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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Exitus Interruptus

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 2 mars 2009 à 01:26

La maison des sévices

Manuela sort d’une épreuve traumatisante. Il y a cinq ans, elle fut enlevée et violée par un inconnu. Elle parvint à s’échapper, et même à tuer son ravisseur mais, depuis, elle n’arrive plus à ressentir le moindre plaisir sexuel.

Un jour, sur les conseils d’une amie, Manuela décide de trouver de l’aide auprès d’un psychiatre…

Andreas Bethmann est un sacré numéro. Ça, je le sais depuis longtemps. Pornocrate acharné (il est auteur d’un grand nombre de films X), il s’obstine aussi à s’adonner à sa seconde passion : le film d’horreur. Oh, bien entendu, cet acharnement ne doit pas être considéré comme un crime - c’est même tout à son honneur - mais il présente un problème : Andreas Bethman a une forte tendance à vouloir construire une partie de sa filmographie en mélangeant les deux genres au sein d’un même métrage. Et là, il faut bien l'avouer: ça le fait moins…

Ainsi Exitus Interruptus possède les mêmes carences que le médiocre Demon-Terror et les très mauvais Angel of Death et Rossa Venezia. Comme dans ses précédents films, Andreas Bethman, à trop soigner l’esthétisme porno, finit par estomper grandement l’aspect horrifique. En effet, contrairement aux porno-gore américains qui, eux, n’hésitent pas à souiller leurs comédiennes en les recouvrant de semence mais aussi d’autres choses bien peu ragoûtantes (viscères, excréments et j’en passe…), le cinéaste teuton, lui, agit comme s’il s’agissait du tournage d’un porno tout à fait « normal ». Les filles se voient donc épargnées bien des humiliations et restent en permanence… euh… comment dirais-je… présentables.

Le problème est d’autant plus gênant dans Exitus Interruptus que nous avons affaire ici à une sorte de splatter à base de sévices sexuels et de tortures (avec de grosses références au Psychosed’Alfred Hitchcock). Bon prince, aimant trop ses comédiennes, Andreas Bechman s’amuse à les « torturer » à base de goutte à goutte sur un sexe féminin, de sex toys et d’éjaculations faciales chronométrées. Pas de quoi fouetter un chat, n’est-ce pas ? Bien sûr, le récit se débarrasse de quelques pétasses de passage à coup de couteau, dans le pur style giallo (sans avoir tenu auparavant à bien nous montrer leurs sexes soigneusement épilés), mais l’héroïne du film (la pornstar autrichienne Renee Pornero) n’a pas l’air, finalement, de passer un trop mauvais quart d’heure. J’ai seulement eu peur qu’elle finisse par attraper la crève à se balader à poil dans cette baraque pleine de courants d’air.

Le récit se déroule en effet dans une maison isolée dans les bois (enfin, Bethman veut nous le faire croire, mais l’on aperçoit une route à grande circulation non loin). Retenue prisonnière par un fou inutilement masqué (elle le reconnaît dés la première rencontre) interprété par Andreas Bethman, la jeune femme va subir quelques stupides outrages (elle va même être violée par un squelette équipé d’un godemiché) et assister à l’humiliation, puis à la mort (Pan ! Une balle dans le minou !), de sa petite amie. Les mises en situation sont improbables, les dialogues sont débiles, l’aspect gore plus que policé, bref, il n’y a pas de lézard, il s’agit bien d’un film de Bethman !

Alors, Exitus Interruptus, une merde ? En fait, pas vraiment. Le film est long, bien trop long (même s’il ne dure pas 2h30 comme l’épouvantable Rossa Venezia), mais il présente quand même quelques séquences intéressantes. Durant ces brefs moments, Andreas Bethman démontre qu’il a les capacités (mais en a-t-il vraiment l’envie ?) de viser plus haut, qualitativement, j’entend. Je pense par exemple à la scène du repas, d’inspiration « Jean Rolin » qui s’avère assez sympathique, flirte du coté de Leopold von Sacher-Masoch et de Sade, avec quelques pointes d’ironie et un second degré bienvenu… avant - patatra ! - de sombrer dans un vulgaire broutte-minou. Que voulez-vous, chassez le naturel…

Autre aspect à relever : le niveau technique. On se souvient de la qualité exécrable de Demon Terror (notamment le montage), on se souvient aussi que dans Rossa Venezia, le cinéaste s'était amélioré, sinon dans le domaine artistique (bien au contraire), du moins dans celui de la performance technique. Dans Exitus Interruptus, Andreas Bethman a encore progressé. On reconnaît bien entendu qu’il s’agit d’un tournage en caméras DV (et pas les meilleures), mais on note aussi un gros effort effectué dans les prises de vue, avec une recherche de dynamisme dans les variations de valeurs de cadre. Ce n’est pas encore du Michael Mann, loin s'en faut (il faudrait déjà que le cinéaste se décide à abandonner ces plans érotiques statiques qui ne servent à rien, hormis à casser le rythme), mais c’est déjà mieux que le pitoyable travail effectué sur Demon Terror.

30

Pas assez gore, pas assez pornographique, Exitus Interruptus rate les deux cibles qu’il s’était fixé. De plus, comme le scénario se résume à une fille retenue dans une baraque, le film tire horriblement en longueur. A en devenir presque chiant. Restent quelques séquences assez amusantes, des actrices en tenue d’Eve et un aspect technique convenable.

Critique de publiée le 2 mars 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte
  • Quelques séquences amusantes

Que faut-il oublier ?

  • Scénario rachitique et - un comble ! - rempli d’incohérences
  • Pas assez gore et/ou pas assez pornographique
  • Acteurs nuls
  • Trooooop long

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