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Critique du Film : Les Châtiments
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Critique du Film : Les Châtiments

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 29 juin 2008 à 2300

La onzieme plaie d'Egypte est en Louisiane

Une jeune et jolie femme, ancienne missionnaire en Afrique, vit une existence solitaire après la perte dramatique de son mari et de sa fille, sacrifiés par des autochtones superstitieux. Autrefois membre de l'Eglise Anglicane, elle a perdu toute foi en Dieu, et œuvre désormais comme démystificatrice, notamment dans le domaine des miracles et des interventions divines. Cela jusqu'au jour où d'étranges évènements se déroulant dans une petite communauté du bayou va ébranler l'édifice de ses nouvelles convictions...
Disons le d'entrée, l'un des plus gros problèmes de The Reaping vient directement de la construction de son personnage principal. En effet, l'on a bien du mal à croire que la jeune femme à la bonne mine interprétée par Hilary Swank ait traversé tant d'horribles épreuves au cours de sa vie. Attention, le souci ne vient pas vraiment de la performance de l'actrice, qui est tout à fait convenable, mais plutôt du fait qu'elle ne correspond pas du tout au rôle, tant au point de vue physique qu'au niveau de son absence évidente de vécu.
Donc, on débute plutôt mal…


Vient ensuite le scénario à proprement parler. Prendre comme idée de départ le mythe des Dix Plaies d'Egypte pour la construction d'un film d'horreur est, à mon avis, une excellente initiative. D'ailleurs, Stephen Hopkins – un réalisateur ma foi assez intéressant de par l’éclectisme de sa carrière – a aussi la bonne idée de traiter son sujet à la manière d'un thriller horrifique moderne et d’éviter ce ton « Malédiction-like » (malgré une thématique très proche) aujourd'hui bien inoffensif. L'imagerie est donc résolument actuelle et fait souvent penser à des succès cinématographiques récents (on dira que c'est de l'inspiration, pour rester aimable), ce qui, en contrepartie, prive le métrage de toute originalité visuelle.
Par conséquent, The Reaping travaille son efficacité sur l'image, et de manière très efficace; de la rivière de sang à la séquence de l'attaque des sauterelles, les scènes à la beauté graphique affirmée sont nombreuses. On est cependant beaucoup moins enthousiaste en ce qui concerne le rythme car, et je dois bien le dire, ce film est très mou. Le récit se traîne, entrecoupé de plus par des flashbacks insistants sur les souffrances de l'héroïne, histoire d'alourdir artificiellement une tenue dramatique bien trop éthérée par le manque de substance des protagonistes bâtis à partir de clichés. Évidemment, ça ne marche pas, on ne peut pas compenser une absence de matière par des effets de manche.
Puis, enfin, au fur et à mesure que le film avance, l’on en vient à se dire que finalement, cette histoire de dix plaies d’Egypte qui se re-manifestent dans le même ordre n’est pas une si bonne idée que ça. Car oui, quand on peut anticiper les évènements dans un film à suspense, on y perd un peu de l’intérêt. Surtout quand tout se déroule de manière si linéaire, et que les premières manifestations ne se voient servis que par quelques plans furtifs ! En fait, rapidement, de film horrifique The Reaping bascule dans l’horriblement morne et on s’ennuie à mourir en attendant un rebondissement, quelque chose qui nous fasse pas trop regretter cette longue attente.

Et c’est que frappe le syndrome Shyamalan, le twist révélateur à deux Carambar et une fraise Tagada ! En fait, ne seront surpris que ceux qui n’ont pas été au cinéma depuis le dernier Errol Flynn tant cet artifice scénaristique a été utilisé depuis dans le cinéma Hollywoodien. Bon, Stephen Hopkins a au moins le mérite d’essayer de donner de la consistance à son film, ainsi qu’aux deux actrices qui sortent du lot : Hilary Swank (qui parvient à éviter le ridicule) et la petite Annasofia Robb, excellemment photographiée et mise en scène. Le reste du casting est absolument atone, David Morrissey et Stephen Rea en tête dans cette longue file de cancres.

La conclusion de

The Reaping part d’une bonne idée, présente quelques reconstitutions de calamités souvent assez sympathiques (mais jamais effrayantes) et nous prouve qu’Hilary Swank est suffisamment douée pour se sortir des pires galères. Mais c’est bien tout ce que l’on peut tirer de positif de ce film soporifique, prévisible, linéaire et bourré de clichés. Bref, encore une production Dark Castle complètement à coté de la plaque

Que faut-il en retenir ?

  • Une idée de base assez intéressante
  • Quelques bonnes séquences
  • Hilary Swank, qui surnage dans le naufrage

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario linéaire et sans punch
  • Le twist final pas vraiment étonnant
  • Réalisation sans grande originalité
  • Personnages peu crédibles et fades

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