75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
The Burning Moon >

Critique du Film : The Burning Moon

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 25 mai 2008 à 2357

Descente aux Enfers

ATTENTION, FILM POUR PUBLIC TRES AVERTI
Peter est un sale type, un jeune fumiste qui passe son temps à glander, boire des bières, s'envoyer des saloperies dans les veines et à se mettre sur la tronche avec les membres des bandes rivales. Un jour, une discussion musclée avec son père dégénère en pugilat. Peter est obligé de s'avouer vaincu et se retrouve consigné à la maison, contraint de veiller sur sa petite sœur. Mais on n'emmerde pas Peter sans en payer le prix...


The Burning Moon est un film de débutant. C'est également un film complètement fauché cadré au camescope. Au niveau photographie, c'est donc assez pitoyable, on ne peut le nier. Ceci dit, en même temps, The Burning Moon est une œuvre d’Olaf Ittenbach, l'un des cinéastes les plus allumés de la planète, un artiste qui pourrait faire passer Takashi Miike pour le créateur de Bambi. Il mérite donc que l'on s'y attarde...
Le scénario se compose d'une anthologie de deux épisodes reliés par un fil conducteur à la structure assez dense puisqu'il occupe presque un tiers du métrage. Maintenant, on sait que ; qui dit film à sketches, dit multiplicité des narrations. Et comme souvent, cette variété entraine un déséquilibre qualitatif.
Le récit d'introduction (et de conclusion!) narre une tranche de vie de Peter - et quand je dis tranche, je pèse mes mots. Hors, il faut bien avouer que malgré le fait que ces passages soient indispensables, ils sont assez difficiles à digérer. Car si le final est assez prenant, il n'en est pas de même du premier quart d'heure tant son parfum d'amateurisme nuit à son intérêt. Même Olaf Ittenbach n'est pas crédible, avec une piètre performance d'acteur et la séquence de l’usine se trouve être complètement inutile.

Puis vient le premier sketch, L'amour de Julia. Il n'est guère plus intéressant. Le rythme est très lent, la violence n'apparait que par intermittence. En fait cette histoire de maniaque psychopathe très banale ne décolle que vers le dernier quart d'heure, quand le tueur s'introduit dans la maison de Julia et massacre toute sa famille. Certains plans sont alors assez délirants, comme quand le sadique contraint Julia a avaler l'œil de sa mère. Heureusement d’ailleurs, car ces passages extrêmes rattrapent assez bien le manque de tenue dramatique de l'ensemble.
Autrement plus intéressant est La Pureté, le sketch suivant. C’est l'histoire d'un prêtre dément, violeur et assassin. Ses horribles exactions et sacrifices vont faire accuser par la populace l'idiot du village. Ce dernier, assassiné par un villageois, revient alors d'entre les morts pour entrainer son meurtrier aux Enfers.
Si le début de ce récit ne vaut guère mieux que le précédent, il devient autrement plus intéressant et démonstratif par la suite. Olaf Ittenbach se déchaîne littéralement dans sa description des Enfers. Une vision démente, extrêmement gore qui ne va pas manquer de séduire les amateurs et provoquer la nausée chez les autres. Et ce n'est pas tout, la séquence du supplice sur le meurtrier –qui se produit juste après -, fortement inspirée d'Hellraiser, est dix fois plus percutante dans les effets choc que son modèle. Un moment de pur délire glauque apte à marquer les esprits.

Donc, vous l'avez compris, le film vaut essentiellement pour ses maquillages, ses effets spéciaux gore et craspec. En effet, on est très étonné de constater que la qualité est au rendez-vous, et cela même si parfois l'utilisation de viande de boucherie et de sauce tomate nuit au réalisme. L'essentiel est d'écœurer et dans ce domaine, Olaf Ittenbach y parvient sans problème. L'un des autres intérêts de The Burning Moon est la forme intéressante du travail graphique effectué par le cinéaste lors de la séquence des enfers. S'inspirant à la fois de Clive Barker et de Lucio Fulci (la séquence de la perceuse est un sympathique clin d’œil à Frayeurs), le jeune cinéaste va encore plus loin dans le démonstratif et la provocation. Des passages chocs annonciateurs des prochaines œuvres du jeune cinéaste allemand, où le gore se montrera encore plus outrancier.

La conclusion de

The Burning Moon est un film construit sur la base de l’amateurisme. Réalisé avec trois sous, il n’en pas moins une œuvre intéressante de par son final hallucinant de violence et de sadisme. Olaf Ittenbach n’est certes pas un grand réalisateur, ni un scénariste très original, mais il compense par un culot monstre, un sens de la provocation si poussé que certaines des séquences de The Burning Moon sont à la limite du soutenable pour le spectateur non averti.

Que faut-il en retenir ?

  • Un final hallucinant et dément
  • Des effets gore saisissants
  • Quelques séquences chocs

Que faut-il oublier ?

  • Un manque de moyens trop flagrant
  • Un film inégal
  • Des mauvais comédiens
  • Des séquences parfois ennuyantes

Acheter The Burning Moon en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de The Burning Moon sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+