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Critique du Film : Bataille au-delà des étoiles
Bataille au-delà des étoiles >

Critique du Film : Bataille au-delà des étoiles

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 16 juin 2008 à 1915

Les monstres de l'espace vu par Fisher Price

L’astéroïde Flora se dirige vers la planète Terre, la menaçant de destruction ! La seule solution est d’envoyer sur place une équipe, qui sera chargée de placer des charges explosives destinées à réduire l’astre stellaire en poussière. Mais les délais sont très limités et rien n’est sûr quant à l’efficacité de cette ultime solution…


Bien entendu, en lisant le synopsis ci-dessus, vous avez reconnu le pitch du film Armageddon, le blockbuster pétaradant et lobotomisé de Michael Bay. En effet, le métrage mettant en vedette un Bruce Willis dans sa panoplie de foreur de l’espace a emprunté son scénario à cette production MGM de 1969. Du moins en partie, car dans cette « Bataille au-delà des étoiles » (titre français complètement idiot et inadéquat), le script ne s’arrête pas avec la destruction du météore mais continue avec une histoire d’invasion extra-terrestre.
Ainsi, au début, on a droit à la vision de mise en place de la mission, une étape dans une station orbitale (plus cossue et peuplée que la misérable station russe d’Armageddon), et la mission de forage proprement dite suite à l’atterrissage de l’astronef sur Flora. Les principaux protagonistes sont deux hommes de valeur, deux officiers ex-amis qui se sont brouillés suite à une histoire de gonzesse. Une gonzesse qui est d’ailleurs toujours là puisqu’elle officie en qualité de médecin de bord de la station Gamma III. On en vient d’ailleurs à regretter la décision du réalisateur japonais Kinji Fukasaku de mettre en avant les mièvres démonstrations lassantes de ce « ménage à trois » (crise de jalousie, regards suspicieux, femme au cœur déchiré par deux amours, bla bla bla…) au lieu de se concentrer plus avant sur le déroulement de la mission.

Sur l’astéroïde Flora pousse une étrange végétation verte qui attaque les véhicules des astronautes mineurs. Si l’on est étonné de voir les héros courir sur le sol de l’astre comme s’ils étaient sur le sol terrien, l’on est autant plus surpris de voir la réaction du commandant Vince Elliott qui refuse au scientifique d’effectuer des prélèvements de spécimens extraterrestres. De toute façon, si c'est une question de sécurité, c’est peine perdu car l’organisme s’accroche à la combinaison de l’un des astronautes.
Commence alors un deuxième film, qui se passe à l’intérieur de la station Gamma III. Une station qui ressemble fortement à un jouet Fisher Price, tout comme les autres vaisseaux spatiaux d’ailleurs. Le look années 50 est tellement marqué que l’on a vraiment du mal à croire que ce film est plus récent que 2001, l'odyssée de l'espace . A l’intérieur de la station, l’organisme va grandir et se multiplier grâce à sa forte réactivité à l’électricité pour aboutir à une petite armée de cyclopes bipèdes dotés de tentacules complètement ridicules. Des créatures kitchs si mal foutues que l’on devine parfaitement qu’il s’agit de figurants affublés de costumes en latex.
Bref, passé la crise de fou rire conséquente à la première appariation de ces monstres de l’espace, on essaye de s’intéresser au déroulement de l’intrigue. Cons comme des manches, les deux prétendants vont rivaliser en courage et en abnégation pour prouver leur supériorité à leurs supérieurs bien entendu, mais surtout à la belle Lisa, la doctoresse aux yeux de biche. Ils mettent tellement de cœur à l’ouvrage qu’ils entrainent par leurs actes téméraires (surtout de la part du commandant Jack Rankin, qui fait un complexe d’infériorité) la destruction de la moitié de Gamma III.

Il ne reste donc plus qu’une solution : l’évacuation. On assiste alors au spectacle assez rigolo de mignonnes infirmières poussant des lits à roulettes - sur lesquelles reposent des blessés - à travers toute la station pendant que des miliciens en casque de mobylette essayent de les protéger en usant de leurs fusils en plastique. Le climax arrive quand les astronautes doivent effectuer une sortie pour libérer le sas de lancement qui est bloqué par les monstres qui se sont installés sur la paroi de la station. Sacrifice de soi et noblesse d’âme sont alors de rigueur, et on ricane devant tant de naïveté…
Comme je le disais plus haut, les maquettes sont absolument ridicules (on se croirait dans les Sentinelles de l’air). Les effets visuels, eux, sont un peu plus convenables. Il y a bien entendu des problèmes d’incrustation – notamment lors des sorties dans l’espace – mais dans l’ensemble si cela n’est pas crédible cela reste assez amusant et très pulp dans l’esprit. Par contre, les véhicules (surement des voitures de golf déguisées) dans lesquels prennent place les astronautes laissent apparaître de façon évidente leur nature factice, surtout quand le comédiens se trouvent obligés de guider le bras du trépan (qui a l’air aussi solide qu’une planche de balsa) avec la main ! De toute façon, on se rend rapidement compte qu’ils auraient tout aussi bien pu utiliser une pelle vu que les trous pour les charges doivent avoir une profondeur maximum de 50 centimètres.

Du coté de la distribution, les deux officiers rivaux en amour sont interprétés par des comédiens de valeur mais au déroulement de carrière opposés ; Robert Horton, que l’on a vu dans bon nombre de westerns est en effet au creux d’une vague dont il ne sortira plus, alors que Richard Jaeckel est en pleine phase ascendante (il aura d’ailleurs une brillante carrière, sera nommé aux Oscars en 1972 et ne s’arrêtera jamais de tourner jusqu’à sa mort en 1997). Quand à la belle Lisa, elle est interprétée par l’italienne Luciana Paluzzi, une actrice réputée plutôt spécialisée dans les films d’espionnage (elle tournera pourtant la même année un autre film de SF ; Capitaine Nemo et la ville sous-marine).

La conclusion de

Même si l’on prend bien soin de tenir compte sa date de production (1969), Bataille au-delà des étoiles apparaît comme fortement daté. Notamment dans le domaine des effets spéciaux et des miniatures. Cependant, l’on aurait pu apprécier ce spectacle kitch si l’histoire n’avait pas, elle aussi, dégagé un aspect mièvre et désuet. Cela fait un peu trop de défauts pour considérer ce film comme une réussite. Maintenant, si l’on tient vraiment à y porter un regard positif, on peut aussi considérer le film de Kenji Fukasaku comme la matérialisation d’un tournant dans la mise en œuvre des techniques cinématographiques. Il y a la période « avant 2001 » et « après 2001 » et Bataille au-delà des étoiles prouve par les faits que les temps ont désormais changé. On pourrait ainsi qualifier cette œuvre comme une balise conceptuelle, ce qui lui attribue finalement une raison d’exister.

Que faut-il en retenir ?

  • Un aspect kitch assez amusant
  • Des comédiens de qualité
  • Marrant au dixième degré
  • Mieux qu’Armaggedon, ce n’est déjà pas si mal

Que faut-il oublier ?

  • Des effets spéciaux complètement dépassés, même pour l’époque
  • Un scénario sans surprise
  • Les créatures, ridicules

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