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Critique du Film : Pulsion homicide
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Critique du Film : Pulsion homicide

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 14 octobre 2008 à 1430

Déchainement de bas instincts

Les années 80 furent des années à morts-vivants, comme il y a des années à méduses ou à champignons. En général, ces zombies étaient la conséquence d'une pollution radioactive ou chimique, résultant souvent d'une expérience militaire mal maîtrisée. Par négligence, des containers dangereux déversaient alors leur contenu dans la nature, polluant le sol, l'air ou l'eau. Graham Baker, lui, s'inspire du Crazies de George Romero et décide en 1984 de prendre ce thème à contre-pied. En effet, dans Pulsion Homicide, la contamination n'entraîne pas des hordes de créatures mortes réanimées et lobotomisées mais, bien au contraire, une vague de « désinhibation ».
Victimes de la souillure d’un liquide symbole de vie et d'évolution (le lait), les habitants vont alors laisser libre cours à leur pulsions, sexuelles et sociales. Un traitement peu habituel qui valu d'ailleurs au film, lors de sa sortie en salles américaines, une interdiction aux moins de 18 ans. Cependant, rassurez-vous, plus de vingt années plus tard, le film de Graham Baker a perdu une grande partie de son impact. En effet, mis à part une assez sage séquence "orgiaque" dans un pub de campagne (musique country en fond, ce qui donne un aspect assez délirant... et réussi), le métrage se révèle comme étant bien sage.


Le scénario est construit autour du personnage de Jennifer, incarné par une Meg Tilly en début de carrière. Fraîchement débarquée en ville pour rendre visite à sa mère hospitalisée dans un état grave, elle est accompagnée par Stuart, son fiancé et médecin de son état. Tous les deux vont alors assister, impuissants, à la régression de cette communauté dans un état proche de la sauvagerie. Les autrefois paisibles citoyens de Sutcliffe ne parviennent plus à résister à leurs pulsions primales. Viols, meurtres, fornications publiques, agressions gratuites, pillages et émeutes s'enchaînent alors dans un rythme de plus en plus soutenu jusqu'à ce que la ville se retrouvent plongée en plein chaos.
Par contre, si l'idée peut sembler séduisante, la mise en scène de Graham Baker l'est nettement moins. En effet, même en gardant bien à l'esprit que ce film date des années 80, il apparaît comme bien trop conventionnel dans sa réalisation pour nous étonner. Certaines séquences d'exposition, vraiment trop longues, plombe un rythme déjà pas bien trépidant en raison d'un script manquant de passages forts. D'autres, qui auraient pu être saisissantes (comme la séquence de la ferme où Jennifer se retrouve piégée par le feu), pèchent à la fois par une mise en scène mollassonne et un manque de culot dans le domaine horrifique. Plus de variations dans les valeurs de cadre auraient données à ce passage un aspect "freak" plus poussé. Graham Baker se contente de placer sa caméra de la manière la plus banale possible... dommage.
Oui, vraiment dommage, car au regard de la distribution, il y avait largement de quoi mieux faire. En effet, en plus de Meg Tilly, la petite soeur de Jennifer Tilly, une très jolie actrice au fort charisme (mais affublée ici d'un horrible doublage dans la version française), on trouve Tim Matheson, une valeur sure de la série B des années 80 (il confirme d'ailleurs ce statut avec une solide prestation), dans le rôle de Stuart, le fiancé de Jennifer. Autre personnalité; Hume Cronyn. Ici, la star de Cocoon incarne un médecin qui va finir par céder à ses pulsions assassines et sadiques. Et ce grand comédien est excellent... comme d'habitude - la séquence où il prend connaissance de son état, à travers un court plan sans dialogue, est l'un des moments forts du film. A noter aussi que Pulsion Homicide est l'un des premiers films où Bill Paxton se voit offrir un rôle d'importance, à savoir celui d'Eddie, le frère de Jennifer.

La conclusion de

Construit à partir d'une idée intéressante, Pulsion Homicide, malgré quelques bons passages, pèche par une réalisation manquant de punch (notamment dans le climax apocalyptique final) et un script pas assez riche en passages forts. Le film est toutefois assez agréable à visionner, notamment grâce à un casting de qualité qui donne un peu de piment à un spectacle autrement un peu fade.

Que faut-il en retenir ?

  • Idée de base
  • L'interprétation
  • Quelques bonnes séquences

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation sans punch
  • Un aspect horrifique érodé par les années

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