bonne petite série B. Pas très originale, mais bien intéressante. Dans ce film qui mariait avec application l’horreur, le film de guerre et le film de fantômes, j’avais découvert un cinéaste consciencieux, apte à mettre en place une ambiance inquiétante. J’espérais donc ressentir avec Red Sands le même plaisir, celui généré par la vision du travail bien fait.

Encore eut-il fallu pour cela que Red Sands ait un scénario…

Ou du moins une histoire qui renouvelle un petit peu le genre. Car non seulement Alex Turner reprend presque à la lettre les codes de son précédent film, mais, de plus, il n’hésite pas une seconde à nous re-balancer sans aucun polissage des éléments structurels mille fois utilisés comme la paranoïa de The Thing ou les rivalités viriles bourrées de clichés propres à n’importe quel film de guerre. Pire, il en oublie de développer la psychologie des personnages (à une exception près) pour finir par nous étaler une galerie de crétins antipathiques. Des mecs si bêtes et/ou méchants que leur sort nous est totalement indifférent.

Alex Turner travaille la photographie, c’est vrai, on ne peut pas le nier. Chromatiques chaudes dans la journée, chromatiques verdatres et sombres la nuit. C’est assez réussi, on a vraiment la sensation que ces bidasses débiles sont paumés au fin fond du trou du cul du monde… et un trou du cul hostile. Les angles de caméra sont réfléchis, le montage soigneux. Bref, techniquement, Red Sands est plutôt réussi. Mais pour raconter quoi ?

Ah oui, l’histoire d’un djinn tonique…

Déguisé en femme (je ne « spoile » pas, on le devine de suite), le djinn se pointe dans le camp, à la faveur d’une tempête de sable. On se demande pourquoi il ne massacre pas de suite les GI. Je cherche encore la réponse. Doué du don de métamorphose, il joue les dopplegangers pour monter les mecs les uns contre les autres. Evidemment, vu le QI de ces crétins congénitaux, ça marche. Malgré tout, certaines de leurs réactions restent étranges, comme quand le sergent poignarde l’un de ses hommes puis prend une attitude de lobotomisé. Ou que l’un des GI regarde sans réaction un « zombie » sortir du désert pour s’avancer vers lui, alors qu’à ses cotés roupille (en plein cagnard) l’un de ses camarades. Non, non, décidemment, ce scénario est moisi…

Du coté des effets spéciaux, ce n’est guère mieux. Quand la fille montre les dents, passe encore, mais lorsque le djinn prend une apparence anthropomorphique, c’est… euh… comment dire…: ridicule. On dirait le regretté Eli Kakou, madame Sarfatti version orang-outang. Des effets numériques aussi nul en 2009, ça me semble tout bonnement incroyable. Et ne parlons pas de l’explosion finale honteusement pixellisée, à peine digne d’un jeu vidéo datant de dix ans.

38

Déçu, vraiment très déçu. A quoi sert, monsieur Turner, de refaire le même film que cinq ans plus tôt et, qui plus est, en nettement moins bon ? Je ne comprends vraiment pas la démarche. Heureusement, le cinéaste est un technicien correct, ce qui fait que le film n’est pas totalement irregardable, mais franchement, mettre cinq ans pour nous offrir ça…. C’est déplorable.

Critique de publiée le 12 mars 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation et photographie

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario
  • Les personnages
  • Les effets spéciaux

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