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Critique du Film (Direct to Vidéo) : The Texas Vibrator Massacre
The Texas Vibrator Massacre >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : The Texas Vibrator Massacre

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 29 mai 2008 à 1625

Leatherface a trouvé mieux qu'une tronçonneuse

Le gore et la pornographie ont souvent été mis dans le même panier fétide de la perversion et du mauvais gout. Par conséquent, ces deux genres ont longtemps subis de la même manière les foudres de la censure. Il faut dire que leur "efficacité" fonctionne sur la même mécanique psychomotrice utilisant comme combustible voyeurisme, provocation et outrepassions des conventions. Hors, malgré tous ces liens, les deux éléments ont rarement fait bon ménage. En effet, les films utilisant ces deux thèmes "adultes" dans le même récit sont rarement des réussites – c’est le moins que l’on puisse dire. La raison vient en général du mauvais dosage, les auteurs voulant utiliser à leur avantage l'image de ces deux genres sans trop oser dans la provocation. On appelle ça « manger à tous les râteliers »... et c'est pas bien.
Rob Rotten fait partie de ces cinéastes opportunistes. Issu du milieu du X hardcore américain, il nous avait proposé il y a quelques temps une œuvre "porno-gore" assez mauvaise. En effet, dans le film à sketches Porn of the Dead, l'amateur de gore a la très désagréable impression (enfin, pas tout le temps quand même) d'avoir été trompé sur la marchandise car hormis quelques brefs passages (la castration avec les dents, par exemple), ce film n'est qu'un simple porno sans imagination exhibant quelques jolies filles faisant des cochonneries dans des colorants rouges. Pas terrible, donc. Cependant, grâce à une promotion bien calibrée, le film connu un certains succès dans les cercles de "gorophiles" coquins.


Comme il est loin d’être bête, Rob Rotten remet ça avec Texas Vibrator Massacre. Pour ce film qui récupère le script du célèbre film de Tobe Hooper, il rappelle auprès de lui sa petite cour de coquines. On se dit que c'est déjà ça, le cinéaste ayant du gout en matière de chair fraiche. Surtout qu’elles sont plutôt bien mises en valeur car la réalisation, toujours opérée à la DV, est de bonne qualité - même si Rotten s'obstine à insérer des effets de post-prod très pénibles car redondants et inutiles. Quand au traitement, les premières minutes nous laisse envisager le pire avec une courte présentation des personnages suivie d'une longue partie de galipettes vraiment conventionnelle. Pas de doute, l'on est bien en train de mater un film porno (ouhhhh, la honte!..).
Puis surgit la famille de freaks. Et paf, le sang gicle! Pas comme dans Porn of the Dead, non, de manière nettement plus viscérale et violente. Ainsi; au bout d'une demi-heure de métrage, on en est désormais certains; Texas Vibrator Massacre est une petite surprise. Les plans gore sont très nombreux, avec des maquillages de bonne facture. De plus, comme ces dégénérés sont aussi des cannibales, on a droit à une véritable séquence de festin, avec une victime éviscérée étendue sur la table et des quidams à poil se bâfrant de chair humaine dans l'ambiance la plus craspec possible. Le rendu est très convaincant et on a carrément l'impression de visionner un film d'horreur "normal".

Hélas, le film souffre énormément de l'insert des séquences porno. En effet, comme bon nombre de ses confrères pornographes (et avant eux, les pionniers que furent Joe d’Amato et Jess Franco), Rob Rotten ne peut se résoudre à cadrer et photographier ses scènes pornos en phase avec l'ambiance du film, c'est à dire de manière malsaine. Dés que ces dames et ces messieurs commencent à copuler, on retourne dans le banal et la démonstration sexuelle explicite. Les filles en oublient subitement quelles sont dans de sales draps et profitent des avantages de leurs partenaires comme si elles étaient en vacance à Ibiza et les supplices qu'elles ont subi quelques instants auparavant sont tous simplement ignorés. De plus, on ne peut pas dire qu'elles mettent de la mauvaise grâce à gâter leurs bourreaux, qui gardent pourtant leur looks de rednecks dégénérés.
En fait, en plus d'être complètement débiles, ces passages cassent complètement le rythme du récit. On en vient à soupirer de dépit quand ils se produisent, surtout quand ils apparaissent en plein milieu d'une séquence choc plutôt bien foutue. Bref, même si on a affaire ici à un film se situant au-dessus de la moyenne, on ne peut nier que dans le genre, il n'est pas difficile de mieux faire. C’est vraiment dommage et ce choix purement commercial réduit ce film à une assez chaotique alternance de scènes gores assez sympa et adultes et de séquences de film X d’une banalité affligeante voire ridicules (mention spéciale au passage où Leatherface excite sa victime en la caressant avec son Vibrator géant).

La conclusion de

Texas Vibrator Massacre est un porno-gore au-dessus de la moyenne. Il n’en est pas pour autant bon. Dans ce deuxième essai (après un minable Porn of the Dead), Rob Rotten marche encore un peu trop sur le chemin du film X traditionnel ou toutes les séquences n’ont qu’une finalité : la scène de baise métronomiquement cadrée et programmée. Dommage, car les passages chocs méritent le détour.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation DV appliquée
  • Des jolies filles
  • Des effets gore nombreux et réussis

Que faut-il oublier ?

  • Des séquences X complètement déphasées par rapport à l’ambiance
  • Manque de rythme
  • Scénario copié-collé
  • Encore moins de dialogues que dans un Marc Dorcel

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