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Critique du Film : L'Ile de Nim
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Critique du Film : L'Ile de Nim

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 7 juillet 2008 à 1454

Bienvenue sur l'île aux enfants

Nim, une enfant de 11 ans, habite avec son papa sur une île paradisiaque, en compagnie d’un lion de mer, d’un iguane et d’un cormoran. A des milliers de lieues de là, Alexandra Rover reste cloitrée dans son appartement, victime de son agoraphobie et de sa trouille des microbes. Deux personnes aux vies et aux intérêts complètement antithétiques. Pourtant, une chose les relie : l’aventurier Alex Rover. Ce lien, c’est l’étroit rapport qui est établi entre un auteur et son lecteur, car Alex Rover n’est rien d’autre qu’un personnage de fiction créé par Alexandra. Et la jeune Nim est sa plus grande fan…


Film scénarisé et mis en image par Jennifer Flackett et Mark Levin, l’Ile de Nim est l’adaptation d’un roman pour enfant… mais pour très jeunes enfants. En effet, le récit, qui se présente sous la forme d’une aventure exotique gentillette, est bien trop bourré d’incohérences et de raccourcis narratifs pour pouvoir intéresser d’autres spectateurs que les kids de moins de 8 ans. Puis, en ce qui concerne le développement, si l’on analyse un peut sa thématique prêchant les valeurs convenues que sont le dépassement de soi, le courage, l’abnégation et la persévérance - le tout sous une atmosphère de militantisme écologique - L’île de Nim nous renvoie dans les productions « live» Disney des années 60-70, parangons de la morale policée.
Dur, dur, donc, de ne pas bailler devant ce métrage infantile. On a en effet bien du mal à croire, et donc à s’immerger, dans cette histoire où un père soi-disant aimant n’hésite pas à désociabiliser sa fille sur une île paumée dans le Pacifique sud avant de l’y abandonner pendant une durée d’au moins 48 heures, tout comme on ne peut s’empêcher de se marrer en constatant que cette île est totalement inconnue mais bénéficie d’une connexion internet. Quand à l’habituelle menace extérieure, l’invasion « boucaniere » ou indigène est remplacée ici par l’arrivée d’une horde de touristes bedonnants et envahissants (encore ces sacrés clichés où les gens fréquentables sont forcément minces et beaux). Bref, c’est très niais, voire bêtifiant. Heureusement que l’interprétation des comédiens et la réalisation relèvent un peu le niveau…

En effet, du point de vue technique, le film assure un bon rythme et nous offre une belle photographie exotique digne des meilleurs documentaires de Planète. C’est déjà ça. Les séquences sous-marines sont par exemple très jolies et ont réveillé en moi le petit gamin fan de Flipper le dauphin. Je sais, c’est crétin, mais je vous assure que le film ne vole pas plus haut que ça, et dégage exactement la même atmosphère gnangnan. Le film, malgré tout, présente quelques séquences assez amusantes, la plus drôle étant le très « cartoon » catapultage d’iguanes, ce qui va parfois éveiller un peu l’attention de l’adulte somnolant.
Restent les comédiens. Passons sur la performance bicéphale de Gérard Butler, aussi fade en aventurier qu’en paternel irresponsable (mais sacrément bon bricoleur !), attardons-nous sur le casting féminin, en commençant par la jeune Abigail Breslin. Devenue star depuis sa performance remarquée dans Little Miss Sunshine, elle est ici encore remarquable. Le rôle est un peu primaire, c’est certains, mais cette mignonne petite fille s’en sort parfaitement, affichant un naturel assez rare pour une gosse de son âge (à mon avis, le dernier en date fut Haley Joel Osment). Venons-en maintenant à la prestation de Jodie Foster. La dernière fois que je l’avais vu dans une comédie, c’était dans la première moitié des années 90, avec Maverick, et j’ai à nouveau pris beaucoup de plaisir à la voir s’amuser un peu après tous ces thrillers plus ou moins réussis (même si je me suis par moment demandé ce qu’elle est venue faire dans cette galère). Malgré un personnage très crétin et à demi-hystérique, elle arrive à fournir une excellente performance comique et se trouve être finalement l’élément le plus réussi du film (qui présente de nombreuses analogies avec Joan Wilder, le personnage de Kathleen Turner dans A la poursuite du diamant vert). Il serait d’ailleurs intéressant de la voir renouveler l’expérience dans le cadre d’une comédie plus ambitieuse.

La conclusion de

A des années lumières de l’intelligence de Terabithia, récit destiné à toutes tranches d’âge, se trouve la niaiserie de L’île de Nim, l’une des plus bêtifiantes productions enfantines de ces dernières années. Heureusement, au-delà d’un scénario ultra-policé à peine digne d’un épisode de Candy, se trouve une réalisation efficace, quelques séquences amusantes et d’excellentes comédiennes. Cela suffit à empêcher ce film de sombrer totalement dans la nullité, en raison d’une histoire qui ne peut duper que les tout-petits.

Que faut-il en retenir ?

  • Jodie Foster et Abigail Breslin
  • Quelques séquences amusantes
  • Bonne photographie, bon rythme

Que faut-il oublier ?

  • Scénario puéril et empli de d’incohérences
  • Déconseillé au plus de 8 ans
  • Ultra-policé, une morale archaïque

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