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Critique du Film : Faust
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Critique du Film : Faust

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 17 juillet 2008 à 1316

Faust, toutes griffes dehors !

Très traumatisé par la mort, assassinée sous ses yeux, de son modèle, un peintre perd la raison et renie Dieu. C’est alors qu’un étrange personnage vient lui proposer une solution pour assouvir sa vengeance. Mais à un seul prix : celui de son âme…
Faust est la première réalisation « espagnole » de Brian Yuzna, peu de temps après le lancement de la compagnie Fantastic Factory, aujourd’hui disparue. Ce film est l’adaptation d’un comic dont le thème principal est assez éloigné du conte originel puisqu’il ne s’appuie pas sur la quête de puissance et de vérité mais sur l’assouvissement d’une simple vengeance. Brian Yuzna se penche à récupérer la violence du comic et y insérer son imagerie et le résultat de ses fantasmes. On reconnaît donc assez souvent la « Yuzna Touch », reste à voir si l’ensemble se marie bien. Et c’est dans ce domaine que je suis assez réservé dans mon appréciation, notamment en raison du matériau de départ…


Bâtir un film sur un simple vœu de vengeance est s’engager sur la voie du minimalisme philosophique. A une thématique aussi rustre, Faust se présente donc comme un simple comic gore un peu déjanté qui nous montre les agissements d’un super héros qui, tel un pantin, est manipulé par une sorte de démon lubrique. Très graphique et glauque, la mise en image de Brian Yuzna est parfois très réussie (et cela même si certains effets, comme celui de la cape, nous rappellent quelques autres exploits de super héros), parfois un peu moins, et le réalisateur, comme prévu, nous offre de temps en temps (pas assez, cependant) les séquences surréalistes et baroques dont il a le secret. Et comme d’habitude, l’humour noir est toujours présent dans ces moments là.
Les effets spéciaux sont excessifs et parfois comiques; normal quand c’est Screaming Mag George qui est aux commandes. Ceux qui voient en Faust un film sérieux en seront donc pour leurs frais, les autres (comme moi) se bidonneront lors de la séquence très trash où Blue, la maîtresse de M, se transforme en une hideuse masse aux énormes mamelles dégoulinantes de lait. Le gore, par contre, est assez rare, ce qui ne va pas manquer de décevoir les fans du cinéaste. Le final, qui se déroule dans des décors gothiques et décadents, est assez réussi dans sa réalisation mais est un peu gâché par une créature en CGI peu convaincante.

Plus étonnant est le choix de la bande musicale. Pourtant fan de ce type de musique, j’ai trouvé que le death metal et le black metal ne collaient pas du tout au film, notamment lors des scènes d’action, et ajoutent encore plus à cette espèce d’ambiance bordélique qui règne en permanence sur le métrage, comme si Yuzna n’avait pas été maître de tous les éléments lors du tournage (euh… ça lui arrive d’ailleurs assez souvent). Il en ressort une impression brouillonne qui nuit à la bonne appréciation du film.
Du coté de l’interprétation, l’inconnu Mark Frost incarne le héros malheureux. Bon, son jeu est archi-caricatural, comme son personnage d’ailleurs, et il ne restera pas dans les annales des meilleures prestations dramatiques. Même constat pour Isabel Brook, qui interprète la psychothérapeute névrosée. Un rôle peu original où elle n’a pas grand-chose à montrer. Beaucoup plus croustillant est Andrew Divoff en M ! L’acteur cabotine à l’excès et nous offre la un personnage nettement plus jouissif que Faust, avec un Méphistophélès d’opérette qui en fait des tonnes et qui s’avère finalement assez drôle. Puis, il y a Jeffrey Combs ! Malgré qu’il soit totalement sous-employé dans ce film et, en fait, qu'il ne serve pas à grand-chose dans le déroulement de la trame principale, le comédien est encore excellent et apporte au film son petit plus de folie.

La conclusion de

A mon avis, Faust est un film un peu sous-estimé. Ce n’est certes pas le meilleur métrage de Yuzna car il est victime d’un scénario un peu trop léger et d’une réalisation parfois hasardeuse, mais il reste une série B bien déjantée, parfois très drôle et très trash, avec des séquences plutôt réussies. Encore victime de son enthousiasme, Brian Yuzna nous propose avec Faust un film plein d’énergie mais, hélas, pas assez abouti.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques bonnes séquences
  • Les effets trash de Screaming Mad George
  • Andrew Divoff et Jeffrey Combs
  • Un film bourré d’énergie

Que faut-il oublier ?

  • Une thématique loin de Goethe
  • Un scénario un peu trop léger
  • La musique metal, qui ajoute à la confusion
  • Réalisation parfois brouillonne
  • Les effets numériques cheap

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