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Critique du Téléfilm : Savage Planet
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Critique du Téléfilm : Savage Planet

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 24 juin 2008 à 1636

La famille Ours a les crocs

Nous sommes dans le futur. Comme prévu, les humains ont pourri la Terre. Ils l'ont même tellement dégradé qu'ils sont désormais contraints de se balader dans la rue avec sur le chef un casque de moto équipé d'un masque à gaz (il faut croire qu'en plus d'être nocif, le ciel peut leur tomber sur la tête). Mais tout espoir n'est pas perdu car des solutions s'offrent, aptes à sauver l'humanité. Certains pensent à coloniser la Lune (bonjour les pique-niques au bord des cratères), d'autres pensent que la solution se trouve en de lointaines destinations. Et d'autres, comme le milliardaire James Carlson, voient en cette situation de crise un bon moyen de s'enrichir. D'ailleurs, les services scientifiques de ce monsieur ont mis au point un téléporteur de matière sur longue distance. La bonne aubaine! Il décide alors d'envoyer une équipe (dont il s'inscrit dans les membres en qualité de leader) sur la planète Oxygen. Officiellement, c'est pour trouver sur cette planète à l'écosystème semblable à la Terre un plante génératrice d'oxygène, mais cet homme d'affaire avisé sait que cette astre lointain recèle un autre secret: celui de la vie éternelle! (roulements de tambour...)


Bref, une équipe déboule sur Oxygen. Tout ce passe comme prévu, chacun retrouvant à l'arrivée son slip et son brushing bien en place, sauf un pauvre second couteau qui - mise du spectateur en situation de stress oblige - arrive de l'autre coté sous la forme d'un kebbab pas frais. Premier effet gore nul mais marrant. Il y en aura d'autres, rassurez-vous. L'expédition se doit d’être présentée ; elle se compose de James Carlson, d'un scientifique lèche-botte, d'un juriste maladif et obèse, de l'ex-femme du chef (qui ma foi, est une sacrée jolie blondinette), d'une femme médecin émotive, d'une journaliste bimbo chargée de couvrir l'évènement et réchauffer la couche du chef la nuit venue, et enfin, un trio de baroudeurs équipés de flingues sans munitions (on ne saura jamais vraiment pourquoi). Un trio de militaires endurcis où figure bien entendu le héros du film. Tiens, c'est marrant, on devine de suite qui va s'en sortir...
Ce qui est pratique dans ce film, c'est que, étant donné que cette planète est en tout point similaire à la Terre du 21ème siècle, la production a pu poser le plateau de tournage dans le jardin public le plus proche. L'essentiel étant de s'installer pas très loin d'un zoo ou d'un cirque. Oui, car, et il faut que vous sachiez, la seule adversité que vont rencontrer les explorateurs - sans compter leur propre bêtise - se résume aux agissements insociables d'une bande d'ours pas commodes. Des plantigrades que l'on veut nous faire croire préhistoriques mais dont on devine leur bonne éducation à leur poil bien luisant et leur œil débonnaire. On est donc très surpris qu'Oxygen, à part ces gros mammifères, ne porte aucune faune. Nada, pas même un lapin, un canasson ou un danseur de tecktonic...

Le film consiste donc en une sorte de survival mettant aux prises un groupe d'humains chamailleurs avec une horde d'ours en manque de viande fraiche. On peut donc résumer le récit à cette petite description: les hommes fuient, ils sont rattrapés, ils sont tués. Trépidant, n'est-ce pas? D'autant plus que les séquences d'actions sont vraiment fauchées. En effet, sachez que jamais vous ne verrez clairement une lutte entre l'homme et la bête. Tout est cadré en champ-contre-champ sans accroche et de plus, les impacts de balles sur les ours sont de très laides images CGI en gros plan faisant jaillir des petites gerbes de sang numérique sur un bout de fourrure de jeu vidéo (évidemment, vous vous doutez que lorsque apparait le véritable animal en plan large, aucune trace de sang n'apparait sur son pelage). En fait, le seul aspect rigolo du métrage est la démonstration gore synthétique mise en place lors des morts humaines (une habitude dans les productions Sci Fi). En effet, nul doute sur la qualité exécrable des raccords mais le résultat est souvent assez drôle avec un festival d'éventrations, de décapitations et d'éviscérations. L'on a même droit à la vision d'une femme coupée en deux (ou plutôt déchiquetée) au niveau de l'abdomen, plantée dans le sol tel un trophée (moment hilarant, surtout lorsqu'au détour d'un gros plan sur la comédienne ensanglantée, on la voit respirer).
Et comme si la menace de la famille ours ne suffisait pas, comme je l'ai dit plus haut, ces humains sont chamailleurs. Entre ceux qui veulent lever le secret de la planète (qui ne va d'ailleurs pas tarder à imploser, parait-il, comme le spectateur qui en a marre de ces billevesées), ceux qui veulent fuir comme des pleutres, et ceux qui souhaitent vivre le parfait amour dans les cavernes, on ne peut pas dire que l'harmonie règne dans le groupe. Mais bon, comme d’habitude dans ce genre de téléfilms moralisateurs et convenus, le méchant va être cruellement puni... il va même en perdre carrément la tête, et donc voir s'évanouir toute prétention à autorité.

Le héros est incarné par Sean Patrick Flanery, nouveau venu dans la maison Sci Fi mais bien connu dans le milieu pour avoir endossé les rôles principaux dans les shows TV Young Indiana Jones et Dead Zone. Sa copine, Allison Carlson, est interprétée par une quasi inconnue, une canadienne de 30 ans nommée Reagan Pasternak qui, en plus d’être mignonne, se débrouille plutôt bien avec les lignes de dialogue moisies que on lui a filé. Le reste du casting se compose d’une brochette de comédiens peu connus (voire pas du tout) mais bon, vu qu’ils sont destinés à être bouffés par les ours…

La conclusion de

Savage Planet est plus un survival forestier fauché qu’un exotique Planet Opera. Ici, point de plantes zarbis, d’aliens aux crocs d’aciers ou d’amazones de l’espace, juste une poignée de gros ours bruns insérés dans le métrage en plan de coupe et une bande de crapahuteurs du dimanche. Très frustrant. Heureusement, quelques amusants effets gore en CGI viennent de temps à autre égayer ce morne et soporifique spectacle.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques plans gore

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire et ennuyant
  • Réalisation sans relief
  • Aucun suspens
  • Trois ours paumés dans une forêt, c’est ça the Savage Planet ?

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