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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Urban legend 3: Bloody Mary
Urban legend 3: Bloody Mary >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Urban legend 3: Bloody Mary

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 21 août 2008 à 1611

Quand Bloody Mary se prend pour Sadako

Lorsqu'en 2005 sort dans nos vidéoclubs ce Bloody Mary, ce fut quelque peu une surprise, tant on pensait la licence Urban Legend bel et bien enterrée. Car qu'est-ce donc que ce concept sinon une variation de thriller pour ados construits sur le succès de Scream et autres slashers policés? Et, mis à part l'exception Destination Finale, ce type de produits redondants et sans ambitions autres que financières avait fini par lasser son audience, désormais plus attirée par les shockers du type Saw. Je ne voyais donc pas ou les producteurs voulaient vraiment en venir, même si leur prudence (avec la mise en place d'une sortie direct-to-DVD) laissaient entendre qu’ils n’avaient guère d'ambitions sérieuses sur le sujet.


Et, en fait, après la vision de ce troisième (et dernier?) volet, on en vient aisément à la conclusion que le film de Mary Lambert n'est pas un Urban Legend comme les autres. En effet, de nombreux éléments autres que ceux appartenant au genre slasher viennent se greffer sur la trame principale. L'aspect surnaturel est ainsi fortement présent, avec la présence d'un fantôme vengeur emprunté aux urei eiga, très en vogue depuis le carton de Ring au box office. Le film brasse donc ces deux genres, de façon entremêlée, en racontant l'histoire d'un groupe de jeunes étudiants victimes de meurtres horribles, payant de leur vie les fautes de leurs parents (comme dans les Griffes de la Nuit, finalement, avec une Mary Banner prenant la place de Freddy Krueger). Et à ceci, il ne faut pas manquer d'ajouter de signaler la petite touche référentielle utilisant la symbolique du boogeyman, par les actes et les citations, notamment avec le processus d'invocation, qui nous ramène à l'excellent Candyman.
Riche de toutes ces idées, le film (qui récupère très librement la légende folklorique de Bloody Mary, la Vierge Sanglante) aurait pu être un spectacle sympathique et un brin délirant. Malheureusement, il n'en est rien. La faute à Mary Lambert (et surement aussi aux producteurs) qui s'obstinent à conserver le style teen-movie qui a fait le succès du genre slasher "moderne". On a ainsi affaire à un établissement scolaire uniquement fréquentée par des models de magazine aux poitrines avantageuses, une débauche de clichés propres au cinéma adolescent (on a même une bataille de polochons entre de jeunes filles en petites culottes) et surtout une narration très policée qui évite de sombrer dans le gore, le sexy ou le malsain. De plus, le film cultive les incohérences et les facilités scénaristiques tout en restant extrêmement prévisible pour les spectateurs initiés au genre, en raison de la rareté des fausses pistes.
Du coté des effets spéciaux, pas grand chose à se mettre sous les mirettes. Retenons simplement une jeune bimbo qui se fait dévorer par une nuée d'araignées très voraces (un petit peu de gore en cette occasion) et les maquillages du spectre, qui varient entre le fantôme blafard et rampant aux senteurs de saké et le squelette haineux nettement plus classique (dans le pur style Fantôme de Milburn). Le reste est très peu efficace, en raison d'un traitement prude et d'un évident manque d'imagination (sans oublier le crétinisme des situations, comme le jeune homme qui urine sur le grillage électrifié; on a beau être un footballeur américain, on en est pas pour autant suicidaire)
Au niveau de l’interprétation, les comédiens assurent le minimum syndical et ils n’ont guère l’air effrayé par ce qui leur arrive. Le principal interet du casting réside bien entendu dans la plastique des jeunes comédiennes, la star de la télé US Kate Mara assurant le rôle principal. A noter la présence de Nancy Everhard dans la peau de la mère de l’héroïne.

La conclusion de

Bloody Mary est donc un film lent, mou et sans surprise. C'est dommage pour Mary Lambert qui revenait pour l'occasion au genre qui lui a tant réussi. Ici, elle pêche par excès de conventionnalisme, en obéissant à un cahier des charges sans ambition. Au final, on obtient une œuvre complètement démodée par son style narratif, même si les auteurs se sont efforcés d’y introduire des éléments plus en vogue, comme le yurei eiga.

Que faut-il en retenir ?

  • La séquence des araignées
  • Des jolies filles

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans surprise
  • Un manque de suspense évident
  • Un film très policé
  • Réalisation sans panache

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