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Critique du Film : The Midnight Meat Train
The Midnight Meat Train >

Critique du Film : The Midnight Meat Train

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 30 janvier 2009 à 1418

Un dernier métro moins clean que celui de Truffaut

 

Quand un photographe ambitieux - en quête de la scène qui pourra enfin lancer véritablement sa carrière - descend de nuit dans le métro new-yorkais, il est persuadé qu'il va y trouver là de quoi satisfaire son goût pour le sensationnel.
Il ne sait pas encore jusqu'à quel point il va être comblé.


Quand, il y a déjà deux ans, les fans de films d'horreur ont appris que Ryuhei Kitamura, ce touche-à-tout de génie, allait prendre en main (récupérer serait un terme plus approprié tant la concrétisation de ce projet fut laborieuse) l'adaptation cinématographique d'une nouvelle de Clive Barker, ils ont - pour la plupart, même si son Godzilla final wars n'a pas fait l'unanimité, loin s'en faut - sautés d'excitation. Cela faisait si longtemps qu'une oeuvre du maître de l'horreur britannique n'avait pas eu l"honneur d'une version cinématographique! Une excitation qui s'est rapidement transformée en un trépignement d'impatience, leur curiosité étant, de plus, bien alimentée par les "reports" du magazine Fangoria qui a suivi de très près la production de ce film (supervisé en personne par l'écrivain). On disait The Midnight Meat Train ultra-violent, pervers et malsain. On le qualifiait presque d'être d'une insoutenable vision. Puis, en août 2008, le film est sorti aux USA... Et a déçu.

Attention, ce n'est pas que le métrage de Kitamura est mauvais, bien loin de là, mais il est victime de la démesure de sa publicité qui a voulu le faire passer pour ce qu'il n'est absolument pas: un film évènement. La principale raison qui fait que le film ne peut légitimement prétendre à ce statut est la faiblesse de son intrigue. Tiré d'une courte nouvelle de Clive Barker (Le train de l'abbatoir, dans le premier des Livres de Sang), ce script à l'esprit Lovecraftien manque de profondeur, amène des éléments trop facilement identifiables et finalement peine à nous surprendre. Le récit, qui se limite finalement à la filature d'un serial killer par un photographe (qui est en quelque sorte le prolongement organique de la curiosité du spectateur et une métaphore du voyeurisme morbide qui habite tout fan de récits horrifiques), est d'une trop grande linéarité et ne nous tient en haleine que par son aspect horrifique et son atmosphère angoissante, autrement dit son esthétisme qui, lui, est fortement réussi.

Car, au niveau de la mise en forme, il n'y a pas grand chose à redire. En effet, en bon japonais, Ryuhei Kitamora est très à l'aise quand il s'agit d'offrir au public des séquences baignant dans des hectolitres d'hémoglobine. La photographie, très soignée, et souvent magnifique, ajoute à cette impression de théâtralité morbide, faisant apparaître deux types de peur: la terreur viscérale et l'angoisse préliminaire. L'écarlate tranche comme une lâme de rasoir dans une photographie d'ensemble à la chromatique glaciale (on pense à ce moment là aux cinéastes baroques comme Dario Argento) amenant le tout à une sorte de diaporama macabre (Kitamora utilise d'ailleurs régulièrement des artifices stroboscopiques). Les séquences d'horreur, jamais gratuites, sont ainsi très dures, fortement dotées d'éléments gores et macabres, et on y retrouve la plupart des aspects qu'affectionnent l'écrivain britannique (la perversion de la chair et la douleur, notamment, bien que privés de leurs extensions orgasmiques). Les séquences de crime sont donc toutes très réussies, ma préférée étant celle où Ted Raimi se fait littéralement exploser la tronche au ralenti.

La réussite de ces séquences tient aussi en (bonne) partie du charisme de Vinnie Jones, qui est tout simplement terrifiant dans un rôle quasiment muet. véritable machine à tuer, il ne respire aucune émotion, hormis ce petit sourire, de temps à autres, venant de la satisfaction à la vue du travail bien fait. Bien plus qu'un vulgaire boogeyman, le dénommé Mahogany est  un implacable exécuteur investi d'une mission. Une mission qui est le but même de son existence. Le final, qui présente une nouvelle facette du personnage, est à la fois bien pensée et bien mise en image. Les autres comédiens, bien entendu, même s'ils ne sont pas particulièrement mauvais, paient cash cette formidable présence. De Bradley Cooper (qui interprète Leon, le photographe trop curieux) aux rôles secondaires (Leslie Bibb, Brooke Shields et Roger Bart), tous se retrouvent un peu relégués dans l'arrière-ban. Ils en deviennent parfois presque transparents (la mort de la fiancée, par exemple, ne m'a fait aucun effet).

La conclusion de

Bien qu'il ne soit pas le chef d'oeuvre espéré, The Midnight Meat Train est un bon film d'horreur. La réalisation est très pertinente, l'atmosphère bien glauque et angoissante, et les effets horrifiques très réussis. De plus, cerise sur le gâteau, Vinnie Jones est tout simplement génial dans la peau d'un équarisseur très appliqué, spécialiste du coup de marteau dans la face.

Que faut-il en retenir ?

  • Bonne réalisation
  • Atmosphère glauque bien rendue
  • Vinnie Jones, génial
  • Effets gores saisissants

Que faut-il oublier ?

  • Intrigue trop mince
  • Personnages secondaires quelque peu transparents

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