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Critique du Film : L'épée enchantée
L'épée enchantée >

Critique du Film : L'épée enchantée

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 5 septembre 2008 à 1323

Saint George contre le dragon en plastique

Une jolie princesse est enlevée par un méchant sorcier. Un jeune héros amoureux se lance à sa rescousse. En compagnie de 8 compagnons, il va braver mille dangers mais, attention, car un félon semble se cacher parmi eux...
Nous sommes dans les années 60, en pleine période de gloire pour Ray Harryhausen, le magicien d'Hollywood. Grâce à son talent, les spectateurs découvrent, les yeux écarquillés, les premiers vrais films de fantasy mettant en scène, de manière disons assez "réaliste", des créatures mythologiques et folkloriques. Les voyages de Gulliver, Le Septième Voyage de Sinbad, Jason et les Argonautes, Un Million d'Années avant J.C., La Vallée de Gwangi, autant de films qui ont marqué l'histoire du septième art. Et bien sûr, comme tous les prophètes, Ray Harryhausen eut ses disciples. Parmi eux, Bert I. Gordon apparaît comme étant l'un des plus doués et des plus prolixes.
En fait, Bert I. Gordon est un contemporain de Ray Harryhausen. Avant de devenir célèbre avec ses films d'animaux géants (Soudain les monstres, puis l'Empire des fourmis géantes) réalisés dans les années 70, le cinéaste a oeuvré dans les films de gigantisme (techniques de surimpression de pellicules) et est même devenu l'une des valeurs sure des drive-in des fifties. Et c'est en 1962 qu'il décide de produire et réaliser un film de fantasy, intitulé The Magic Sword (l'Epée enchantée).


Le scénario de l'Epée enchantée est très librement inspiré de la légende de Saint George et mélange des éléments celtiques et de contes de fée. Très basique, il pêche par une grande prévisibilité, une désarmante innocence et un manque total d'originalité. Dans cette histoire, le jeune George, fils adoptif d'une gentille magicienne et équipé d'artefacts magiques (dont l'épée Ascalon et le cheval Bayard), se porte au secours d'une princesse prisonnière d'un vilain sorcier nommé Lodac. Pour arriver à son but, il va devoir surmonter sept épreuves (l'ogre interprété par Richard Kiel, le marais bouillonnant, la sorcière borgne, la boule de feu, les spectres de la grotte, le dragon puis... Lodac en personne) au cours d'un récit aussi rectiligne que la ligne droite de Longchamps - le scénario faisant tomber les chevaliers un à un, comme l'on effeuille une marguerite. Les incohérences ne sont pas évitées (par exemple, malgré qu'une première équipe de secours ait réussi à surmonter la première épreuve, elle est encore présente quand George et ses compagnons tentent l'aventure) et la naïveté puérile est de mise (les nains qui harcèlent la princesse en faisant bouh, bouh! et le félon, reconnaissable entre mille).
Reste que le film est très divertissant, paradoxalement grâce à cette naïveté qui lui confère un incontestable charme désuet. Les épreuves sont bourrées d'effets spéciaux, certes perfectibles, mais très amusants et on ne peut nier que les surimpressions sont assez bien travaillées (notamment au niveau des bains de couleurs). Même le dragon de la séquence finale - une poupée piètrement animée - est finalement charmant avec son look de créature de livres d'images pour enfants. Les maquillages, eux, sont l'oeuvre d'un grand spécialiste, Daniel C. Striepeke, et, mis à part une horrible sorcière défigurée à la pâte à pizza, ils sont assez convaincants.
Désireux d'offrir au public une série B de la meilleure qualité possible, Bert I. Gordon, en plus d'avoir soigné les costumes et les décors en studio (le marais est d'ailleurs très réussi), s'est attaché à engager un casting reconnu. La star du film est Basil Rathbone. A peine sorti du tournage de Ponce Pilate (avec Jean Marais, John Drew Barrymore et Jeanne Crain), le plus célèbre des Sherlock Holmes incarne ici Lodac, le méchant nécromancien qui retient captive la jolie princesse. Comme prévu, il écrase de son talent le reste de la distribution. Il faut dire que Gary Lockwood, qui interprète George, manque sacrément de charisme, son air de jeune premier ne compensant pas un jeu très fade. Sir Branton, le félon, est incarné par Liam Sullivan, une star du petit écran spécialisée dans le rôle de méchant. Inutile de préciser qu'il porte la fourberie sur son visage. La jolie Ann Helm (princesse Helène) et l'expérimentée Estelle Winwood (la mère de George) complètent cette sympathique distribution.

La conclusion de

Des nains, des gnomes, un ogre, un dragon bicéphale, des spectres, des sorcières, une princesse en péril, des preux chevaliers, un félon et un nécromancien, voilà les ingrédients qui compose L'épée enchantée, un charmant petit film de Bert I. Gordon. Bien sur, on peut sourire à la vision de ces effets spéciaux désuets et de ce scénario enfantin, mais, malgré son age, force est d'admettre que cet innocent conte de fée kitch est resté bien divertissant.

Que faut-il en retenir ?

  • Un évident charme désuet
  • Basil Rathbone en vilain nécromancien
  • Jolis costumes, décors sympas
  • Amusant livre d'images

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire et infantile
  • Effets spéciaux très datés
  • Un héros guère charismatique

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