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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Evil Bong

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 30 septembre 2008 à 15:38

Trip mortel

A la recherche d'un appartement, Alestair, un étudiant sérieux et quelque peu coincé, atterrit chez Larnell, un branleur de première. Un peu pris de court, et malgré une première impression guère enthousiasmante, il décide de s'y installer. Il va alors rencontrer Bachman et Brett, les deux autres colocataires et découvrir que les seules passions de ses nouveaux amis sont fumer de l'herbe, jouer aux jeux vidéos et courir les filles....


Les comédies fantastiques destinées aux adolescents mettent très souvent en scène des crétins et des losers. D'Une Créature de rêve à Eh, mec, elle où ma caisse, on ne compte désormais plus de nombre de films potaches plus ou moins réussis mêlant les thèmes de la vie étudiante (ou lycéenne) avec d'autres, nettement plus fantaisistes (science-fiction, horreur, fantastique...). Evil Bong, l'un des tous derniers films de Charles Band, fait partie de cette catégorie, pour le meilleur, mais surtout pour le pire...
Ce qui étonne le plus dans ce film, c'est qu'il soit réalisé par le patron de Full Moon en personne. En effet, ce type de métrage est en général le fruit des délires embrumés de jeunes réalisateurs potaches. Hors, ici, c'est ce fringant (mais tout de même...) Charles Band qui, du haut de ses 55 balais, se colle à la tache (sur un scénario d'August White) et met en scène des séquences puériles et crétines dans lesquels des jeunes décérébrés tirent comme des malades sur un bong habité par une créature maléfique, bouquinent des mags pour adultes et se scotchent devant leur console de jeux vidéo (une antique PS One! Faut croire qu'ils manquent de thunes chez Full Moon). Et c'est peut-être cela qui entraîne que ce Evil Bong manque de folie, de spontanéité et est finalement assez rarement drôle. En fait, aucun des agissements des trois idiots ne surprend le spectateur et Charles Band n'ose jamais dépasser ce que l'on peut juger aujourd'hui comme les limites du "politiquement correct" (contrairement aux frères Farelly et à cette nouvelle génération de cinéastes).

Certes, on voit des filles en tenue négligée, voire presque à poil, mais cela reste des strippers sur un podium. Certes, on voit des gus fumer de la drogue, mais ils en subiront les conséquences... Bref, c'est finalement très convenu et ces personnages d'étudiants ratés manquent de ressort comique. D'ailleurs, l'un des moments les plus drôles du film n'a rien à voir avec eux et se produit grâce à l'intervention du grand-père de Larnell, qui lui présente sa future belle-mère, une femme qu'il introduit comme une véritable bimbo (à travers un portrait ultra-flatteur) alors qu'elle se trouve être une vieille dame quasi impotente. Puis, de l'autre coté du miroir (ou plutôt du bong, sous l'effet de la drogue, les fumeurs sont emportés dans un monde lubrique imaginaire mais mortel), c'est un peu la même chose: quelques succubes à demi-denudées, un nain sermonneur et la créature démoniaque, rien de bien réjouissant dans cet univers métaphorique manquant sérieusement d'originalité... et de perversion. Le comble quand le principal élément aguicheur de ce scénario est le sexe!
Les effets spéciaux, peu nombreux, sont assez amusants. La créature du bong est également assez originale (et très vilaines). Puis, les fans de la firme auront le plaisir d'apercevoir les personnages des Demonic Toys et du Gingerbread Man, ce qui fait qu'Evil Bong possède vraiment une marque de fabrique Full Moon. Notons aussi que deux des acteurs fétiches de Charles Band, Phil Fondacaro et Tim Thomerson, font leur apparition en cours de métrage.

30

L'idée de base - un bong maléfique habité par des démones - laissait envisager un grand et jouissif n'importe quoi. Il n'en est hélas rien. Mené de manière monotone par un Charles Band en manque de folie, Evil Bong se trouve une comédie fantastique peu drôle et finalement assez sage. Quelques effets spéciaux rattrapent un peu le coup mais ne suffisent pas à sauver le film de la médiocrité.

Critique de publiée le 30 septembre 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Une idée de base assez prometteuse
  • Quelques rares gags assez drôles
  • Un pur produit Full Moon

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation sans panache
  • Pèche par un manque d'excès
  • Scénario crétin mais finalement peu délirant
  • Peu de gore

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