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Critique du Téléfilm : La huitième plaie

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 10 juin 2008 à 16:03

Le fléau a les crocs

Les insectes, tout comme nos amis les requins, ont souvent reçu les honneurs des studios de cinéma. Ainsi, depuis quelques décennies, fourmis, guêpes et araignées déciment les champs et les forets de nos chères contrées, n'hésitant pas, parfois, à croquer une ou deux victimes innocentes, notamment quand elles ont subi les conséquences de manipulations génétiques ou de la pollution radioactive ou chimique (les bestioles, pas les victimes, quoique...). Le thriller animalier est donc devenu un genre en soi, avec des insectes se situant aux places d'honneur. Hors, parmi eux, si l'on penche plus avant sur le sujet (bon d'accord, faut n'avoir que ça à faire) on se rend compte que les sauterelles, criquets et grillons (pourtant vénérables plaies bibliques) font office de parents pauvres. Peu de films leur sont en effet consacrés. Citons cependant Beginning of the End, le film de Bert I. Gordon, dans lequel des sauterelles géantes attaquent une ville américaine et dont la vision vaut son pesant de cacahuètes (pardon, de pop-corn).
Hors, en 2005, ne voilà-t-il pas que les studios américains mettent en chantier non pas un, mais deux films, avec comme principaux protagonistes des colonies de sauterelles ! Le premier, mis en boite par David Jackson, s'intitule en français les Ailes du Chaos (je vous en parle d'ailleurs ici). Le second, qui nous intéresse plus particulièrement prend le prophétique titre La Huitième Plaie et est réalisé par Ian Gilmour. Autre coïncidence; en plus d'être produits tous deux pour le marché direct-to-DVD, ces deux films partagent le thème de la manipulation génétique. Dans La Huitième Plaie, les expériences des scientifiques de la société Silogen (y'a pas d'plaisir) ont fini par transformer ces herbivores boulimiques en hordes de prédateurs carnivores. La raison? Elle est aussi simple que débile; en transformant ces animaux en mangeurs de chair, on évite ainsi aux récoltes d'être ravagées par leurs légendaires razzias .


Bien évidemment, les spécimens vont s'échapper. Comme ces savants sont des incapables, la soi-disant stérilité des sauterelles mutantes s'avère être du pipeau, donc, en plus de manger des humains, des vaches et toutes sortes de choses, elles baisent comme des castors et se reproduisent, menaçant les Etats-Unis (c'est à dire le monde) d'une véritable apocalypse. C'est très con, vous l'admettrez avec moi, mais ce scénario présente un net avantage par rapport aux Ailes du Chaos: on a droit à la vision d'insectes aussi sauvages que des tigres du Bengale. L'horreur et le gore, même si cela est amené de manière très stupide, est donc au rendez-vous, avec des séquences de carnage assez réjouissantes. Ces bestioles sont dotées de sens si aiguisés qu'elles n'hésitent pas à attaquer des véhicules, y devinant de la bonne bouffe humaine planquée à l'intérieur, parvenant même à casser les pare-brises. Impressionnant, n'est-ce pas? Quel dommage, cependant, que la qualité des effets numériques soit si mauvaise, avec un rendu parfois proche du cartoon.
Comme dans tout ce type d'histoires convenues et ultra-prévisibles, il y a des gentils et des méchants. Du coté des méchants (ce sont en général les personnages les plus intéressants), on a droit au vil spéculateur (David Keith) et au scientifique ambitieux en pleine phase de remise en question (Jeff Fahey). Bien entendu, tous les deux vont finir comme ils le méritent; sous les crocs des sauterelles. Le premier alors qu'il tente de fuir comme un lache, le second en se sacrifiant pour sauver l'humanité. Les gentils, quant à eux, sont représentés par un sympathique couple. Monsieur (Dan Cortese) est pilote, scientifique et athlétique. Madame (Julie Benz) est scientifique, jolie et... ben c'est tout et ça suffit pour faire un film. Avec l'aide des services de santé du gouvernement, ils vont tenter d'arrêter l'invasion, ce qui donne d'amusantes et improbables scènes dans lesquels des types en uniformes tentent de détruire des sauterelles en furie à grand coup de Fly-tox. Le moment est à l'urgence, mais cela n'empêche pas pour autant ces deux amoureux de profiter des couchers de soleil, torse nu (hélas, pas la fille), en se massant mutuellement et en se léchant la pomme sur une musique romantique.
Mais le plus drôle est à venir. En effet, lors d'une attaque d'insectes, tous les soldats sont massacrés. Oui tous, sauf notre couple de tourtereaux. On se demande bien pourquoi. Peut-être parce qu'il n'étaient pas armés? Ou qu'ils ne menaçaient pas la colonie? Ou bien peut-être que les sauterelles n'aiment pas les uniformes kaki? A moins qu'elles soient anti-militaristes? Cependant, toutes ces supputations sont mises à mal lorsque les colonies de sauterelles attaquent une ville remplie d'innocents. De plus, elles avaient déjà agressé et bouffé quelques pique-niqueurs. Alors, pourquoi? Tenez-vous bien, car c'est très dôle... C'est parce que le couple - militants écologistes -, ne mange que bio! En fait, les créatures, fruit de la mutation, ne supportent pas les éléments 100% naturels. Et c'est d'ailleurs comme ça que l'on peut lutter contre elles; en utilisant des insecticides bio. Les autres, elles les absorbent et s'en nourrissent pour devenir encore plus fortes. Franchement, avouez qu'il fallait y penser.

42

Le film est moins bavard que les Ailes du Chaos, il est un peu plus horrifique malgré que les effets gore, numérisés, ne sont guère impressionnant. Le scénario est totalement crétin, mais assez drôle. Quand à la prestation des comédiens principaux, tous des acteurs expérimentés, elle n'a rien de honteuse malgré des lignes de dialogues débiles et des situations abracadabrantes. Finalement, on peut dire que le film de Ian Gilmour, réalisateur sans génie mais consciencieux, atteint son objectif: proposer un spectacle télévisuel n'ayant aucune autre ambition que de nous faire passer une soirée divertissante.

Critique de publiée le 10 juin 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Assez drôle au second degré
  • Des effets gores
  • Interprétation convenable
  • Réalisation consciencieuse

Que faut-il oublier ?

  • Aucune originalité dans le traitement, déroulement prévisible
  • Scénario totalement stupide
  • Effets spéciaux rudimentaires

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