75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Appelez-moi Dave
Appelez-moi Dave >

Critique du Film : Appelez-moi Dave

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 28 août 2008 à 0017

Quand Eddie Murphy touche le fond

Après les catastrophes Norbit et surtout Pluto Nash et probablement conscient de sa propre dérive artistique, Eddie Murphy a déclaré au début de cet été que Meet Dave serait son dernier film. C’était en fait, bien sûr, une fausse déclaration, mais qui pourrait être perçue comme une sorte de mea-culpa déguisé. C’était aussi, n’en doutons pas, un sacré coup de pub. Personnellement, j’ai décidé de jouer le jeu et c’est ainsi que, en bon « nécrophile cinématographique », j’étais donc très curieux d’assister à son soi-disant dernier soupir : le très intriguant - sur le papier tout du moins - Appelez-moi Dave.


Il faut dire que l’idée de base est très originale. Prendre comme héros, comme centre narratif, un vaisseau spatial, avouez qu’il fallait y penser! Occupé par un équipage de lilliputiens, cet androïde extraterrestre en costard va donc atterrir en plein New-York pour y récupérer un artefact capable de sauver la planète Nul, et cela au détriment de notre bonne vieille Terre. Ça, c’est pour l’idée de base, car pour ce qui est du scénario, ce n’est pas la même tasse de thé et l’on a affaire à un défilé de clichés et de récupérations qui donnent au film un aspect archi convenu et sans surprise. Bien entendu, quelques situations nous font sourire (surtout durant la première demi-heure), mais elles demeurent bien isolées dans l’expression d’un véritable néant artistique.
En fait, Appelez-moi Dave, c’est un épais gruau composé d’ingrédients piqués aux Coneheads, à Starman, à l’Aventure Intérieure, à Star Trek, à Chérie, j'ai rétréci les gosses et même à Terminator. Le tout servi avec une écœurante sauce sucrée de bons sentiments « égayée » par un coulis d’humour relou ou pipi-caca (le péché mignon du père Murphy). C’est tellement nul que je n’ose vous en dire plus. Sachez simplement que ces « aliens » vont découvrir au cours de leur quête les vertus de l’amour, de la joie et de la tolérance, avant de repartir, indemnes, vers leur planète (l’ultime réplique de Dave m’a carrément scotchée, vaut le voir pour le croire). Précisons également, des fois que cela soit nécéssaire, que le traitement de l’évolution psychologique des passagers de cet étrange vaisseau est complètement bâclé.

Evidemment, le film est conçu pour la satisfaction de l’ego du comédien. Là encore, il y joue deux rôles, celui du vaisseau spatial et celui du capitaine de celui-ci. Et là encore, il nous ressert le même plat réchauffé, conçu à base de grimaces répétitives et de démonstrations de sourire Pepsodent. Bref, Eddie Murphy tourne en rond, en rond, et il finit par nous filer la nausée. Le pire, c’est quand vient le moment où l’on prend conscience que les pitreries de cet has been sont les éléments les plus réussis de ce navet.
A coté de lui satellite une pléiade de seconds couteaux incarnant des personnages caricaturaux et totalement ridicules - comme le gay hystérique et le black rappeur – et des faire-valoir sans grande envergure (ils n’y sont pour rien, c’est leurs rôles qui sont moisis). Parmi ces derniers, on retiendra la très jolie Elizabeth Banks, qui incarne une jeune veuve courageuse, et sa tête à claques de fils, interprété par Austyn Myers. C’est à peu près tout… Ah oui, n’oublions pas Gabrielle Union alias Numéro 2, qui va découvrir en même temps que le Capitaine leur amour réciproque au cours de séquences d’une niaiserie à vous filer la gerbe.

Et accrochez-vous, car ce n’est pas fini ! En effet, autre élément désastreux : les effets spéciaux. Des effets numériques souvent minables qui nous ramènent vingt années en arrière, des incrustations de personnages miniatures bâclées, d’une qualité à peine supérieures à celles de Chérie, J’ai rétréci les gosses. Je me demande encore comment une telle médiocrité est possible dans un film au budget de 55 millions de dollars. Faut croire que les mecs des effets visuels ont travaillé avec des moufles.

La conclusion de

Appelez-moi Dave fait très, très fort ! En effet, ce film est encore plus nul que Norbit et Pluto Nash. Ce métrage, qui n’est en fait qu’un prétexte pour flatter l’ego d’Eddie Murphy est une niaiserie accumulant une pléthore de gags peu drôles ou déjà-vu et une galerie de grimaces répétitives. Ajouter à cela quelques passages d’humour scato qui ne peuvent faire rire que les mioches de moins de 6 ans, et vous aurez une idée de ce qu’est cette ineptie.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques rares gags assez drôles
  • L’idée originale

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario, niais et convenu
  • Un humour répétitif qui finit par lasser, voire même écœurer
  • Eddie Murphy, l’ombre de ce qu’il fut dans les années 80
  • Effets spéciaux très médiocres

Acheter Appelez-moi Dave en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Appelez-moi Dave sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+