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Critique du Téléfilm : Harpies

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 9 décembre 2008 à 15:41

Un crétin contre des pétasses ailées

Jason, archétype du loser, se retrouve projeté en pleine période médiévale. Là, armé de son fusil et de son flegmatisme aigu, il va aider le peuple à lutter contre la tyrannie d'un sorcier aidé par sa cour de créatures ailées; les Harpies.
Première constatation: le script de Harpies pompe sans vergogne dans celui d'Evil Dead 3. Même l'arrivée sur les lieux où vont se dérouler les "exploits" de Jason est étrangement similaire à celle de Ash (le héros de la trilogie Evil Dead). Seul différence ; l'atterrissage, qui se fait dans un enclos à cochons où le futur héros se voit accueilli par une fourche brandie par une belle blonde au maquillage impeccable et aux sourire immaculé.


Mais de quelle manière ce véritable beauf (interprété par un Stephen Baldwin qui a incontestablement la gueule de l'emploi) s'est-il retrouvé à la lutte avec des Harpies en plein moyen-âge? En fait, c'est très con. Il a tripoté de ses grosses mains pataudes un étrange artefact entreposé dans un musée au sein duquel il occupe l'emploi de gardien (La Nuit au Musée a également inspiré le scénariste). Remarquez, ce n'est pas totalement sa faute, il y a été un peu poussé par un savant fou ricanant accompagné d'un commando de francs-tireurs qui rateraient un éléphant dans un couloir (à croire qu’ils ont mis leurs cagoule devant-derrière). Tout ça pour une sombre histoire de talisman…
Bref, notre ami se retrouve largué au milieu d'un monde médiéval en papier mâché et en images numériques bâclées. Comme il est cool et qu’il a le sourire facile, il va s’y faire des amis; la blonde bien sûr, mais aussi toute une bande de croquants - aux fringues industrielles et aux épées en carton - que l'on croirait sorti d'un épisode de Xéna ou d'Hercule. Dés son arrivée, Jason va avoir affaire aux Harpies… Enfin on le pense, car la plupart du temps, les inserts CGI sont décalés ou même oubliés (j'ai cru un moment que ces créatures étaient invisibles, les acteurs, seuls sur un plan large, donnant parfois des coups d'épée dans le vide), ce qui amène souvent des résultats totalement ridicules... et donc hilarants. Le reste des effets spéciaux est du même acabit, très mauvais (wouaouh, les explosions pleines de pixels!!) et pleins d'erreurs de raccords avec les plans réels.

Remarquez, tout le métrage est puisé dans cette veine de débilité cinématographique. Du château numérisé (un seul plan, le montrant de face, sert pendant tout le film) aux dialogues complètement nuls - et doublés en français par une bande de petits fumistes rigolards -, en passant par un jeu d'acteur inexistant (Stephen Baldwin et Peter Jason cachetonnent sans complexe), des chorégraphies de combats de masse se déroulant à deux à l'heure (sur une très médiocre musique à la lointaine « inspiration » hollywoodienne) et des accessoires complètement stupéfiants. D'ailleurs, l'un des clous du film se produit quand Jason demande aux paysans s'ils seraient capables de construire "ça" (il leur montre un trébuchet grossièrement dessiné sur un bout de papier gras). Après un moment d'hésitation, leur chef (qui arbore la plus ridicule des coiffures) acquiesce en opinant du chef. Cinq minutes plus tard, le héros se voit livrer une machine de guerre Ikea réalisée en planches et madriers parfaitement usinés!
Malgré qu'il soit vraiment très mauvais, le film montre souvent un aspect totalement crétin, ce qui va surement faire bien rire l'amateur de nanars. Certains passages ont même provoqué dans mon salon un récital de fous rires difficilement maitrisables, comme quand les héros découvrent la salle où sont entreposés les œufs de la reine Harpie (pas vraiment différente des autres d'ailleurs; ailes en plastique, dents de vampire Haribo, tonne de rimmel). Avec la reine perchée dessus, l’on se rend alors compte que les œufs (une bonne cinquantaine) font au moins trois fois sa taille. Pauvre maman Harpie, elle a dû sacrément en baver lors de la ponte… C'est peut-être pour cela qu'elle est de si mauvais poil.

15

En général les productions Sci-Fi ne brillent pas par leur qualité mais ici, avec ce Harpies (sur lequel Stan Lee a commis l’erreur d’apposer son nom) on bat les records de nullité. Non seulement le film est stupide, mais de plus il est horriblement réalisé, avec un montage catastrophique présentant des plans et des inserts CGI absents. Au milieu de tout ce désastre, on trouve un Stephen Baldwin en free style, complètement à coté de la plaque… La cata.

Critique de publiée le 9 décembre 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Souvent hilarant

Que faut-il oublier ?

  • L’un des plus mauvais films de Sci-Fi, c’est dire l’ampleur du désastre.

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