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Critique du Film : Mirrors
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Critique du Film : Mirrors

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 30 août 2008 à 1840

En attendant les Piranhas, Aja filme les miroirs

Après avoir signé certainement le meilleur remake de ces dix dernières années avec la colline a des yeux, nous aurions pu croire et espérer voir Alexandre Aja profiter de l’opportunité créée par un succès public et critique et nous offrir un nouveau long métrage, cette fois-ci original et tout aussi bien maîtrisé. Et bien non, Alexandre Aja et son partenaire, Grégory Levasseur, acceptent de nouveau de réécrire un script déjà existant pour le compte de la 20th Century Fox. Cette fois, le film réorchestré est « into the mirror » du coréen Kim Seong-Ho.
Dans ce nouveau « remake », le personnage principal se nomme Ben Carson. C’est un ancien flic lessivé, contraint de quitter les services de police suite à un accident. Sombrant dans la déprime et l’alcoolisme, il en a même gâché sa vie matrimoniale. Vivant chez sa sœur, Carson décide un jour de reprendre sa vie en main et il accepte un poste de gardien pour veiller sur un ancien grand magasin incendié. Ce magasin, dans un état déplorable, a pour particularité de posséder aussi un grand nombre de miroirs qui sont, quant à eux, restés intacts. Des miroirs habités par une force mystérieuse, capable de changer la réalité…
Commençant, comme il se doit, sur les chapeaux de roues par une scène fortement sanglante et prometteuse, ce long-métrage laissait espérer un vrai film d’angoisse, confirmant tout le bien que l’on peut attendre de ce réalisateur. Dès le départ, la photographie se montre superbe et les plans soignés, le tout jouant parfaitement avec les miroirs. De plus, le réalisateur ne semble pas avoir perdu de son ambition lorsqu’il s’agit d’être généreux en scènes-chocs et efficaces. Mais hélas, passé un moment d’éblouissement, force est de mettre un frein à notre engouement ; des clichés, en particulier sonores, apparaissant bien trop souvent. Alors que La colline a des yeux se distinguait par une ambiance pesante et malsaine, « Mirrors » se trouve être très vite ancré dans le déballage de poncifs du genre où la morale rédemptrice s’inscrit avant toute chose.


À ce stade « Mirrors » ne devient plus vraiment une œuvre terrifiante mais plutôt un film conventionnel dicté par un cahier des charges très précis et qui - malgré ce défaut bien présent et regrettable - arrive à garder les quelques atouts qui lui permettront d’être un peu plus qu’un « Spirit ». Le film est en effet soigné dans sa forme et possède quelques idées de plans de caméra assez bien trouvées, et on retient que les passages meurtriers (prévisibles) sont souvent « gores » et méritent le détour - à l’instar d’une scène se déroulant dans une baignoire et qui démontre qu’Alexandre Aja et Grégory Levasseur, sur ce point précis, ne manquent toujours pas d’imagination - même s’il est certain que le nombre de séquences sanglantes a diminué par rapport aux précédents films.
L’un des atouts indéniables du film réside dans la présence de l’acteur Kiefer Sutherland qui, par sa voix (originale) et son jeu sobre, amène une indéniable épaisseur au film. Il en devient donc très vite regrettable que le personnage soit si vite casé dans les stéréotypes, empêchant l’acteur de sortir tout ce dont - j’en suis sur - il est capable. La présence et le charisme de Kiefer Sutherland sont indéniables, dommage donc que le « correct » le contraint à se limiter au minimum de son potentiel. À noter aussi que Paula Patton est plutôt séduisante et attrayante… en particulier lorsqu’elle porte son t-shirt blanc moulant et qu’elle est contrainte de se mettre à l’eau.

La conclusion de

Sous la forme et d’un point de vue purement technique « The Mirror » est plutôt "classe". Sur le fond, il laisse apparaitre un trop grand nombre de clichés pour lui permettre d'arriver à la hauteur de films comme haute tension et la colline a des yeux. Cependant, Il demeure assez plaisant à visionner, puis bon, ça reste du Alexandre Aja.

Que faut-il en retenir ?

  • Alexandre Aja un réalisateur prometteur
  • la photographie et des idées de plans
  • Kiefer Sutherland
  • Quelques séquences sanglantes plutôt amusantes

Que faut-il oublier ?

  • Un final pas à la hauteur des espérances
  • Les gros clichés sonores

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