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Critique du Film : Les 7 cités d'Atlantis
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Critique du Film : Les 7 cités d'Atlantis

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 20 juin 2008 à 1717

Tribulations atlantes

Dans ce film, l'Atlantide porte sept cités. Soit. "Mais Platon en cite 9 dans ses écrits", s'étonne le professeur Aitken. Et Platon ce n’était pas n’importe qui, n’est-ce pas ? « Tout le monde » sait pertinemment que l’homme savait de quoi il parlait. Mais « tout le monde », apparemment, est dans l’erreur car "même Platon pouvait se tromper", lui répond avec un sourire énigmatique l'atlante Atmir (un aspect inquiétant complètement désamorcé par une coiffure playmobil blonde). Oui, il se trompait, probablement, surtout que dans le Critias, Platon cite le nombre de dix cités, dirigées par les descendants d'Atlas. Enfin, peu importe le nombre d'îles à l'origine, c'était il y a bien longtemps. Aujourd'hui, tout ceci est bien mal en point et il n'en reste plus que 5, dont une au bord de la ruine. C'est ce que va découvrir l'expédition du professeur Aitken, un savant qui, en compagnie de son fils, de son ami Greg Collinson et d'un équipage de marins, est bien décidé à prouver au monde l'existence de ce mythique continent.


En fait de continent, il s'agit plus d'une sorte de monde sous-marin, accessible seulement par une espèce de siphon utilisable - et cela de manière inexplicable - dans les deux sens. Une fois passés ce dédale tumultueux (les héros le font à l'intérieur d’une cloche… de plongée hein, pas à fromage), les aventuriers de Warlords of Atlantis arrivent dans une gigantesque caverne dotée de sa propre flore et de sa propre faune. Ainsi, cette Atlantide peut être sans hésitation comparée à ce continent de Pellucidar, appartenant au mythe de la Terre Creuse et si brillamment décrit par Edgar Rice Burroughs. D'ailleurs, le scénario, avec son approche résolument pulp, est assez comparable à ceux des trois volets dits du "Sixième Continent" (Le Sixième Continent en 1976, Centre Terre; septième continent en 1976 et Le Continent Oublié en 1977), eux mêmes également réalisés par Kevin Connor et qui prenaient comme matériaux de départ les écrits de Burroughs.
Par conséquent, l'on a donc droit à la vision d'un monde semblant issu d'une bande dessinée, exposant son lot de monstres, de personnages manichéens, de belles autochtones et tout cela à travers moult actes héroïques et diatribes philosophiques un peu naïfs. Et, comme d'habitude, histoire d'ajouter un facteur danger encore plus élevé que la simple adversité humaine ou animale, cet Atlantide se trouve être un continent à l'agonie, irrémédiablement rongé par les océans, les monstres abyssaux et la dégénérescence de la race dominante. Une race (originaire de la planète Mars) à la limite de l'extinction, organisée en une société totalitaire et élitiste, qui, pour survivre, doit "se payer" les services d'humains capturés et modifiés génétiquement, les rapprochant par là un peu des insulaires de l'Atlantide de George Pal (Atlantis, Terre Engloutie, 1961). Ces esclaves, transformés en hommes-poissons pour pouvoir supporter l'air vicié de ces contrées, sont ensuite répartis dans les corps militaires ou ouvriers.
Mais pas le professeur Aitken! Lui, il a un cerveau alpha (les autres, ce sont probablement des idiots, euh... des bêta). De par son intelligence hors norme, il est désigné par Cyd Charisse et son copain de jeu comme digne de devenir des leurs. Mais pour cela, il doit subir une opération qui le liera à jamais à ce continent maudit. A ce sujet, il faut bien dire que de ce continent et de ces villes, on ne verra pas grand chose; un mur en crépis, une prison, deux échafaudages dans une cour et une salle de trône new age. Un aspect cheap amplifié par la présence de matte painting si basiques que l'on pourrait les croire réalisés au crayon à papier. Des matte painting lithographiques, je n’avais encore jamais vu ça.

Des monstres, par contre, on en verra, et des assez bien foutus. Il y a tout d'abord la pieuvre géante qui attaque par deux fois le bateau des explorateurs. Bon, elle n'est pas très dégourdie car, malgré sa taille colossale, elle ne parvient pas faire couler le navire, et ses tentacules sont un peu mollassons (je serais mauvaise langue, je dirai que c'est les acteurs eux-mêmes qui les tiennent plaqués contre leur corps pour faire semblant d'être attaqués, mais je ne suis pas fait de ce bois). Puis, en Atlantide, nos amis vont assister à l'attaque de deux tortues géantes mangeuses de plâtre et aux sorties remarquées de Blagaan, un monstre abyssal qui passe son temps à effrayer les enfants et manger les seconds couteaux maladroits.

La conclusion de

Je conclurai en disant que la réalisation se tient assez bien, avec des effets spéciaux rigolos et des acteurs qui jouent le jeu. Une distribution où l’on retrouve d’ailleurs avec plaisir l’un des comédiens fétiches de Kevin Connor, le débonnaire Doug McClure, ce qui nous renvoie encore plus aux autres films de la période prenant comme décor un continent oublié. Le problème se situe donc essentiellement dans ce scénario rachitique qui ne nous montre rien à part deux plateaux de cités minuscules et une cellule de prison. Un aspect chiche surement dû à un budget très restreint mais l’on était quand même en raison d’attendre mieux de la part d’un cinéaste si expérimenté dans le domaine de la SF pulp. Sympa mais certainement pas inoubliable…

Que faut-il en retenir ?

  • Esprit pulp rafraichissant et bon enfant
  • Interprétation sympathiques
  • Les monstres, kitchs mais pas ridicules

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario sans relief
  • Des décors cheaps

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