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Critique du Film : Demon Hunter
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Critique du Film : Demon Hunter

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 1 octobre 2008 à 1621

Quand Asmodée a besoin d'un peigne

Mais qui est en réalité Jake Grayman, cet empêcheur de posséder en rond? C'est la question que se pose Asmodée, un démon ébouriffé porté sur la bagatelle qui a installé ses infernales pénates à Los Angeles. Apparemment à la solde de l'église, ce type sorti de nulle part, à la force colossale, occupe son temps à détruire engeance de l'envoyé des Enfers, une armée de serviteurs qu'il recrute parmi les prostituées et autres personnes attirées par la luxure. Pour en savoir plus sur sa véritable nature et ses objectifs, le démon sans peigne lui envoie la plus sulfureuse de ses succubes, à la langue fureteuse et bien pendue. Et, oh surprise, celle-ci va s'apercevoir que Jake le chasseur de démon est actuellement accompagnée d'une nonne en tenue banalisée... Ce qui ne va pas manquer de compliquer les choses... Pour les deux partis.


Surfant librement sur le script de Constantine (de manière probablement involontaire, les deux films ayant été produits approximativement en même temps), Demon Hunter reprend les principes de l'ange déchu œuvrant pour le compte de l'Eglise et qui n'hésite pas, pour ce faire, à employer les méthodes les plus expéditives, allant jusqu'à éliminer les innocents ayant la malchance de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Il présente d'ailleurs un scénario aussi bancal que celui du film de Francis Lawrence et aligne les lignes de dialogue insipides et les situations dramatiques à deux balles. Extrêmement prévisible de par son récit, il tire cependant un peu son épingle du jeu grâce à deux de ses aspects: une ambiance luxurieuse et lubrique assez poussée (pour ce type de métrage) et un acteur principal plutôt charismatique. En effet, même si Sean Patrick Flanery pousse parfois un peu trop ses mimiques qui le font ressembler à Michael Madsen, il se révèle au final nettement moins fade que Keanu Reeves dans Constantine.
Au niveau de la réalisation, on se situe dans la gamme "Buffy", ce qui entend une mise en scène académique mais consciencieuse et une application bienvenue dans les séquences martiales. Le film de Scott Ziehl alterne donc des plans d'expositions souvent assez coquins (ou des filles "possédées" prennent des poses provocantes, les nichons à l'air) se déroulant dans des décors correctement photographiés et des scènes de baston bien foutues mais sans aucune originalité. En fait, le plus gros problème (en plus d'un scénario bidon) de ce film ne vient pas de la technique, ni du personnage central, mais de sa "compagne" et des principaux membres des légions d'Asmodée. A commencer par le démon, interprété par un Billy Drago complètement à coté de la plaque, doté d'autant de magnétisme qu'une plaque de plomb, mal sapé, mal attifé, et pas du tout crédible avec ses sourires carnassiers faisant apparaitre ses canines en toc. Sa coquine succube (la jolie Tana Deighton, toute de cuir vêtue) ne vaut guère mieux, présentant un look "diablotin sexy" ultra kitch - petites cornes à l'appui - aujourd'hui risible. Quand à Sarah, la bonne sœur, elle a beau être cacher sa véritable nature, elle a beau jouer les "sainte Nitouche", on sent quand même venir le coup de très loin...
Pour finir, signalons que les effets spéciaux sont assez nombreux, à la fois numériques et traditionnels, mais vraiment peu gores. Les maquillages spéciaux qui sont appliqués sur les démons renvoient sans hésitations aux design des créatures de Buffy et de Angel, ce qui ajoute encore plus au look téléfilm de cette série B sans grande ambition.

La conclusion de

Petit film d'horreur sans grande ambition, Demon Hunter pèche par un scénario prévisible et linéaire, des dialogues insipides et une bande de méchants souvent ridicules. Par contre, pas grand chose à reprocher à Scott Ziehl du coté technique, il s'en sort correctement étant donné les moyens mis à sa disposition, ni à Sean Patrick Flanery, plutôt convaincant.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée
  • Bonne photographie
  • Sean Patrick Flanery, assez crédible

Que faut-il oublier ?

  • Scénario prévisible et linéaire
  • Dialogues insipides
  • Billy Drago, particulièrement mauvais

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